Directeur artistique de Kin Art Studio, Vitshois Mwilambwe : « en RDC, Il n’y a de politique culturelle que dans les intentions (…) »

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Vitshois Mwilambwe Ebondo artiste visuel curator et directeur artistique de Kin Art Studio qui soutient et fait la promotion de la création visuelle contemporaine. Il a livré sa pensée à la sortie de l’atelier sur la coopération culturelle entre la RDC et Fédération Wallonie-Bruxelles tenu récemment. Pour lui, la grande part de responsabilité revient à l’Etat congolais. Ce dernier, en effet,  doit assurer la promotion des créations artistiques des artistes congolais.

Comment se présente  le programme de Kin Art Studio pour la moitié de 2017 ?

Pour l’année 2017 dans l’ensemble,  à Kin Art Studio, nous n’avons pas de grand programme. Nous venons de déménager et avons trouvé un grand espace qui fait 2500m² à l’Espace Utexafrica. C’est là que nous allons mettre en place un premier programme national de résidence d’artistes contemporains, critiques d’art, et curator. Aussi l’espace sera-t-il ouvert aux concerts pour des artistes qui pensent créer des spectacles musicaux avec des arts visuels. Ils pourront y rester pour quelques jours, afin de fignoler leur spectacle et donc, renforcer la scène.

Un autre projet qui me tient à cœur, c’est Young Congo. C’est au fait un projet qui met en scène les jeunes artistes congolais qui travaillent et bénéficient des NTiC. Cela peut être présenté si tout va bien, avant la fin de cette année.

Croyez-vous à la concrétisation des recommandations faites dans cet atelier sur la coopération cutlurelle RDC-FWB ?

Cette table ronde qui a réuni la communauté culturelle de Kinshasa et le Centre Wallonie-Bruxelles, c’est déjà beaucoup pour la Wallonie-Bruxelles.  Le plus grand travail est à faire par le gouvernement congolais. Ce dernier n’a rien fait ou ne fait rien pour les artistes. Il n’y a pas de politique culturelle au Congo, il n’ya que des intentions. Les recommandations faites peuvent être utilisées comme stimulant à notre gouvernement, pour qu’il puisse se réveiller parce qu’il ne peut pas le faire avec  douceur mais avec une forme de violence intellectuelle.

Votre intervention s’est basée sur la circulation à l’interne des artistes congolais au Congo, pensez-vous que cela trouvera gain de cause ?

Oui, je crois bien puisque la circulation entre Lubumbashi et Kinshasa se passe bien.  Le Centre Wallonie-Bruxelles a soutenu nos projets déjà dans ce sens-là. Mais on ne peut pas lui demander tout. S’il nous donne la main, on ne peut pas prendre le bras. Il ne nous donne que ce qu’il a. c’est plutôt à notre gouvernement d’aider la circulation des artistes congolais au Congo. Parce que tout se passe à Kinshasa, c’est comme si Kinshasa était la République démocratique du Congo.  Or, le pays est vaste. 26 provinces. Mais ce n’est pas leur priorité. Ce n’est pas l’argent qui manque mais plutôt la volonté.

Pensez-vous que l’inexistence d’une politique culturelle nationale peut être à la base de lenteur ?

La politique culturelle n’existe pas, il n’y a que des intentions. S’il se décide de le mettre en place, il ne faut pas que les rédacteurs ou les penseurs viennent d’ailleurs. C’est à nous artistes, hommes de la culture du Congo par rapport à notre contexte national  qu’on doit se dire comment définir le statut d’artiste congolais. C’est à nous de faire une analyse sur la situation artistique au Congo pour rédiger une politique culturelle nationale. Et en même temps, elle aura des visés internationaux pour une visibilité internationale de notre culture ailleurs. Du coup ça demande une expérience nationale et internationale.

(Onassis Mutombo)

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