E. Boshab annonce la traque des « Kuluna » dans une autre opération

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Faisant la restitution du rapport sur l’opération Likofi

E. Boshab annonce la traque des « Kuluna » dans une autre opération

Dans une conférence de presse animée hier mardi 7 juin 2016 dans l’enceinte du ministère de l’Intérieur, Evariste Boshab, vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur a fait la restitution du rapport de l’opération « Likofi », lancée depuis le 15 novembre 2013. Celle-ci qui a fait jaser la polémique entre le Gouvernement de la République et certaines ONG des droits de l’homme, sur les prétendus assassinats des « Kuluna » ; guéguerre autour des chiffres de victimes et l’inefficacité de la Police nationale congolaise. Après quelques essais infructueux de lutte contre ce phénomène, à travers des rafles, de bouclages, des transfèrements vers les centres de détention…le gouvernement de la République a décidé de saisir le taureau par les cornes, afin de tordre le cou à ce phénomène pernicieux. 

Devant la presse tant nationale qu’internationale, le patron de la sécurité nationale, Evariste Boshab a annoncé au cours d’une conférence de presse, la nouvelle opération de la traque contre les Kuluna ce, pendant qu’il restituait le rapport de la première opération qui a fait couler la salive dans les chancelleries occidentales accréditées en RDC.

 

Faisant suite aux recommandations des Concertations nationales, une vaste opération dénommée Likofi, terme, qui signifie « coup de poing », avait pour objectif d’éradiquer un phénomène de criminalité qui se développait essentiellement dans les villes et les grandes agglomérations dont la caractéristique constituée par les actes de banditisme en bandes organisées par les vols, viols et par voies de fait, la consommation des stupéfiants, extorsions et vandalisme.

A en croire le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, les Kulunas, terme emprunté du portugais qui désignait les colonnes des Congolais naguère expulsés des zones diamantifères d’Angola, utilisent des objets tranchants, contondants ou piquants, ainsi que des armes blanches, voire même des arme à feu, blessant, tuant des paisibles citoyens ou provoquant  de graves lésions  et d’irréparables incapacités physiques sur d’innocentes victimes. « Cette nouvelle forme de criminalité où les jeunes gens armés d’armes blanches, n’ayant aucun respect pour la vie des autres, infligent à leurs victimes des sévices indescriptibles allant jusqu’à la mort. Ceux qui ont mon âge savent que dans cette ville de Kinshasa nous avions connu autre fois le phénomène des Ballados, cependant, la cruauté des Kuluna n’a pas de commune mesure avec d’autres formes de délinquance de la jeunesse désœuvrée »,  déplore-t-il.

En outre, le patron de la sécurité insiste sur le fait que les Kuluna défient l’autorité de l’Etat car, ils constituent une sérieuse menace à la paix sociale, à l’ordre public et à la cohésion nationale, notamment du fait qu’ils empoisonnent le climat de vie, portent atteinte à la sécurité publique et perturbent la tranquillité publique. Par ailleurs, ils sèment la désolation dans les familles et participent à la dégradation du milieu de vie.

L’image de la RDC détériorée

Après quelques essais infructueux de lutte contre ce phénomène, à travers des rafles, de bouclages, des transfèrements vers les centres de détention situés en dehors de Kinshasa, ou vers les stations du service national, le gouvernement de la République avait décidé de saisir le taureau par les cornes, afin de tordre le cou à ce phénomène pernicieux« Un plan  stratégique de lutte contre le banditisme urbain fut élaboré pour faire face à ce phénomène tentaculaire, que des officines généralement promptes à nous tirer dessus, se garderaient bien de condamner, tant les Kuluna leur facilitaient la tâche en matière de détérioration de l’image de marque du Gouvernement de la République », indique le patron de la sécurité intérieure. Pour lui, dans ce plan stratégique, une attention particulière portait sur la nécessité d’améliorer l’image de marque de la PNC, dans sa manière de respecter les nouveaux principes de la police de proximité, à savoir : le partenariat, la proximité, la prévention, la résolution des conflits, le respect des droits de l’homme, la redevabilité, l’implication des Ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires sociales ; en recours à des éléments de la PNC ayant bénéficié des formations assurées notamment par la Monusco, Eupol et Eusec ; l’actualisation de la cartographie sécuritaire de la Ville de Kinshasa ; le recours à l’encadrement direct de magistrats civils et militaires et l’organisation d’un commandement alterné confié à deux officiers généraux de la PNC. « Pour garantir le plus de transparence possible au déroulement de l’opération, une campagne de sensibilisation fut lancée, des membres de la société civile furent mis à l’encadreur de jeunes…ainsi que de nombreux religieux et les unités opérationnelles furent dotées de véhicules facilement reconnaissables », insiste Evariste Boshab.

