Dynamique pour le dialogue: Bitakwira, Mbikayi, Mushi, Ruberwa et Zahidi en synergie

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Du fait que le processus électoral soit mis en cause suite à la problématique suscité par le calendrier qualifié d’obsolète, publié par la Ceni, les états-majors des partis politiques se coalisent pour trouver solution au problème. C’est dans cette optique que cinq des leaders de l’opposition en faveur du dialogue : Sylvanius Mushi Bonana, Arthur Zahidi Ngoma, Justin Bitakwira, Steve Mbikayi et Azarias Ruberwa, ont affiché clairement leurs ambitions d’aller au dialogue, tout en tendant la main aux anti-dialogue qui brillent dans des procès d’intention.

Jamais un sans deux, dit une sagesse. Dans cette coalition des leaders de l’opposition autour de la dynamique pour le dialogue, la position des uns et des autres s’affiche clairement quant à la survie de la République démocratique du Congo.

A l’unisson, ils affirment leur ferme volonté de dialoguer avec le camp d’en-face dit « Majorité présidentielle ». Pour ce faire, ils coalisent leur force autour de la dynamique pour le dialogue. En d’autres termes, l’opposition nationaliste, patriotique et citoyenne tend la main aux anti-dialogue qui font justement le lit du glissement de la majorité.

Après leur message à la Nation congolaise, vint le point culminant d’échanges avec la presse. Dans ce jeu de question, les leaders de partis de l’opposition pro- dialogue affirment le caractère intangible de la préservation de l’unité de la République, quels que soient les problèmes au pays, l’arbre à palabre africain s’avère indispensable pour conjuguer les efforts ensemble.

Une position claire

L’ancien vice-président de la République Azarias Ruberwa, en rapport avec la résolution du problème par les effets et non par les causes, aussi bien de la nécessité d’organiser les élections présidentielle et législatives nationales en mettant de côté les provinciales, locales, municipales et urbaines. Le Président du RCD récuse cette affirmation. « Jusque-là nous n’avons pas encore dit ou exclu du dialogue un quelconque sujet. Le dialogue doit avoir pour objet les causes éventuelles des crises et leurs effets. Comme point majeur, ça sera sans doute le processus électoral », répond-il dans l’espoir que le calendrier qui pourra y sortir soit cette fois-ci réaliste.

Pour lui, en insistant sur la vertu du dialogue cela n’équivaut pas à un signe de faiblesse. « La grandeur des hommes dans l’histoire est attestée par la volonté de dialoguer à tout prix quelques soient les enjeux », se référant à la maxime de Justin Bitakwira qui disait que la grandeur des hommes n’est pas dans leur taille.

Pour ce faire, l’opposition pour la dynamique du dialogue sait depuis lors que la situation en RD Congo s’est compliquée davantage et que celui qui refuse le dialogue n’est pas du bon côté de l’Histoire. « Finalement, l’histoire de l’humanité finit par donner raison à celui qui a voulu la paix, et donc le dialogue ».

Quant à l’évaluation des résolutions issues des Concertations nationales, Azarias Ruberwa affirme que c’est un échec parce que sur les 700 résolutions, moins de 1% ont été exécutées. Par conséquent, il sollicite du gouvernement de mettre en musique ces résolutions pertinentes.

En rapport avec le calendrier électoral devenu obsolète, l’ancien Vice-président de la République précise qu’« Un pays qui veut faire des choses normalement puisse aligner 7 scrutins en une année c’est ne pas sérieux. Il faut donc faire un choix idéal de tenir en 2016 certaines des élections autant qu’elles n’énervent pas la Constitution », souhaitant que les élections dont les délais butoirs soient organisées avant 2016 et que les autres soient renvoyées plus tard.

S’approprier le dialogue

De sa part, Steve Mbikayi qui répondait sur le caractère souverain de s’approprier le dialogue par le Congolais, la facilitation sous l’égide des Nations Unies n’est pas un crime du fait que le Congo est membre de l’ONU. Cependant, son souci majeur est de continuer à tendre la main aux anti-dialogues, justement pour éviter de faire le jeu du pouvoir. Pour lui, ceux qui refusent le dialogue font effectivement le jeu de la majorité et sont favorables au glissement.

                                                                                

(Pius Romain Rolland et Emmanuel Badibanga)

 

 

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