Dialogue: Trois commissions mises en place après exposés et débats houleux

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Partant du jeudi 01 septembre au vendredi 09 septembre, les délégués de toutes les composantes au dialogue ont vidé leurs sacs pendant les débats aux différents exposés. La Ceni en premier, puisque, c’est elle qui est au cœur des divergences entre la Majorité présidentielle et l’opposition autour du processus électoral. Enfin l’OIF, à travers ses rapports qui ont créé, il faut le dire de suspicions au sein de la classe politique, mais aussi les membres du gouvernement nommant les ministères qui interviennent dans le processus électoral. Malgré ces chaudes empoignades, les Congolais sont d’avis que le consensus politique peut épargner la Rd Congo de l’ombre de la mort que ses ennemis ne cessent de concocter.

Après la plénière du vendredi 09 septembre, les délégués ont été invités à former les commissions devant mettre en harmonie toutes les préoccupations et suggestions évoquées au cours des différents débats. Trois commissions ont été mises en place dont la commission électorale ; la commission sécurité et la commission confiance et équité avec deux co-modérateurs : l’un de la MP et l’autre de l’opposition dans toutes les commissions, tandis que la société civile assure le rôle de rapporteur.

Aux termes des travaux, une conférence de presse a été animée, entre autre par Vital Kamerhe, Léonard She Okitundu, Jonas Tshombela et Edem Kodjo.

La première partie de la conférence de presse co-animée par les trois premiers a été axée sur la restitution des travaux de la journée, sur la clôture des débats sur les exposés relatifs aux séquences des élections : le fichier électoral, la sécurisation des élections sur l’ensemble du territoire national et du budget et financement des élections.

A en croire Jonas Tshombela qui restituait les travaux, l’opposition a demandé à la Ceni et au gouvernement de s’expliquer pour avoir créée de manière dilatoire les conditions, en retardant l’organisation des élections dans le délai constitutionnel. Pour cette tendance de l’opposition, le pouvoir organisateur dans toute humilité doit présenter des excuses quant à ce. De poursuivre que l’opposition se cramponne sur la thèse de la séquence de l’organisation des élections en commençant par la présidentielle et les législatives nationales, parce que selon elle, la présidentielle est la seule élection constitutionnelle, la plus importante parce qu’au mois de décembre, le mandat du Chef de l’Etat prend fin.

En outre, la deuxième tendance estime que les résolutions qui sortiront de ce dialogue concerneraient toute la nation, mais pas le peuple. Elle a rappelé les accords de Cascade en Afrique du Sud qui ont contraint les participants à conclure un accord inclusif. Cette deuxième tendance a sollicité du facilitateur un temps d’arrêt pour convaincre l’autre frange de l’opposition à rejoindre le dialogue, poursuit le rapporteur de la société civile.

Cependant la troisième thèse, celle de la Majorité présidentielle, l’inclusivité est belle et bien perceptible car, elle estime que toutes les couches de la population sont largement représentées au dialogue. Pour la famille politique du Chef de l’Etat, le peuple se soumettra aux résolutions du dialogue, car l’essentiel que le peuple puisse trouver son compte. Les délégués de la Majorité ont soutenu la séquence des élections prévoyant le scrutin de la base au sommet. Donc, des élections locales à la présidentielle après avoir procédé à la refonte totale du fichier électoral.

Trois commissions installées

Il faut dire qu’à la fin de la plénière du vendredi, trois groupes thématiques ont été proposés en vue d’examiner toutes les propositions ou préoccupations. La commission élection s’occupera du fichier électoral, de la séquence des élections, du budget ainsi que de leur financement. Tandis que la commission sécurité s’occupera de la sécurisation du processus électoral et de la sécurité des personnes et de leur bien. Enfin, la commission confiance et équité, qui doit s’occuper des mesures de confiance, de transparence et du code de bonne conduite.

Pendant deux jours francs, à savoir samedi et lundi, les trois commissions vont se réunir pour mettre en harmonie toutes les propositions, puis revenir demain mardi en plénière présenter les conclusions de leurs travaux.

Aux termes des débats, le Président de la Ceni a promis d’enrichir ses travaux tout en éclairant la lanterne des dialoguant à travers les commissions thématiques en réponse à la question de l’enrôlement des congolais de l’étranger. Ce dernier se fera concomitamment avec l’opération de l’enrôlement lors de la quatrième et dernière heure d’opération. Notamment l’ancienne province de Bandundu, la ville de Kinshasa et le Kongo central.

Par ailleurs, le Général Sangaré a édifié les délégués de la nécessité d’avoir un fichier électoral intégrant les nouveaux majeurs. Ceci étant, il a insisté sur la tenue régulière du registre de l’état civil, c’ets-à-dire l’enrôlement des tous les Congolais.

La sécurité sécurisée

Evoquant la problématique de la sécurité, le rapporteur de la société civile a indiqué que le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur a dit qu’il est possible de mettre trois policiers dans chaque bureau de vote. A propos de la question des déplacés de Mbororo, le patron de la territoriale a déclaré aux délégués au dialogue que cette question est inscrite à l’Union africaine, faisant savoir au passage que la Rdc n’est pas une terre où tout le monde peut venir comme il veut.

Du budget du processus électoral

Complété par le co-modérateur de l’opposition, Vital Kamerhe a souligné qu’il y a un point de convergence entre l’opposition, la société civile et la Majorité quant à l’enveloppe budgétaire. Les délégués ont noté que les dépenses ont été présentées sans mettre au regard de celles-ci les prévisions pour dégager les écarts. Cette présentation a été décriée du fait qu’il y avait un fossé entre les prévisions et les dépenses. Ceci, a poussé les délégués à exiger le budget prévisionnel pour être assuré de la tenue des élections.

Quant à la séquence des élections, les deux composantes Majorité présidentielle et l’opposition ont campé sur leurs positions. La première voudrait que les élections commencent de la base au sommet, tandis que l’opposition tient à la présidentielle, c’est-à-dire du sommet à la base. Donc, renverser la pyramide.

S’agissant de l’inclusivité, Vital Kamerhe a précisé que l’appel a été lancé à tout le monde et qu’au dialogue personne n’a été exclue. Le travail continue, a-t-il fait savoir et que le mérité aurait été de travailler sur ce site de l’Union africaine pour éviter le chaos et donner au peuple le calendrier électoral avec des dates précises.

Du point de vue des délégués de la MP, ils campent sur leur position de la refonte totale du fichier électoral par souci d’inclusivité, parce que le corps électoral doit être en même de voter en sa totalité, précise She okitundu. Quant aux séquences électorales, la MP a estimé que la décentralisation étant constitutionnelle, puisque depuis l’adoption de la constitution après référendum, les élections locales n’ont jamais été organisées. C’est l’occasion, au nom de cette décentralisation de commencer par les élections locales et terminer par la présidentielle. Il faut noter qu’il s’agit seulement des réactions par rapport aux interventions des experts et autres personnalités ayant l’expertise en la matière, et que les parties prenantes ont affiché leur position, mais que les travaux seront repartis en commission dont le principe d’inclusivité est respecté pour trouver des réponses consensuelles à soumettre à l’adoption à la plénière du mardi 13 septembre 2016.

(Pius Romain Rolland)

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