Discours sur l’état de la Nation: Joseph Kabila annonce les grandes lignes de sa politique après le dialogue

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Traditionnellement, le Président de la République, tient une fois l’an, le discours sur l’état de la Nation, entre la première semaine du mois de décembre. Exceptionnellement, il le tient le 15 novembre 2016, un mois avant, cela explique la situation exceptionnelle politique qui prévaut en République Démocratique du Congo. Il s’agit notamment de la crise politique née de la contestation de sa légitimité, mais aussi de sa légalité par l’opposition politique, en ce que, les élections ne se sont pas tenues dans le délai constitutionnel. Partant, le Dialogue politique a été convoqué, suivant l’ordonnance présidentielle, mais aussi dans le respect de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité. Cependant, une frange de l’opposition instrumentalisée n’a pas pris part aux assises nationales, optant par voie de conséquence au schéma de la crise par les appels intempestifs à la violence sous couvert de la marche pacifique.

Dans son discours-bilan, de 15 ans d’exercice du pouvoir, le Chef de l’Etat a trouvé un pays de non état, émietté par les multiples rébellions qui écumaient dans la partie orientale de la République. Un bilan d’un parcours de combattant, d’un homme fatigué de caprice d’une frange des acteurs politiques qui veulent prendre tout un pays en otage, mais aussi de se servir de la jeunesse comme marche pied.

Pius Muabilu Mbayu Mukala (Député national et Président national du CNC)

Le discours du Chef de l’Etat a été clair sur toutes les options. Le bilan du Président de la République est clair, tout Congolais qui sait où nous étions en 2001, sait que nous avons fait un parcours de combattant. Il faut saluer le Président de la République et tous ceux qui l’ont accompagné pendant ce parcours. C’est clair ! Joseph Kabila a trouvé un pays émietté, un pays déchiré, un pays en morceau, un non-Etat. Aujourd’hui, c’est toute la fierté qui est perceptible dans le chef des Congolais. Donc, nous avons un pays, nous avons une nation aujourd’hui, c’est grâce aux efforts et aux sacrifices qu’il a consenti.

Je le dis et je le répète encore, le Président n’a pas trouvé une nation. Et sur le plan politique, sur le plan économique et sur le plan social, je crois qu’affirmer autre chose relèverait d’une mauvaise volonté et d’une mauvaise fois manifeste. Moi, je suis fier de l’avoir accompagner à ma manière pendant son parcours, je crois que nous pouvons en être fiers.

Quant au respect de la Constitution, je voudrais vous demander si vous pouvez demander à Obama de se prononcer si oui ou non il va respecter la Constitution américaine ? Nous avons une Constitution qui avait été approuvée par plus de 80% des Congolais. Vous voulez que le Chef de l’Etat vienne redire quoi sur cette Constitution ? Elle est la loi des lois, il n’y a personne qui est au-dessus d’elle.

Je crois que tous ceux qui prêtaient des mauvaises intentions au Chef de l’Etat ils doivent se mordre les doigts, ils sont sortis confus. Que voulez-vous que le Chef de l’Etat dise encore ? Toutes les questions posées trouvent leurs réponses dans notre loi suprême.

Par rapport à l’utilisation de la jeunesse, j’en suis la victime. Vous savez ce qui nous est arrivé au parti, le CNC? Je crois que c’est cynique qu’une infime partie de nos compatriotes se comportent ainsi : droguant, insultant et finançant même les désordres. Je ne peux pas accepter qu’une petite partie de notre élite entre guillemet puisqu’il y a beaucoup de choses à redire, puisse prendre le pays en otage. Je pense que nos jeunes ont droit à mieux que ce qu’on leur propose par les assoiffés du sang. Nous avons une jeunesse responsable dans la plus part de cas, mais une jeunesse qui doit savoir qu’elle n’a pas autre chose, le Congo est un patrimoine cher et commun à nous tous. On a détruit des usines ici, à leur place nous avons des marchés ; on a détruit des entreprises qui n’ont jamais été indemnisées jusqu’aujourd’hui depuis 91-93. Ces destructions ne profitent pas à cette jeunesse en quête d’emploi tous les jours. Au Congrès National Congolais, nous essayons d’éduquer, d’expliquer à la jeunesse de notre pays que l’avenir de la Rdc repose entre leurs épaules ; de leur attitude dépende l’avenir de ce pays. Nous voulons une jeunesse responsable, éduquée et formée. Nous n’avons pas besoin d’une jeunesse qui va détruire, incitée par les gens en quête du pouvoir ; qui veulent obtenir en dehors des lois de ce pays et de la Constitution le pouvoir par l’effusion du sang. Nous n’avons pas besoin de ces politiciens-là. Nous avons besoin de ces politiciens qui éduquent, parce que les partis politiques que nous dirigeons, c’est une école de formation ; ces sont des organes de formation, des instruments qui doivent concourir à la bonne éducation de nos enfants. Nos partis politiques ne sont pas des instruments qui doivent appeler les enfants à la destruction de leur patrimoine public et national qui nous a légué Lumumba. Il faut que cela s’arrête parce que c’est l’ave nir de tout un pays qui est compromis.

