Discussions au Conseil de sécurité: Une Ong conseille un retrait méthodique et progressif de la Monusco

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Un communiqué parvenu à la rédaction du Quotidien L’Avenir indique que le CEPADHO suit avec une très grande attention les nouvelles au sujet des tractations au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, à New-York, quant à la prolongation éventuelle du mandat de la Monusco. En effet, à l’arrivée à terme de la 17ème année de la mission de l’ONU en RDC, le 31 mars 2017, d’aucuns réalisent que l’action de la Monusco devait être évaluée avant que le Conseil de sécurité ne décide de l’éventualité ou non de prolonger son mandat.

S’agissant de l’évaluation du mandat achevé, le CEPADHO rappelle qu’il a été assigné à la Monusco des priorités stratégiques, à savoir la protection des civils et la stabilisation de la situation. Cependant, bien que la Monusco ait inscrit à son actif certaines réalisations, la plupart de la population est restée sur sa soif. Cela en dépit de la présence imposante des casques bleus à l’Est du pays, du mandat robuste et des moyens tant matériels que financiers dont est dotée la mission.

S’agissant particulièrement de la protection des civils, le CEPADHO note que la Brigade d’intervention (FIB) a rendu un travail remarquable au Nord-Kivu, même si elle n’est jamais à bout des Terroristes Adf pour empêcher les massacres à Beni, des rebelles rwandais Fdlr et des milices May-May à la base de l’insécurité persistante ou des tensions identitaires. En matière de stabilisation, cette structure note que la Monusco a contribué tant soi-peu à la réhabilitation de certaines infrastructures, tels : les aéroports à Goma et à Beni, certains axes routiers, les structures sanitaires ainsi que l’accompagnement d’importants Dialogues Communautaires dans le Kivu, l’Ituri et l’ex-Katanga.

Quoi qu’il en soit, ces actions ne sont jamais assez pour imposer la paix, la sécurité et stabiliser la Rdc. Ce qui qui pousse bon nombre des Congolais à se montrer méfiants quant à l’éventuelle prolongation de son mandat. Toute fois, au vu de nouvelles menaces, notamment avec la réapparition des ex-M23 dans le Kivu, la persistance de la milice Kamuena Nsapu dans le Kasai et des violences interethniques dans le Tanganyika, il n’y a point de doute que les FARDC et la Police Nationale Congolaise ont encore besoin d’un appui supplémentaire des Forces Onusiennes pour asseoir la sécurité et  encadrer le processus électoral.

Ainsi, quand bien même l’on puisse décrier les faiblesses de la Monusco, elle vaut mieux que rien en cette période.  Son retrait mérite d’être effectué méthodiquement et progressivement.  Pour le CEPADHO, au cas où le Conseil de Sécurité décide de la prolongation du mandat de la MONUSCO, il devra veiller à la réconfiguration de ses Forces, de son mandat et procéder par des évaluations à mi-parcours de ses actions.

Par rapport aux Casques bleus, cette Organisation recommande que soient relevés du pays, en tout ou en grande partie, les contingents autres que la Brigade d’Intervention (FIB) afin que cette dernière soit étendue, renforcée par des unités spécialisées dans la lutte contre le Terrorisme et dotée d’un commandement assoupli. Sur le plan politique, la Monusco devra être mis en contribution pour oeuvre en faveur de l’apaisement, des Dialogues politiques et Communautaires et accompagner matériellement le processus électoral ainsi que la réconciliation nationale.

(JMNK)

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