La mise en garde de Boshab

Ainsi, poursuit le vice premier ministre, ministre de l’Intérieur, dès le lancement de l’opération Likofi, ceux des mauvais enfants qui avaient encore des oreilles pour entendre s’étaient rendus, qui entre les mains de la police, qui auprès des associations d’encadrement des jeunes, et qui d’autres encore dans les Maisons d’accueil ou directement chez leurs parents.

Cependant, lorsque la deuxième phase fut lancée, les unités engagées dans l’opération Likofi procédèrent à de nombreuses arrestations, avec le précieux concours de la population. « C’est alors que le récalcitrants et autres jeunes tordus se mirent à fuir les zones qu’ils écumaient. Certains émigrèrent vers Brazzaville, d’autres allèrent se terrer dans les autres provinces voisines, et d’autres encore décampèrent d’un district vers un autre dans la ville de Kinshasa », souligne-t-il.

En effet, parmi les résultats les plus palpables de l’opération Likofi, il y a lieu d’épingler l’adhésion totale de la population au travail réalisé avec professionnalisme ; le climat de paix et de tranquillité dans lequel se déroulait l’opération. « Dans aucun pays au monde, l’on n’a vu la population réinvestir les rues et les places publiques la nuit pendant le déroulement d’une vaste opération de lutte contre la criminalité urbaine. Ailleurs, quand la police traque les bandits violents, la population vit sous la peur et s’enferme », s’indigne le  vice-premier ministre. Sinon, du point de vue judiciaire, malgré la fuite de certains Kuluna, la moisson fut à la hauteur des attentes de la population et à la mesure de l’engagement de la police. 105 condamnés au TGI et Tripaix Kalamu, 22 acquittements et 49 enfants déférés devant le Tribunal pour enfant, 6 dossiers envoyés en fixation devant le TGI/Matete et 5 envoyés au Tribunal pour enfant à Matete, 11 condamnations au TGI/Gombe, 120 acquittés et 105 enfants envoyés au Tribunal pour enfant de la Gombe, de Ngaliema et de Kinshasa ; 52 condamnations et 12 acquittements au TGI/N’djili, 34 cas dont 19 condamnations, 15 en cours devant le Tribunal Militaire de Garnison/N’djili, 7 condamnés, 4 acquittés par le Tribunal Militaire de Garnison/Gombe et 27 dossiers envoyés à d’autres Parquets ; 7 condamnés, 2 acquittés par le Tribunal militaire de la Garnison de Matete et un dossier  a été envoyé à un autre tribunal.

Somme toute, le vice-premier ministre, a conclu pour dire, qu’il ne va pas dévoiler le nom de cette nouvelle opération de traque contre les Kuluna, suite à la rumeur folle qui s’en était dégagée étant donné qu’aucun gouvernement au monde ne peut être en rupture avec sa population. « Il est certain que l’opération Likofi avait davantage cimenté la confiance entre la population et sa police et j’espère que le rapport qui vient d’être rendu public incitera les organisations des droits de l’homme à revenir sur les accusations hâtives et gratuites qui sont contredites par les faits », a-t-il mentionné.

(Pius Romain Rolland)

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