Ebola en RDC: L’insécurité compromet gravement la riposte

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L’épidémie Ebola tarde de se clôturer en RDC, notamment à cause de l’insécurité et du taux de criminalité auxquels sont confrontées les équipes de terrain. Depuis trois mois, la RD subit la pire épidémie d’Ebola de son histoire. Dans l’Est du pays, précisément au  Nord-Kivu et à l’Ituri, 329 cas ont été recensés dont 205 décès.

En effet, l’insécurité et le taux de criminalité rendent le travail des équipes soignantes difficile. “Le bilan de cette 10ème épidémie d’Ebla reflète sa complexité. Agressions physiques, destruction de matériel, kidnapping…Voici la réalité de nos équipes qui, malgré cela, continuent à travailler avec courage et détermination”, a  déclaré dernièrement sur Twitter, le ministre de la santé, Dr Oly Ilunga. Et d’ajouter : ‘’les héros de la sante méritent toute notre reconnaissance’’.

Le Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU et l’Organisation mondiale de la Santé, OMS ont également rapporté dans un communiqué commun que les équipes médicales avaient du mal à intervenir notablement. Cela  d’autant plus que les différents conflits avaient “favorisé la désinformation et alimenté la défiance de certaines populations locales qui hésitent à autoriser les équipes de lutte contre Ebola à vacciner, à rechercher les contacts et à réaliser des inhumations en toute sécurité et dans la dignité”.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donc adopté à l’unanimité une résolution sur l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Le texte “engage le gouvernement congolais, l’OMS et les autres intervenants face à Ebola, à continuer d’accroître la transparence et la précision de leurs rapports quotidiens sur la progression de l’épidémie”. En outre, dans sa résolution, le Conseil de sécurité se dit inquiet de “l’état global de la sécurité dans les zones touchées par l’épidémie”.

En effet, l’épicentre de l’épidémie se trouve actuellement à Béni où le groupe armé ADF, d’origine ougandaise, attaque les civils, rendant les interventions médicales compliquées. Les quinze (15) membres du Conseil de sécurité ajoutent que cela “compromet gravement l’intervention d’urgence et facilite la progression du virus en République démocratique du Congo et dans la région”. Ils demandent de mettre un terme aux hostilités, afin de pouvoir mieux intervenir contre ce virus. Le texte ajoute que la RDC est la première responsable de la protection de sa population. Il précise qu’il revient au “gouvernement congolais au premier chef de protéger les civils se trouvant sur son territoire et relevant de sa juridiction, et notamment de les protéger des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.”

Notons que le gouvernement congolais et la communauté internationale lancent des alertes,  exigeant l’accès complet, sûr, immédiat et sans entrave du personnel humanitaire et médical. Curieusement, il s’observe qu’aucune réaction positive ne semble aboutir, du côté de ceux qui sont des trouble-fêtes de la riposte organisée contre cette épidémie dans l’Est de la RDC.

Les auteurs des rebellions qui font la sourde oreille face aux alertes laissent comprendre que cette épidémie est pour eux, une autre forme arme de guerre. C’est pourquoi ils ne veulent pas faciliter un bon déroulement de riposte contre cette maladie mortelle.

Rappelons que c’est depuis le 1er août dernier que l’Est de la RDC fait face à l’épidémie, soit depuis trois mois et dix-huit (18) jours.

Mamie Ngondo

 

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