Droit d’auteurs : Vers une taxe sur un téléphone pour utilisation des musiques ?

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Cette  thématique a été amplement discutée sur facebook dans la journée du 27 février par les « facebookeurs ». Les œuvres audiovisuelles des artistes congolais ne bénéficiant d’aucune protection visibles font l’objet de toute sorte de piratage amenant certains observateurs à poser des questions fondées sur le rôle du ministère de la culture et arts et aussi le bien-fondé de l’existence de la Société congolaise des droits d’auteurs et droits voisins (Socoda).

Tout est parti de cette thématique soulevée par Botowamungu Kalome, qui dans sa publication a écrit ceci : « Je me souviens que dès que les CD vierges ont fait leur apparition dans le commerce permettant de dupliquer à domicile un titre, la France a décidé de prélever une taxe sur chaque CD vierge afin de repenser le manque à gagner que ce support allait générer pour les auteurs et artistes musiciens. L’argent récolté est alors reversé à la SACEM chargée de rémunérer les intéressés. Il me vient alors à l’esprit le fait que le téléphone portable est aujourd’hui en RDC le support le plus répandu en  (plus que le lecteur dc, le téléviseur, le poste radio) qui permet d’écouter la musique, ne serait-il pas pertinent qu’une taxe soit prélevée sur chaque téléphone portable ? je sais que vous allez me dire que vous savez  où finirait le produit de cette taxe mais faut-il pour autant écarter cette piste de réflexion ? ».

Question de fond soulevée par le précité, les réactions n’ont pas attendu longtemps pour aller dans ce sens voir même dénoncer certaines pratiques sur le terrain bafouant les droit des artistes congolais.

Le premier à se manifester, c’est Monsieur Nzau Lembe. D’un ton assez observateur, il remue le couteau pour affirmer que « J’ai vu à Kin des étalages d’un nouveau genre : ici on recharge votre téléphone, clé Usb ou ordinateur portable en musique Mp3. Et ces étalages pullulent. La piraterie au grand jour, sans inquiéter personne. Les artistes qui passent dans tous les médias imaginables n’en parlent même pas».

Le commentaire  de Tshikaya de la Morandière va dans le sens de rappeler à la SOCODA l’une de ses missions, « la taxe là même c’est loin ! Que la SOCODA fasse son travail de protéger les œuvres de l’esprit que les musiciens s’insurgent contre ce phénomène de vente des chansons sur supports Sd (cartes mémoires) et clés USB (flash disc) et que l’Etat prenne ses responsabilités dans la protection de cette frange de la population ! entre nous qu’est ce qui empêche le Général Kanyama de s’attaquer à ces jeunes gens qui vendent des chansons au kilo comme il le fait trop souvent contre le wewa ? »

Pour le Journal Karibu, le problème relève de l’inconscience des artistes musiciens et de l’absence de l’autorité de l’Etat. Question : qu’à fait la France pour en arriver là  et que la RDC soit incapable de réaliser ?

« Les œuvres d’esprit doivent être protégées surtout pour encourager les artistes et assimilés à continuer ce travail ô combien louable. Et prélever une taxe sur chaque téléphone portable est une idée que j’applaudis. La question de savoir si les vrais bénéficiaires en tireront profit mérite bien d’être soulevée, c’est une autre paire de manches », constate Gertude Baende.

(OM)

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