Dialogue politique national et inclusif: L’UE lâche le Rassemblement

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*Une fois de plus, l’Union européenne soutient qu’un dialogue politique équitable et inclusif en Rdc demeure le moyen privilégié pour aboutir à un consensus sur l’organisation d’un processus électoral crédible et respectueux de la Constitution, en ligne avec la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette nouvelle déclaration de l’UE est une façon pour elle de manifester sa désapprobation, suite au négationnisme du Rassemblement des forces acquises au changement et à la prédisposition manifestée de tout rejeter ce dernier temps

*En réponse au Facilitateur désigné par l’Union africaine, l’ancien Premier ministre togolais qui vient de lancer les travaux du Comité préparatoire au dialogue politique national et inclusif, l’UE appelle tous les acteurs à s’inscrire dans le dialogue et à s’abstenir de toute action qui pourrait contribuer à créer un climat de tension.  Elle appelle le gouvernement à assurer un espace politique ouvert et à multiplier les mesures d’apaisement, dont la libération d’autres prisonniers d’opinion, et à procéder à la libération effective des prisonniers annoncée le 19 août dernier

Ne dit-on pas que « trop de discours tue le discours ? » Aujourd’hui, nous pouvons affirmer sans être contredit que « trop de préalables et contraintes vident même la substance de demandes formulées». C’est du moins ce que l’opinion nationale congolaise constate au regard des préalables formulés par le Rassemblement des forces acquises au changement, dont le chef de fil n’est autre que le sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

L’opinion doit retenir que le lider maximo a été le premier à exiger la tenue du dialogue, au lendemain de la publication des résultats présidentiels contestés, de novembre 2011. Curieusement, il s’est cramponné sur le respect de ce dernier selon la Résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations Unies et pour laquelle il a son propre entendement ! Et pourtant, cette Résolution invitait la République Démocratique du Congo à promouvoir le dialogue dans la Région des Grands Lacs. Mais l’opposition politique s’est appropriée cette Résolution, jusqu’à récuser la compétence du Président de la République  en cette matière, prétextant qu’il n’en a pas qualité. Pourtant, il est le Garant de la Nation et du bon fonctionnement des institutions de la République.

La Communauté internationale qui a toujours joué au chat et à la souris a, en maintes reprises, rappelé à l’ordre cette opposition,  étant donné que la Résolution 2277 n’a pas de caractère contraignant aux institutions de la République.

Des conditionnalités ont été multipliées pour la participation de l’opposition au Dialogue politique inclusif. Certains sont parvenus jusqu’à déclarer qu’ils ne participeront jamais au Dialogue format Kabila et qu’il revient aux Nations Unies de l’organiser.

Des réunions se sont multipliées, en vue de monter les enchères contre le pouvoir en place. Car l’opposition dorlotée par la Communauté internationale a ignoré qu’elle ne dirige pas les institutions, qu’elle n’a pas reçu mandat du peuple pour poser autant de conditionnalités et de préalables doublés de contraintes.

La communauté internationale se fatigue

Compte tenu des surenchères politiques de l’opposition radicale à vouloir tout obtenir, la même Communauté internationale qui hier, les a chouchoutées, gâtées, transportées au dos, se lasse aujourd’hui de leur prise de position. C’est du moins ce qui ressort de la déclaration locale de la Délégation de l’Union européenne concernant  le processus électoral en République démocratique du Congo.

A en croire la déclaration, un dialogue politique équitable et inclusif en Rdc demeure le moyen privilégié pour aboutir à un consensus sur l’organisation d’un processus électoral crédible et respectueux de la Constitution, en ligne avec la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Preuve que face à la problématique du processus électoral, il n’y a plus d’autres solutions miracles. Et le dialogue est considéré  comme le seul cadre devant permettre aux Congolais de définir ce que seront les élections à venir et comment faire pour éviter les contestations.

Et la déclaration d’ajouter : le Facilitateur de l’Union africaine, M. Edem Kodjo vient de convier le Comité préparatoire au dialogue.  L’UE appelle tous les acteurs à s’inscrire dans le dialogue et à s’abstenir de toute action qui pourrait contribuer à créer un climat de tension. La même Union européenne appelle le gouvernement à assurer un espace politique ouvert et à multiplier les mesures d’apaisement, dont la libération d’autres prisonniers d’opinion  et à procéder à la libération effective des prisonniers annoncée le 19 août.

Sinon, lors de l’ouverture de la cérémonie marquant la mise en place du Comité préparatoire au Dialogue, le Facilitateur a reconnu les efforts du Gouvernement de la République à travers la libération des prisonniers d’opinion politique, aussi les efforts des uns et des autres quant à l’effectivité de ce jour commémoratif de la tenue dudit dialogue.

Néanmoins, pour l’opposition radicale, la libération d’Eugène Diomi Ndongala et de Jean-Claude Muyambo est la principale condition de sa participation au dialogue. Lesquels prisonniers sont poursuivis, selon le ministre de la Justice,  pour des faits infractionnels  de droit commun. Les libérer pour le dialogue risque de conduire les auteurs des mêmes faits à protester et à poser des actes  incontrôlés.

L’opinion nationale n’a cessé de s’interroger sur l’obsession à vouloir libérer coûte que coûte ces deux prisonniers politiques poursuivis non pas pour leurs opinions politiques, mais pour avoir abusé d’une part des filles mineures et, d’autre part, d’escroquerie dans l’affaire de gestion des biens immobiliers entre un sujet grec et un opérateur politique congolais. Une affaire qui ne concerne ni de loin, ni de prêt la Majorité au pouvoir, ni moins le Gouvernement de la République.

Attendons voir quelle sera la réaction du Gouvernement de la République, lui qui a toujours posé des actes salués par tout le monde, en vue de la décrispation du climat politique. Attendons aussi voir quels seront les résultats des consultations qui se poursuivent au niveau du Groupe de soutien à la Facilitation et du Rassemblement, d’autant plus que le Facilitateur a indiqué que les retardataires pouvaient venir n’importe quand, ajoutant que leurs réflexions seraient prises en considération.

L’Avenir

 

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