Didier M’Pambia favorable à la création d’une synergie des opérateurs culturels

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Les opérateurs culturels se voient actuellement obligés de se mettre ensemble. Ils ont en créé une synergie pour booster la culture congolaise. Didier M’Pambia qui a émis cette idée lors d’une conférence de presse du Festival Toseka, s’est confié au Journal L’Avenir, pour s’exprimer sur les tenants et les aboutissants de ce projet ô combien ambitieux. Opérateur culturel et responsable de l’Agence Optimum, l’orateur propose la défiscalisation du sponsoring,  les exemptions pour les achats de matériels culturels, les subventions pour les opérateurs culturels congolais organisateurs de festivals… Dans les lignes qui suivent, l’intégral de cet entretien dans les lignes qui suivent.

 Dans un contexte où la culture congolaise est le cadet des soucis, dites-nous, à quoi rime cette synergie ?

Didier M’Pambia : Il est essentiel d’établir, avec le potentiel dont dispose la RDC, comment l’on peut créer une véritable industrie culturelle en RDC. Et cela implique une politique culturelle adaptée. Mais au-delà, elle exige avant tout, une synergie entre les opérateurs culturels congolais pour voir où sont les intérêts.

Quels sont les secteurs dans lesquels on doit investir pour que la RDC puisse projeter une image différente au niveau international ?

J’évoque l’exposition « Congo Kitoko » qui a eu lieu à Paris à la Fondation Cartier. Ce genre d’initiatives devrait se faire ici au Congo pour attirer des touristes et des visiteurs qui viendront voir ce qui se fait au pays.

C’est pour cela que l’Etat congolais ne doit payer seul, mais aussi beaucoup d’entreprises qui ont des moyens pour financer l’industrie culturelle. Elles ne vont pas le faire pour nos beaux yeux, mais plutôt parce qu’elles ont un intérêt. D’où, ce que nous allons proposer, la défiscalisation du sponsoring qui permettra en fait, de déduire du revenu imposable. C’est-à-dire ce que les sponsors ont donné à des œuvres caritatives ou à des opérateurs culturels pour organiser des activités. Il y a une réalité, tous les événements culturels qui se déroulent à Kinshasa, les organisateurs généralement travaillent à perte. C’est du déficit ! C’est pourquoi en Europe et en Amérique, des subventions qui sont données aux opérateurs culturels pour leur permettre justement rentabiliser leur activité. Et partant, de pouvoir payer les acteurs, les intervenants, les musiciens décemment de manière à ce qu’il y ait une économie culturelle autour de ce qu’ils organisent.

Défiscalisation du sponsoring, est-ce qu’une des solutions pour donner un vrai coup de pouce à la culture congolaise ?

C’est l’une des solutions. Il y en a plusieurs et même des exemptions. Par exemple : quelqu’un qui fait venir du matériel de musique. Et l’Etat congolais peut lui accorder faire cette exemption fiscale, parce qu’il contribue à la promotion de la culture congolaise. Le Festival des pygmées qui fait partie de la préservation du patrimoine, normalement, peut être subventionné. D’où, il y a lieu de faire un mixe des solutions, mais on est prêt d’en discuter avec les autorités.

Vous avez dit que la RDC n’a pas que du ndombolo, que voulez-vous dire par là ?

J’ai évoqué l’exemple de Kiripi Katembo (paix à son âme), qui fait de l’art contemporain, il y a des artistes peintres, sculpteurs, performeurs,…

… Qui ont aujourd’hui du mal à évoluer parce qu’ils ne sont pas considéré à un certain niveau ?

Tout à fait, il y a par exemple Gaétan Kakudji, le contre-ténor congolais de la musique classique. Nous, nous avons aussi un festival de gospel qui commence à prendre de l’ampleur, mais on l’organise pratiquement avec nos fonds propres, on débourse gros parce qu’on a une vision et l’on y croit.

Bref, il y a un potentiel, mais il faut y ajouter un appui. C’est regrettable de constater que pour l’instant, quand on parle de la culture congolaise, l’on pense à la musique. Je n’ai rien contre la musique ; mais il faut voir au-delà de cela. Des masques mangbetu, kuba, luba, songye,… c’est de l’art pur qui est vendu à prix d’or à l’étranger. Notre démarche est de promouvoir tout ceci de manière qu’il y ait des demandes au niveau international.

Puisque ce n’est pas le premier projet, pensez-vous que le gouvernement congolais va mordre à l’hameçon aussi facilement ?

Je pense qu’il faut d’abord du lobbying. C’est pour cela qu’on veut créer cette association d’opérateurs culturels qui se met en place. L’on s’est dit : tout seul, on ne peut rien faire mais avec une base de plusieurs personnes qui en parlent, je crois qu’on va arriver à changer des choses.

Résumez-nous en deux lignes votre agence Optimum ?

Optimum est une agence 360°. On offre sur un même plateau tous les services de communication. Il part de la stratégie à l’exécution, de l’évènementiel aux relations publiques, du marketing du terrain, et un magazine en plus de ça. Bref, l’Agence Optimum essaie d’offrir en « One shoot » tous les services de communication.

 

(Onassis Mutombo)

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