Droit d’auteurs, Verkys Kiamuangana : « la SOCODA a pris un nouveau tournant (…)»

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Reconnaissant le gros travail qui attend la Société congolaise des droits d’auteurs et droits voisins (SOCODA), les participants à l’atelier sur « la question des droits d’auteurs et droits voisins en RD Congo », n’ont pas raté l’occasion de se rassurer de toutes les voies prises par l’institution publique des droits d’artistes. Cette rencontre tenant lieu de consultation sur l’état des lieux et l’avenir du droit d’auteur en RDC, c’est dans ce sens que plusieurs corps ont été associés pour parvenir à mieux étayer ce questionnement.

Pour le Président du Conseil d’administration de la SOCODA, Verckys Kiamwangana Mateta a commencé, dans son mot, par saluer la tenue de cet atelier en faveur de la cette structure qui, selon lui, « a pris un nouveau tournant. Car ses organes renouvelés sont déterminés à mettre de l’ordre, à être à l’écoute de tous les créateurs, à travailler pour leur compte afin que leurs revenus leur soient ristournés en toute équité et transparence ».

A l’en croire, le travail abattu jusqu’à ce jour par son équipe permet désormais à l’artiste, la veuve et l’orphelin de leurs défunts affiliés à la SOCODA de vivre tranquillement, sans être talonnés par les soucis de l’avenir. Toutefois, indique la source, il a saisi la balle au bond pour accuser les différents dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’organisation, d’avoir sous-évalué les maigres revenus des assujettis à la Socoda et surtout de les avoir mal répartis.

« Ces dirigeants, au lieu de rétribuer équitablement aux ayants-droits leurs dus, trouvaient grâce au prélèvement illicite d’argent qu’ils effectuaient sur les comptes de ceux qu’ils croyaient n’en avoir pas droit, le moyen de vivre plus largement et même de se procurer un certain superflu », a-t-il regretté.

Admettant par ailleurs que très peu d’artistes font des économies, « Veve » Kiamwangana le justifie par le fait qu’ils ne le peuvent pas réellement à cause des difficultés pécuniaires qui sont devenues leur partage. Une des solutions, a-t-il proposé, c’est la mise en place de la nouvelle structure (se référant à la SOCODA) qui s’évertue à payer régulièrement, équitablement et à temps à chacun des adhérents, sa part de droit.

Atelier appuyé par la représentation de l’UNESCO en RDC, son numéro un, Abdourahamane Diallo, a saisi l’occasion pour rappeler que cette année consacre le 10ème anniversaire de l’adoption de la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Cet instrument, souligne-t-il, reconnaît l’importance et le rôle des droits de propriété intellectuelle des artistes et créateurs.

Pour lui, cependant, la tâche essentielle à accomplir en matière de droit d’auteur en RDC, un univers de plus en plus dominé par le numérique, est certainement la création d’un cadre juridique équilibré et cohérent, qui prenne en compte les mutations économiques et socioculturelles en cours, tout en préservant les droits et les libertés fondamentaux dans le cyberespace.

 

(OM)

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