Dossier brûlant cyclisme: Des marginaux veulent tuer le cyclisme à Kinshasa

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Il se passe des choses pas du tout catholiques en sport en République Démocratique du Congo en général et en cyclisme en particulier. En effet, on y recourt sans vergogne à la politique monstrueuse de ôte-toi de là que je m’y mette sans aucune éthique des règles établies.

Qu’en est-il au juste ? Une main noire qui vise la tête de la Fédération Congolaise de Cyclisme ‘’Fécocy’’ que préside M. Sylvestre Motayo Mbela, s’est résolue de jeter le pavé dans la marre en  intoxiquant et soudoyant les cyclistes et certains commissaires pour réussir son coup. Pour y arriver sans accroc, le chemin adopté devait passer inexorablement d’abord par la Ligue de Cyclisme de Kinshasa ‘’Liprocykin’’. Démarche entreprise, corrompre ces derniers à signer une pétition moyennant la perception de 10 dollars/personne. A cet effet, une pétition datant du 20 août 2018 a été signée par 35 personnes parmi lesquels des cyclistes amateurs, des juniors, des cyclistes filles, des cyclistes vétérans et mêmes des commissaires, a été adressée au Chef de la Division Urbaine des Sports et Loisirs ville de Kinshasa avec ampliation aux différentes autorités politico-sportives. Une contre pétition a été adressée aux mêmes autorités portant la signature de 18 personnes cyclistes dont 1 coach.

Face à cette situation qui risque de bloquer l’émergence du cyclisme à Kinshasa, l’organe technique qu’est la Fécocy a cherché à tirer au clair la guéguerre entre la ligue et les frondeurs afin de les écouter. La ligue a été convoqué le lundi 11 septembre et les frondeurs, le mercredi 13 septembre au Centre Béthanie. Il s’avère l’existence de nombreuses anomalies. Les frondeurs prétendent que le comité de la ligue a été élu en 2014, alors que celui-ci l’a été en 2015. Ils ont fustigé la non tenue du championnat provincial et de l’Assemblée Générale ordinaire sans oublier inactivité. Et ils se sont plus attaqués à l’administration signature en prétendant que sur les 13 membres qui composent la ligue, deux seulement étaient restés. Examinant la pétition, la Fécocy constate le contraire que c’est faux preuve à l’appui malgré que dans toute organisation des problèmes ne manquent pas. Quant à la qualité des frondeurs et si les griefs formulés sont fondés, il s’avère qu’ils n’avaient pas qualité. Sur les 35 signataires, pas plus de 5 ont des licences. Les commissaires n’avaient pas droit de contester le comité mais les coureurs oui. Il ne leur est pas permis de faire n’importe quoi. Ils ne font pas partie de la ligue mais sont à la disposition de la fédération. Ils sont formés pour arbitrer de compétitions. Et sont choisis quand il y a course. De même, quand l’on compare les signatures apposées, l’on constate la non-conformité ou l’authenticité entre la vraie signature des uns et les autres. Certains ont signé plusieurs fois. Interrogés par la ligue, beaucoup parmi eux ont admis n’avoir pas signé cette pétition. Seul Mayele Djanny a reconnu avoir signé et perçu 10 dollars.

Dans le lot de signataires de la pétition, le cycliste Nzuzi se révèle un pion majeur. C’est un élément dangereux car récidiviste dont les méfaits ne datent pas d’aujourd’hui. Il a toujours créé la zizanie. Il avait failli mettre le feu à la Fécocy en déclarant que le coach demandait 100 $ pour sélectionner  un athlète dans l’équipe nationale. Il avait fait beaucoup de bruits à telle enseigne que la Fédération a fini par ajouter son nom au Tour international de la RDC. Malheureusement ce fut un fiasco. Malgré cela, le même Nzuzi a continué à entretenir les doutes sur le coach. Dans l’entretemps, ses performances sont demeurées nulles. Preuve, au championnat national à Mbuji-Mayi, Nzuzi était le 1er à abandonner et s’était retrouvé à l’hôpital en charge de la fédération et son vélo était cassé. Ironie du sort, la ligue de Kinshasa lui a acheté un vélo à 900 $. Curieusement, ce fameux Nzuzi a revendu ce vélo. Il avait pris 10 vélos avec des pièces de rechange de la ligue pour entrainer des filles. Il avait perçu de l’argent à cet effet pour les entrainements et le ravitaillement. La ligue lui avait remis en outre 100 $ pour acheter 1 vélo pour le même entrainement des filles. Le monsieur avait préféré acheter 1 vélo volé. Il a été arrêté. Une fois de plus, c’est la ligue qu’il vilipende aujourd’hui qui avait payé 50 $ pour le faire sortir du pétrin. Nzuzi a été suspendu par la ligue au mois de juin 2018 pour méconduite.

En définitive, examinant le fond de la pétition, la Fécocy admet qu’il y a des griefs formulés par les frondeurs qui sont réels et fondés. Cependant, ceux qui veulent créer des problèmes doivent savoir qu’il n’y a pas autre voie pour accéder à la ligue que les élections. Nous ajoutons que tous doivent savoir que la difficulté est réelle. Le cyclisme est une discipline qui marche de paire avec le sponsoring. La situation économique est intenable. Les sponsors sont rares raison pour laquelle il ne peut y avoir assez de courses comme le prétendent les frondeurs. Honnêteté intellectuelle oblige  ces derniers à reconnaître les efforts et la volonté qui animent la Liprocykin pour la visibilité du cyclisme à Kinshasa en dépit de peu des moyens dont disposent ses membres. Qui dit mieux ?

(Antoine Bolia)

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