Vital Kamerhe (Président national de l’UNC/Majorité parlementaire)

Le discours du Chef de l’Etat n’appelle aucun commentaire conformément à la Constitution. Nous sommes rassurés du fait qu’il va appliquer l’Accord, respecter et faire respecter la Constitution dans toutes ses dispositions.

Azarias Ruberwa Manywa (Vice-président de la République Honoraire)

A mon avis, c’est un bon discours. Il y a essayé de donner de détails sur son bilan depuis qu’il est Président, mais également d’indiquer la voie à suivre, une vision pour l’avenir essentiellement pour les élections. C’est très clair que nous allons vers les élections ; il a répondu à ceux qui se préoccupent de son sort en les ramenant à la Constitution ; il a fait allusion à la bonne mission des Evêques au Rassemblement. Je pense que ça devrait être un discours perçu comme un discours courageux et précis sur pas mal de questions. Quant à la souveraineté de la Rdc, c’est exact qu’aucun Etat ne peut accepter l’ingérence dans les affaires internes et surtout politiques.

Denis Kambayi (Ministre de la Jeunesse et Sports)

C’est un discours mobilisateur qui nous appelle tous à la mobilisation tout azimut, de comprendre que nous ne sommes plus au temps de la colonisation, ni de la dictature. Nous n’avons qu’un seul texte de référence, c’est la Constitution. Si nous devons commencer, tout comprendre que l’exercice du pouvoir ça se fait à travers la Constitution, il n’y a pas de polémique. Quant à ce, je félicite le Président de la République par rapport au contenu du message. Depuis que le Chef de l’Etat a commencé à intervenir depuis Beni, partout où il est passé, que ce soit après les festivités de l’indépendance, vous avez suivi notre campagne au Stade des Martyrs, l’YMICA et partout, nous appelons la jeunesse à la prise de conscience sur le combat que nous avons tous ensemble par la régénération de la classe politique il faut que la jeunesse puisse prendre conscience que personne ne fera le bonheur de la jeunesse qu’elle-même. Elle doit cessez d’être dès aujourd’hui un marchepied. Le message est tellement clair qu’il n’y a pas de choses à redire. Par rapport à mon passage au ministère des Sports, je dis toujours que j’ai une vision biblique : dans la vie, il faut poser des actes, que les actes parlent d’eux-mêmes.

Fumutoto Basanga (visionnaire de la troisième voie)

Moi, je n’en avais que trois préoccupations au discours attendu du Chef de l’Etat. Après l’état sur la nation, moi j’attendais trois choses : un mot sur la Constitution, sur l’organisation des élections et les missions principales du Gouvernement que nous attendons. Par rapport à cela, le Président a dit que la Constitution doit être respectée ; les élections seront organisées, le Gouvernement qui sera mis en place a deux missions d’après ma compréhension : la mission principale est d’organiser les élections et la deuxième mission principale est de résoudre tant soi peu, le problème du social, c’est-à-dire de notre population. Par rapport à cela, je suis satisfait.

Sur la souveraineté de la Rdc, c’est politique et naturelle, il n’y a pas débat. Je suis d’accord avec lui. Quant à la jeunesse, lorsque le pays avait sans horizon, nous avons pris le courage d’aller au Dialogue, pour ouvrir la voie des élections. Et nous allions au Dialogue parce que nous voulions l’alternance ; nous voulions le respect de la Constitution. Est-ce que nous pouvons encore prôner la violence alors que la Constitution elle-même fait une violence conforme à sa loi, conforme à sa volonté. Faire la violence aujourd’hui, c’est obéir ce que dit la Constitution, c’est-à-dire s’imposer la discipline aux lois de la République.

Jolino Makelele (Député provincial UNC/Kinshasa)

C’est un discours traditionnel, de rappel, de la situation du Congo tel que le Président de la République l’a retrouvé, les perspectives de mettre en place effectivement d’un gouvernement qui s’occupe de la problématique électorale et du social des Congolais. Là-dessus encore, les moyens dont le Gouvernement pourrait disposer, me semble assez étroits. Et pour le surplus, nous avons noté que le Président de la République tient absolument à ce que la paix puisse régner au Congo et que l’on ne puisse pas accéder au pouvoir par d’autres voies, que par la voie électorale.

S’agissant de la jeunesse, je voudrais espérer qu’on n’a pas entendu là, des vœux pieux, parce que le sort de la jeunesse est lié au sort économique du pays et au leadership engagé à mettre en place cette politique économique et sociale. Je voudrais espérer que si les moyens sont là, et qu’il y a un vrai leadership, nous pourrions éventuellement commencer à regarder avec un œil un peu nouveau, la perspective de voir notre jeunesse être vraiment considérée. Quant à la souveraineté, c’est un lien commun, je ne pense pas qu’il ait un pays qui puisse accepter que sa souveraineté puisse être mise en cause. C’est donc, tout à fait normal que j’ai entendu ce rappel à l’ordre du Président de la République. Les amis du Congo sont là pour nous aider, nos donner de conseils, nous assister si possible, mais ils doivent être loin d’imposer leur point de vue au Congo.

