Dossier Moïse Katumbi: Le CNSA promet une solution concertée

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Aujourd’hui, devant la difficulté pour Moïse Katumbi de retourner en République démocratique du Congo via Kasumbalesa, dans la province du Haut Katanga et de participer à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018, nombreux sont ceux-là qui pensent que si le Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint sylvestre et du processus électoral (CNSA) s’y mêle, peut-être qu’une solution peut être trouvée. Et ce, conformément au pouvoir que lui confère l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Disons que cette situation préoccupe au plus haut point le Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre et du processus électoral (CNSA) qui dénonce déjà un blocage dans l’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord politique qui doit déboucher par l’organisation des élections inclusives, démocratiques et transparentes au 23 décembre prochain.

L’on se rappellera qu’il y a peu, les travaux de la Tripartite Gouvernement-CNSA-CENI s’étaient ouverts, parce que Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre et du processus électoral était préoccupé du fait de la non-libération de certains prisonniers politiques, d’opinions et amnistiés, contraire aux prescrits du Chapitre V.1 de l’Accord du 31 décembre 2016 et au Chapitre V paragraphe 8 qui exige au Gouvernement de la République issu de l’Accord de poursuivre sans délai les mesures de décrispation politique et d’entreprendre concomitamment les démarches auprès des Etats et organisations internationales concernés en vue d’obtenir la levée des sanctions prises en l’encontre des certains compatriotes.

Le Conseil entend ainsi jouer sa partition pour que l’atterrissage du processus se fasse en douceur. Il s’emploie, à cet effet, à calmer le jeu auprès de toutes les parties. Question de ne pas permettre le déclic d’une tension qui risque n’annihiler tout le travail abattu.

Joseph Olenghankoy, président de cette institution d’appui à la démocratie, a fait savoir que son institution travaille déjà pour obtenir la solution dans tous les couacs. L’optique est celui de maintenir un dialogue permanent entre les camps politiques et la décrispation politique.

Mais quelle sera la recette miracle de Joseph Olenghankoy pour garantir l’inclusivité du processus électoral avec cette mise en garde de la CENI, qui prévient du reste qu’il n’y aura pas de prolongation de la date du dépôt des candidatures à la présidentielle et aux législatives nationales ? La question demeure. Néanmoins, loin de se lasser au nom de l’inclusion politique, le président du CNSA entend faire preuve de nouvelles initiatives. Attendons voir !

Dans cette logique, il ne va pas tarder à se rendre à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, afin d’élucider la question du retour de l’ancien gouverneur Katumbi. Sa détermination est d’œuvrer dans le sens de faire respecter l’accord afin que tout le monde recouvre ses droits.

Mais nombreux sont les observateurs de la scène politique congolaise qui n’accordent pas beaucoup de chance à l’initiative de Joseph Olenghankoy. Et ce, surtout, pensent-ils, qu’il s’agit d’une question pour laquelle le Gouvernement de la République avait déjà levé l’option. Un peu comme pour dire que Moïse Katumbi qui se prévaut aujourd’hui d’une autre nationalité, ne peut logiquement être considéré comme un Congolais devant bénéficier des mesures de la décrispation. Qu’à cela ne tienne, même si sa candidature est déposée, elle risque de ne jamais dépasser l’étape de la CENI et celle-ci la rejettera purement et simplement pour violation de la loi congolaise.

(JMNK)

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