Du 15 au 19 mai 2017: Des acteurs de la décentralisation renforcent leurs capacités humaines

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M. Oly Ilunga, ministre de la Santé publique, a lancé hier dans un hôtel de la place non loin de la Gare centrale le deuxième cours international sur la décentralisation dans le secteur de la santé en République démocratique du Congo. C’était en présence du ministre d’Etat et ministre de la Décentralisation et Réformes institutionnelles, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire et la vice-ministre de la Santé. Et ce, sans oublier de signaler la présence de Mme Kendra Schoenholz et M. Thomas Bossert, respectivement Directrice adjoint de l’USAID/Rdc et professeur à Harvard aux Etats-Unis d’Amérique.

Ce cours qui s’étend du 14 au 19 mai 2017 et qui cible le Top Manager de l’administration de la Santé, notamment les ministres provinciaux et les inspecteurs provinciaux nouvellement nommés, vise le renforcement des capacités humaines des acteurs de la décentralisation dans le secteur de la santé publique. A travers ce cours, l’USAID veut renforcer les capacités de l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Kinshasa en la connectant à l’une des grandes expertises mondiales dans le domaine de la décentralisation dans le système de santé.

Dans son allocution d’ouverture, la Directrice de l’USAID/Rdc, Mme Kendra Schoenholz a justifié pourquoi sa structure soutient ce cours. Selon elle, c’est pour participer à la mise en place des réformes décidées par le peuple congolais afin d’améliorer la gouvernance à travers le processus de décentralisation, mais aussi pour contribuer au transfert des connaissances entre institutions universitaires, cela pour pérenniser l’enseignement de ce cours dans une perspective de développement durable. Elle formule l’espoir que les instances concernées s’approprieront ce cours et travailleront à son institutionnalisation, car les besoins en formation sur ce sujet restent encore immenses à travers le pays. Elle émet le vœu de voir la Rdc mobiliser davantage ses propres ressources pour continuer cette initiative et assurer son développement selon sa propre vision du monde.

Des questions à répondre par les apprenants

Invité pour la circonstance, Stive Mbikayi, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) a indiqué que cette formation est une opportunité pour les administrations provinciales de la santé de réfléchir sur les mécanismes de la bonne gouvernance dans le domaine de la santé. Il souhaite qu’un accent soit mis sur le partage du savoir et que l’on mette en lumière l’expérience des uns et des autres. Il a terminé par nourrir l’espoir que les connaissances acquises amélioreront les conditions sanitaires en Rdc.

Pour sa part, Azarias Ruberwa, ministre d’Etat en charge de la décentralisation et réformes institutionnelles a rappelé que la constitution a déterminé les matières des compétences exclusives et concurrentes entre le pouvoir central et provincial. En plus, une série de lois ont été promulguées en 2010. Un peu plus de 10 ans après, nous devons combler le retard enregistré, estime-t-il, avant d’insister sur le fait qu’il ne suffit pas de déterminer les compétences exclusives, mais il  faut un budget et la définition d’une politique.

Dans son discours d’ouverture, Oly Ilunga, le ministre de la Santé Publique a souligné que pour faire évoluer la dynamique de décentralisation dans le domaine de la santé, il est important durant ces assises de garder à l’esprit des questions de fond et  d’essayer d’y apporter des éléments de réponse. Parmi ces questions, explique-t-il, la principale est celle de savoir, quelles sont les conditions qu’il faut retenir pour qu’un système de santé soit efficace ? Nous avons un plan stratégique pour le développement du secteur de la santé, mais comment le mettre en place avec un système qui a plusieurs pôles de décisions ? Un système reparti en zone d’intervention de différents partenaires, un système qui est traversé par les systèmes verticaux, qui parfois bénéficié de plus de financement que les systèmes de santé sur lesquels ces systèmes sont sensés s’appuyer. La mise en œuvre de la décentralisation  doit également s’accompagner d’une réflexion stratégique. Comment la décentralisation peut-elle être efficace sans un système de rédévabilité ? Comment mettre en place un contrat de performance basé sur des indicateurs de résultat ? Il est également important d’imaginer un système de financement basé sur les performances  et qui renforcent la mise en œuvre  du partage d’un système de valeur commun, estime-t-il.

Il a terminé par donner trois piliers pour permettre à notre système de santé d’accomplir la mission que la population est en droit d’attendre de lui: le développement de la culture d’éthique et de la rédévabilité  est une question qui est fondamentale. C’est aussi important de développer un système d’information à la fois sanitaire pour améliorer le pilotage, la gestion et le management de tout le système de santé. Aussi, la digitalisation du système de santé pour rendre pertinente et importante, car il est impossible aujourd’hui de diriger et de manager sans des données pertinentes. Il a émis le vœu de voir les participants dégager des actions à recommander aux différents niveaux de décisions.

Des réactions

Pour Mme Jocelyne Nkongolo, Chief fo Party, au terme de ce cours, il est attendu un renforcement des capacités des intervenants. Car, quand on a une bonne gouvernance, c’est au service de la population. Quand les gens comprennent mieux leurs rôles et leurs responsabilités, c’est toujours au bénéfice de la population. Et quand il y a une certaine rédévabilité, une maitrise d’une certaine politique en matière de la santé, c’est toujours au bénéfice de la population.

Concernant M. Makolo Jibikilayi, de la cellule d’appui à la décentralisation, la santé intervient énormément dans l’amélioration de vie des Congolais, secteur où il y a les acteurs locaux définis par la constitution, secteur par lequel la population peut apprécier et comprendre la décentralisation, secteur pour lequel on arrive  à apprécier le niveau du développement humain à travers le monde. A l’en croire, la constitution a défini les compétences des provinces, les lois sur la décentralisation ont défini les attributions des Entités territoriales décentralisées dans le secteur de la santé. Mais il y a encore des défis à relever, notamment l’effectivité des transferts des compétences, par la révisitation de la législation ancienne qui régissait le secteur de la santé avant et après l’indépendance.

(Jean-Marie Nkambua)

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