Dr Jacquie Musumba parle de la toxicomanie et la santé sexuelle

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Lésions physiques et psychiques, tentative de suicide ou suicide, faible rentabilité scolaire et professionnelle et abandon de la famille, la dépersonnalisation, la délinquance juvénile, la prostitution, risque économique, violences sexuelles, vol, rapport sexuel précoce, etc., telles sont les conséquences de la toxicomanie chez les jeunes.

La toxicomanie et la santé sexuelle et reproductive, ses conséquences et ses mesures préventives, c’est la  problématique abordée par la directrice adjointe du Programme national de la santé de l’adolescent, PNSA, Dr Jacquie Musumba lors d’une réunion au bureau local de l’UNICEF avec la presse. La directrice adjointe de la PNSA établie un lien direct entre la toxicomanie et la santé de la reproduction, du fait que les toxicomanes qui sont des consommateurs abusifs d’une ou plusieurs substances toxique, adoptent un comportement à risque qui se répercute sur leur propre vie et qui entraîne des conséquences néfastes sur la santé des autres.

La directrice adjointe du PNSA a indiqué des mesures préventives de la toxicomanie dans les milieux des adolescents et des jeunes  qui pourraient leurs amener à la raison. L’un des moyens préventifs consiste à la sensibilisation de cette tranche sur la prise de conscience des méfaits de ce phénomène, beaucoup favorisant sur leur vie de santé. Aussi dans cette sensibilisation, il convient d’insister sur les méfaits de la drogue.

Dans d’autres moyens préconisés pour combattre la toxicomanie, Mme Jacquie Musumba exhorte les jeunes à s’adonner aux études et à d’autres activités saines. Aussi, scolariser le plus possible des adolescents et jeunes, fournir l’emploi aux jeunes, lutter contre la pauvreté, ainsi que fréquenter les centres de santé adaptés aux adolescents et jeunes, constituent-ils des remèdes efficaces contre ce fléau qui ronge la société congolaise.

Cependant, cette éducatrice estime que la curiosité, la quête du courage, la prostitution, la pression des camarades, l’absence d’encadrement, l’échec et la déception sont des causes et des facteurs favorisant la toxicomanie chez les jeunes et les adolescents. Avant de citer quelques conséquences de l’abus de drogue qui sont, entre autres, les lésions physiques et psychiques, le suicide ou tentative de suicide, la faible rentabilité scolaire et professionnelle, la délinquance juvénile ainsi que le manque de confiance en soi. En outre, Jacquie Musumba a expliqué que la toxicomanie est un état de dépendance causé par la consommation abusive de drogues dans le but d’obtenir un effet sur le comportement, la perception et la conscience. D’après elle, il y a deux types de dépendance psychique et physique. Pour la première, c’est l’incapacité pour un individu de s’en passer de la drogue. Le second est caractérisé par des signes physiques inhabituels chez un individu en privation de drogue, a-t-elle souligné.

La toxicomanie, qui est une habitude de consommer de manière régulière et abusive des substances toxiques, est également responsable des troubles comportementaux chez les adolescents. Le Dr Jacquie Musumba qui a fait de la lutte contre la toxicomanie son cheval de bataille, a, au cours  de cette réunion avec la presse, informé les adolescents et jeunes sur les méfaits de la drogue et les a invité à s’éloigner du milieu de la drogue.

Elle a noté les différentes sortes de dépendances. Il y a, à cet effet, la dépendance psychique de la toxicomanie qui est l’incapacité pour un individu de se passer de la drogue. En cas d’espèce, un individu qui n’arrive pas à aller au lit sans prendre de la drogue ou de l’alcool. Concernant la dépendance physique, Jacquie Musumba a montré qu’elle est caractérisée par des signes physiques inhabituels chez un individu en privation de la drogue. Exemple d’une personne qui a des contractions, des tremblements, des troubles digestifs notamment diarrhée, vomissement à cause de n’avoir pas pris une quelconque substance.

« Il existe trois types des drogues: faible, moyen et forte », a expliqué le docteur, qui a défini les drogues faibles lorsqu’ils n’induisent aucune forme de dépendances notamment le thé, le café, l’éther, la colle.

Les drogues moyennes sont le tabac, l’alcool, le haschich, alors que les drogues fortes sont celles induisant toutes les deux formes de dépendance notamment cocaïne, l’héroïne. Pour le docteur Jacquie Musumba, les conséquences de l’abus de la drogue sont les accidents, lésions physiques et psychiques, tentative de suicide ou suicide, faible rentabilité scolaire et professionnelle et abandon de la famille. A ce sujet, l’on constate également la dépersonnalisation, la délinquance juvénile, la prostitution, risque économique, violences sexuelles, vol, rapport sexuel précoces, etc.

 

(Mamie Ngondo)

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