Crispin Ngoyi Ntambwe (Député national, et Président national RUDEC/MP)

Le message du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange est très clair : il a commencé par un bilan depuis 15 ans, bilan à mon humble avis très positif, et il a abouti aux perspectives. Les perspectives signifient, nous devons aller aux élections. Le nouveau Gouvernement qui sera mis en place a eu trois missions principales : amener le peuple aux élections, maintenir les acquis économiques pendant les quatre ans comme on les a eus  et enfin améliorer le social du peuple. Voilà pourquoi la paix est là et tous ceux qui croient qu’ils vont encore remettre le désordre dans ce pays, c’est une page tournée, allons vers le peuple, souverain primaire.

Fidèle Likinda Bolom’Eleme (Député national PPRD/Ikela)
Le chef de l’Etat vient de s’adresser aux deux chambres, et son discours est celui d’une autoévaluation, le parcours de la situation du pays dans lequel il l’a trouvé, les avancées significatives pendant 15 ans de sa gouvernance. Ce que j’ai noté le plus important, ce que le Congo appartient aux Congolais, le destin du Congo appartient aux Congolais eux-mêmes, personne, ne peut venir nous donner des injonctions fut-il, blanc qu’il soit. Et donc, nous devons respecter notre peuple ; nous devons respecter la souveraineté de notre pays, la Rdc. J’ai noté également qu’en toute société humaine, le problème ne manque pas, mais qu’on finit par le résoudre, trouver des solutions idoines à l’interne.

Quant à l’avenir politique du Chef de l’Etat, Joseph Kabila a réaffirmé devant les représentants du peuple qu’il va respecter la Constitution ; qu’il respectera la Constitution et tout problème doit trouver solution dans la Constitution.

Zacharie Bababaswe (Député national/Kinshasa ULDC)

Le Gouvernement d’union national va prendre les meilleurs des Congolais dans la Majorité comme dans l’opposition et dans la société civile. Les Présidents des partis politiques peuvent un peu se reposer et constituer une sorte de comité des sages. Le Chef de l’Etat a été on ne peut plus clair faisant son propre bilan parce que lorsqu’il remonte à ses 15 ans au pouvoir, en démontrant ce qu’a été le pays au moment où il est arrivé au pouvoir et ce qu’il en a fait aujourd’hui. Je pense que c’est un bilan de continuité. Le Chef de l’Etat est respectueux de la Constitution, c’est à dire qu’il n’y aura pas de troisième mandat ; qu’il n’y aura pas de révision constitutionnelle. Comprenne qui pourra. Préparons-nous aux élections. Par rapport à la souveraineté de la Rdc, Patrice Emery Lumumba est mort, M’Zée Laurent Désiré Kabila est mort, nous n’avons plus besoin des morts dans ce pays pour la détermination nationale. Jésus-Christ est mort une seule fois sur la croix, et nous avons perdu Lumumba une seule fois pour l’indépendance de ce pays.

Mulaila (Sénateur PPRD)

Le Chef de l’Etat a fixé l’opinion sur le bilan largement positif de 15 ans du pouvoir. Il a aussi répondu à toutes les aspirations, ou aux différentes rumeurs tout en précisant que ce pays ne pourra être jamais un théâtre de guerre, un pays où les jeunes sont utilisés abusivement pour servir de marchepied aux politiciens véreux. Le Chef de l’Etat tient à ce que ce pays continue sur les meilleurs rails vers les meilleurs horizons.

Baudouin Mayo Mambeke (Député national UNC/Kinshasa)

Ecouter, la grande question qui a toujours préoccupé le peuple congolais est celle de l’alternance. Je crois que le Président y a répondu de manière on ne peut plus clair aujourd’hui. Ce débat là est clôturé. Les gens cherchent l’alternance, le Président de la République l’a dit, il va respecter la Constitution, il n’y a aucune raison d’envoyer les gens dans la rue, c’est clair.

Juvénal Munobo Mubi (Député national UNC, élu de Beni/Nord Kivu)

J’ai aimé le fait qu’il a dressé le bilan de 15 ans. Je pensais que ça devrait être un bilan d’une année. Mais, qu’il ait dressé un bilan de 15 ans ça veut dire, qu’on peut intérioriser qu’il termine son deuxième et dernier mandat, parce qu’il fait un bilan de 15 ans. En plus, j’ai aimé le fait qu’il a parlé du respect de la Constitution, et donc on attend voir ce qui va se dérouler dans les jours qui viennent.

(Pius Romain Rolland)

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