Dossier des ex-travailleurs lésés des 24 entreprises

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Les Collectifs superviseurs confiants au dialogue inclusif

Les Collectifs superviseurs du Dossier des ex-travailleurs lésés des 24 entreprises sont confiants au dialogue inclusif, dans la perspective du dénouement de leurs litiges. « L’espoir fait vivre, dit un adage. Depuis 1990, nous n’avons cessé de renouveler la confiance aux institutions de la République. Dans la perspective du dialogue inclusif, nous n’avons de choix que de saluer cette énième opportunité, sachant que hier ne sera pas demain, comme le Président Joseph Kabila l’avait signifié dans son discours devant le Congrès, en octobre 2013, marquant la clôture des assises des Concertations nationales », a indiqué un responsable des Collectifs su-évoqués. En effet, le garant de la nation a appelé à la mobilisation générale et à la prise de conscience collective. «Pour mettre en place les bases d’une société juste et bannir toute forme de discrimination, afin de construire une société solidaire… », a déclaré alors le Chef de l’Etat.

En effet, le lundi 26 juillet 2010 est entrée dans la mémoire collective des travailleurs abusivement licenciés, dont le dossier est au centre d’une « aventure amoureuse sans fin : le fameux « je t’aime, moi non plus », entre le gouvernement congolais et la FEC. En effet, c’est en cette date qu’ont débuté les travaux effectifs de la commission devant se pencher sur l’épineux dossier des travailleurs victimes de licenciements massifs et abusifs. Trois ans plus tard, les collectifs superviseurs, sans faire naïfs, renouvellent la confiance aux institutions de la République.

Quid des employés lésés et de la remise à niveau des inspecteurs du travail

Entre 1990 et 1993, quelque vingt-quatre entreprises relevant majoritairement du secteur privé ont déclenché une vaste opération de licenciement de leurs employés. C’est ce que les observateurs ont appelé alors, la vague de licenciements massifs. L’opération qui avait généré environ trente-mille employés lésés, s’était déroulée au mépris des dispositions prévues dans le Code congolais (ex zaïrois) du Travail. Les géniteurs de ce que d’aucuns avaient qualifié de génocide socioprofessionnel avaient, quant à eux, justifié leur démarche par la prévalence de la basse conjoncture et des pillages.

En 2006, le ministre de l’Emploi, Travail et de la Prévoyance sociale, M. Kambere, avait fait savoir le besoin de séminaires de remise à niveau pour les inspecteurs du Travail. Seul le temps démontrera si la philosophie du respect des droits humains et de la création d’un fonds social pourrait cohabiter avec un paradoxe, consistant à prôner la réduction de la pauvreté tout en s’éloignant, partiellement ou entièrement, du mot d’ordre du président de la République relative à la « Tolérance Zéro ». Face au sort qu’ils avaient en commun, ces ex-travailleurs avaient compris l’avantage de rester unis, en vue de faire entendre une seule voix. De fil en aiguille, les infortunés ont présenté ce qu’ils avaient de doléances auprès des institutions compétentes de la République. La Conférence nationale Souveraine, CNS a reçu en son temps, une délégation des travailleurs abusivement licenciés. Dans son acte 17-42/CNS/92 du 28 septembre 1992, cette institution s’était prononcée en faveur aussi bien de la réhabilitation des droits des employés lésés que de leur reprise en service. Au regard de son caractère souverain, les édits de cette instances étaient opposables à tous. Mais la persistance des pesanteurs attribuées alors à l’Aneza (l’actuelle FEC : Fédération nationale des entreprises du Congo) ont laissé pantois plus d’un parmi les pressentis bénéficiaires des arrêts de la CNS. Quatre années plus tard, une autre institution et non de moindre a eu, dans ses prétentions, de renchérir sur les énergies amorcées auparavant par son ascendante CNS. Il s’agit du Haut Conseil de la République. En effet, dans son arrêt du 30 décembre 1996, ce dernier a instruit le Premier ministre d’alors de l’exécution de l’Acte demeuré en suspens.

Il nous revient qu’à l’avènement de M’Zee Laurent Désiré Kabila, le 17 mai 1997, les lésés se sont permis à nouveau d’espérer. Entre 1990 et 1997, la logique du temps qui s’étire en longueur produisait ses effets sur cette catégorie d’employés, qui attendaient que justice leur soit faite. La mort réduisait leurs rangs, l’avancée en âge les fragilisait, la persistance des incertitudes déséquilibrait leurs foyers, la perfidie et l’intransigeance respectivement des membres de la FEC et des animateurs d’institutions de la République les démobilisait, le profil bas affiché par les Inspecteurs du Travail les désorientait. La source relate que dans la mi-août 1997, des délégués mandatés ont saisi le président de la République dans une correspondance écrite. « Accédant à la requête des concernés, le président de la République a instruit le ministre du Travail et de la Prévoyance sociale d’examiner minutieusement le dossier pour toutes fins utiles. C’était dans ses lettres n°DCA/PR/031/EK/97 du 23 septembre 1997 et n°CAB/DC/PR/1524/Y AN/98 du 10 décembre 1998 », a rapporté une source proche des requérants.

(Payne)

 

  

 

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