D’ici à fin 2018

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On peut organiser les élections même maintenant en République démocratique du Congo. On peut les organiser dans deux ou trois mois. Mais lorsqu’un technicien avéré parle de 16 mois et 8 jours à dater de la clôture du fichier électoral, l’on crie au scandale. Pourtant ça ne se calcule pas à la tomate. Soyons conséquents !

La raison ayant milité en faveur de cette rallonge est claire. Si l’on se mettait à se tirer à boulets rouges pour rétablir les responsabilités, même les puritains en sortiraient mains barbouillées. Les élections, oui. Pourvu qu’elles soient apaisées et réalistes. Franchement, on n’a pas le droit de cracher sur la main qui nourrit. Ce n’est possible que 504 jours, soit 16 mois et 8 jours, à dater du jour de la clôture, mieux de la constitution du fichier électoral. Et cela n’est pas  aussi suicidaire que le soulèvement populaire.

C’est donc clair pour Corneille Nangaa, la Ceni, cette seule et unique institution technique d’appui à la démocratie qu’il préside n’a fait savoir à la cité de l’Union africaine que cette vérité qui fâche. Effectivement, l’annonce a suscité moult murmures et grincements de dents dans certains états-majors politiques mal intentionnés.
S’il faut donc compter 504 jours après qu’on ait terminé les opérations d’enrôlement des électeurs sur toute l’étendue du territoire national, pour au finish sauver les 90 millions des Congolais de carnage des traditionnels inassouvis du pouvoir, c’est le moindre mal, en tout cas. D’ailleurs, entre deux maux, c’est le moindre mal qui est préférable.

Déjà dans les conciliabules. La question du fichier électorale est vidée. De même celle des séquences électorales. Il ne reste que l’épineuse question du calendrier consensuel. Le mouvement s’accélère avec le 5-5-3-2, pour dire l’échantillon sélect des participants issus de toutes les composantes afin de mettre les point sur les ‘’i’’. Et quand vient la fin, quand le Rassemblement officiellement non partante va dans les bras de la CENCO pour jeter son ancre au moyen d’un conclave douteux, il est temps de sortir de l’auberge, par cette grande petite porte. Et l’Acte de transition dont on parle en lieu et place de la Constitution ? Peu importe !

(Emmanuel Badibanga)

 

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