Directrice nationale de l’UCOFEM: Anna Mayimona appelle à la consolidation de la paix en 2017

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Anna Mayimona Ngemba, directrice nationale de l’UCOFEM, s’adressant à la presse (ph tiers)
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La directrice nationale de l’Union congolaise des femmes des médias, UCOFEM, Anna Mayimona Ngemba a exprimé, au cours d’une interview exclusive à L’Avenir, ses attentes pour l’année nouvelle 2017. ‘’D’une manière générale,  ce qui est commun pour toutes les femmes, c’est que la paix soit présente en RD Congo, durant 2017’’, a-t-elle relevé, et de spécifier son vœu, que soient mises en exergue  la consolidation de la paix, l’organisation des élections, l’application de la justice. ‘’Car s’il y a la paix, chaque femme vaquera tranquillement à ses occupations ’’, a-t-elle insisté.

CONSOLIDATION DE LA PAIX

La consolidation de la paix pour cette année 2017 est vivement souhaitée, a indiqué l’oratrice. Dans la mesure où, a-t-elle expliqué, vers la fin de l’année 2016, la situation du pays était tendue par le fait de la fin du deuxième mandat présidentiel et que les élections n’allaient pas avoir lieu. Une certaine classe politique ne voulait pas voir les choses demeurer en l’état. Et donc grâce aux interventions de part et d’autres, un terrain d’entente a dû être trouvé, à la grande satisfaction de tout monde. Cela étant, le chaos qui était prévisible a été évité. C’est ainsi que cette paix qui a surgi après toutes les interventions de part et d’autre, doit être consolidée en cette année 2017.  Cette paix doit être non seulement consolidée, mais aussi conservée le plus longtemps possible. Et pour y arriver, que chaque Congolais cherche d’abord l’intérêt général.

La consolidation de la paix par rapport à ce qui s’est passé en 2016. Les gens avait peur, comme c’était la fin du deuxième mandat présidentiel et que les élections n’allaient pas avoir lieu, que la situation allait barder. Aujourd’hui, cette situation est passée et maintenant, l’on doit penser à préserver et consolider la paix, a dit la directrice de l’UCOFEM.

Si  les conditions de la paix sont réunies et garanties, l’on peut s’attendre à l’éclosion du développement dans tous les aspects de la vie. C’est le cas, de l’amélioration dans le système sanitaire, l’éducation, les infrastructures, les conditions sociales de la population… Si nous arrivons à préserver ce patrimoine commun, qu’est la paix, les autres défis pourront s’en suivre, à l’instar de l’assurance santé, un environnement sain (car souvent, les gens tombent malades à cause d’un environnement malsain), sensibilisation pour l’assainissement de l’environnement… Les femmes attendent cela, a-t-elle rappelé.

LIMPORTANCE DES ELECTIONS 

Abordant l’aspect élections dans le pays, l’oratrice a montré que l’objectif est de voir la tenue des élections et que ceux qui en sont chargés, le fassent avec toute conscience.

Car si les élections ont lieu, des promesses seront faites. Dans celles-ci, l’on voit plus des projets de société. L’organisation des élections est importante, puisqu’il s’agit de la gestion de la cité. La RDC a fait son choix dans la gestion de la cité, c’est  la démocratie. Elle ne se réalisera que par des élections. La démocratie a un prix à payer, ce sont les élections. Déjà en mettant une somme importante dans des élections, c’est pour préserver  la démocratie. Du moment où ce pays est appelé République démocratique du Congo, il va sans dire que la démocratie, c’est un principe que nous-mêmes avions  choisi et nous ne devons pas l’oublier.

Il faudrait que toutes les Congolaises et tous les Congolais comprennent cela. Les femmes qui ont intériorisé ce principe de la démocratie devraient aider les autres femmes à comprendre. On parle élections, il se pose un problème sérieux de l’enrôlement des femmes  il n’y a pas beaucoup de femmes qui vont s’enrôler, du fait tout simplement qu’après les élections, ceux qui se sont fait élire ne contribuent presqu’en rien dans la société. Il faut qu’on arrive de nouveau à convaincre toutes ces femmes. Le fait de refuser de participer aux élections ne résoudra rien ; au contraire, elles seront perdantes car leurs voix non exprimées ne profitent à rien.

Le déroulement des élections en RDC  est l’objectif, nous devons travailler pour que cet objectif soit atteint et qu’on puisse montrer la volonté d’atteindre cet objectif et que chacun à son niveau puisse montrer cette volonté-là.

Compte tenu de la lenteur dans le déroulement au niveau des négociations initiées par la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO,  entre les politiques, est-ce que cela ne serait pas un nouveau prétexte pour prolonger les échéances des élections en RDC ?  Et ce prétexte ne favoriserait-il pas de nouveaux troubles ?  Admettons que cette paix soit une fois de plus mise en cause, par le fait que les négociations n’auraient pas produit des résultats attendus, c’est essentiellement les femmes qui seraient les premières à souffrir. Du fait que la plupart d’entre elles vivent de l’informel, tout en se débrouillant dans leur petit commerce, et si la situation est perturbée par des troubles, elles ne sauront pas tenir avec leur maigre capital, elles n’auront pas facile à survivre pendant ce temps de troubles. C’est ainsi qu’elles ont en ce temps, un rôle très important à jouer, celui d’être de grandes conseillères auprès de leurs partenaires. Pour que ces derniers qui sont en train de négocier un terrain d’entente, le trouvent. Les femmes doivent leurs contributions dans cette préservation et consolidation de la paix, en donnant des conseils à leurs partenaires et à leurs enfants qui font souvent l’objet de manipulations de la part des hommes politiques en période de troubles. Les femmes qui sont des mamans doivent bien encadrer leurs jeunes pour qu’ils ne puissent pas tomber dans les pièges des manipulateurs.

Le conflit  n’est pas seulement quand les gens se trouvent en groupe, un individu peut être en conflit avec lui-même. On vivra toujours des conflits dans une société, le plus important c’est de trouver des solutions qui puissent satisfaire tout le monde. Dans le cas de la RDC, il faudrait que les dirigeants voient d’abord les intérêts de ceux pour qui prétendent militer pour eux dans toutes leurs négociations. C’est le sens et l’essence même du ‘’pouvoir pour le peuple’’.

Aussi, il faudrait savoir une chose que les crises de la RDC datent de longtemps et elles  trouvent des issues, au rythme d’un éternel recommencement, étant donné que la vie elle-même est aussi un éternel recommencement. Quels que soient de nouveaux troubles qui puissent surgir en cette année 2017 à cause d’un quelconque fait, c’est notre attitude  qui déterminera ce que nous aimerions comme solution, pour sortir le pays d’une éventuelle impasse.

2017, UNE ANNEE DE JUSTICE

Qu’en cette année 2017, la justice congolaise puisse reconnaitre les droits de tout congolais, riche ou pauvre. Déjà  en matière de lutte contre les violences faites à la femme, il y a beaucoup de progrès à signaler. Ce qu’il faut indiquer, c’est qu’il y a une régression de taux  des violences. C’est fort dommage de constater, en RDC, que celui qui a plus de moyens, c’est lui qui est fort. Ce faisant, la lutte contre l’impunité est souhaitable.

Pour rappel, l’UCOFEM  remonte à vingt ans et a une vocation nationale. En tant qu’organisation, elle regroupe des femmes œuvrant dans les medias. Son but est de promouvoir les droits de la femme, promouvoir l’égalité des sexes dans les medias et par les medias.

(Mamie Ngondo)

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