Dialogue politique national inclusif: Edem Kodjo fixe l’opinion

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*Depuis quelques jours à Kinshasa, M. Edem Kodjo, ancien Premier ministre togolais et Facilitateur du dialogue politique national inclusif désigné par l’Union africaine, doit en principe s’adresser aujourd’hui à la presse. L’occasion lui sera ainsi donnée d’expliquer le sens de sa mission, de donner les conclusions de ses consultations avec la classe politique congolaise et d’annoncer les grandes lignes du Comité préparatoire de ce grand rendez-vous. Un comité préparatoire qui connaîtra la présence des représentants de la Majorité présidentielle, de l’Opposition politique et de la Société civile

*Sans nul doute, ce cadre permettra aux élites de mettre à jour des options efficientes et opérationnelles concernant : l’actualisation du fichier électoral au regard de la désuétude de l’ancien qui ne prend pas en compte les nouveaux majeurs, comprend encore des personnes décédées et a fait l’objet de contrefaçons criminelles par les forces négatives qui ont agressé récemment l’Est du pays ; le financement de coûteuses opérations électorales prescrites par nos textes dans un contexte de rétrécissement structurel des moyens budgétaires à la disposition de l’Etat et des promesses non tenues de la plupart de nos partenaires  et la sécurisation des élections qui ne peuvent être réputées libres que si et seulement si, elles se déroulent dans la paix et la sérénité

La question du dialogue politique national et inclusif a été au centre du point de presse conjoint organisé le 8 avril 2016, par le ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda et son collègue de la Communication et Médias, Lambert Mende. Et ce, au moment où Edem Kodjo, ancien Premier ministre togolais a été désigné Facilitateur du dialogue politique national inclusif par l’Union africaine, et doit en principe s’adresser  aujourd’hui à la presse. L’occasion lui sera ainsi donnée d’expliquer le sens de sa mission, de donner les conclusions de ses consultations avec la classe politique congolaise et d’annoncer les grandes lignes du Comité préparatoire de ce grand rendez-vous.

A la suite de son travail, un comité préparatoire va être mis en place, et qui connaîtra la présence des représentants de la Majorité présidentielle, de l’Opposition politique et de la Société civile. Désormais, ce Comité préparatoire peut voir le jour, avec comme tâches notamment d’apprêter les documents de travail et d’élaborer les projets de l’ordre du jour et du règlement intérieur à soumettre à l’approbation de la  plénière du dialogue.

Tenir compte des problèmes structurels

Au cours de ce point de presse, le Gouvernement constate que les rédacteurs de la Résolution 2277 ont tenu compte des problèmes structurels auxquels fait face la centrale électorale congolaise et qu’ils connaissent comme tout le monde.  C’est la raison pour laquelle ils insistent particulièrement sur l’indispensable nécessité du dialogue politique national inclusif, tel que préconisé par le Président Joseph Kabila, afin de dégager de manière consensuelle des ajustements pouvant permettre la tenue d’élections fiables, transparentes et surtout apaisées.

En outre, le Gouvernement estime, s’agissant des élections, qu’il n’est pas acceptable que, dix ans après l’adoption de la Constitution, les Congolais ne puissent pas se doter d’élus locaux. À notre point de vue, la  démocratie congolaise est plus en crise du fait de sa limitation aux seules superstructures de l’Etat (le Président de la République et l’Assemblée Nationale) qui sont jusqu’à ce jour, les seules à avoir été à deux reprises le fruit de la volonté du peuple souverain, alors que la désignation des autorités locales et municipales qui constituent la substance même de la démocratie à la base n’a jamais été soumise au choix du souverain primaire.

Quant aux assemblées provinciales et au Sénat qui en est l’émanation, l’impossibilité dans laquelle la CENI s’est trouvée de faire respecter leurs mandats dans les délais prescrits par la Constitution et qui a entraîné une extension desdits mandats, ne semble pas poser le moindre problème aux excités des délais constitutionnels.

C’est dans le but de gérer d’éventuels cas de force majeure par le consensus le plus large que le Président de la République a décidé de s’en référer à l’intelligentsia nationale dans son ensemble, en donnant corps à une revendication de l’opposition d’un Dialogue politique national inclusif consacré essentiellement au processus électoral.

L’objectif de la démarche présidentielle, on le voit bien, est de mettre définitivement notre centrale électorale au diapason de la Constitution et des lois de la République, sans compromettre les acquis de la paix et de la reconstruction de l’Etat engrangés au cours de ces dernières années.

Plutôt que de fétichiser des dates ou des délais, les élites sont appelées à mettre à jour des options efficientes et opérationnelles concernant : l’actualisation du fichier électoral au regard de la désuétude de l’ancien qui ne prend pas en compte les nouveaux majeurs, comprend encore des personnes décédées et a fait l’objet de contrefaçons criminelles par les forces négatives qui ont agressé récemment l’Est du pays ; le financement de coûteuses opérations électorales prescrites par nos textes dans un contexte de rétrécissement structurel des moyens budgétaires à la disposition de l’Etat et des promesses non tenues de la plupart de nos partenaires ; la sécurisation des élections qui ne peuvent être réputées libres que  si et seulement si, elles se déroulent dans la paix et la sérénité.

(JMNK)

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