Dialogue politique national et inclusif E. Shadari : « L’UDPS n’a pas fait marche arrière … »

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*A lire la lettre d’Etienne Tshisekedi adressée à Edem Kodjo, médiateur de l’Union africaine, nombreux sont ceux qui ont cru à tort que l’UDPS avait renoncé au dialogue. C’était sans compter avec la réaction du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), à travers Emmanuel Shadari, Secrétaire général adjoint de ce parti présidentiel, qui a rétorqué que s’il y a des contradictions, assurément l’UDPS n’a pas fait marche arrière. « L’UDPS viendra au dialogue avec sa position et il y aura débat, c’est ce que nous voulons nous tous (…) »

*Il faut reconnaître que l’UDPS n’est pas n’importe quel parti de l’opposition. Son adhésion va rassurer ceux qui ne croyaient pas au dialogue. Et ce, parce qu’à en croire André-Alain Atundu, porte-parole de la Majorité Présidentielle, l’UDPS a avoué qu’il ne peut accepter ni tolérer que des complots soient concoctés contre le peuple. Ce qui ne veut pas dire que la participation d’autres partis politiques n’est pas prise en compte

Aussi longtemps que le dialogue prendra du temps pour être convoqué, l’UDPS profitera de toutes les occasions pour monter les enchères. C’est ce qu’on est tenté de penser, au lendemain de la lettre adressée au médiateur de l’Union africaine, Edem Kodjo par Etienne Tshisekedi, et dans laquelle il a expliqué que son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ne pouvait participer à un dialogue convoqué par le Président Joseph Kabila Kabange. Car celui-ci est juge et partie. Il demande donc à Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, de mandater un médiateur ou un facilitateur international pour mettre en place ce dialogue en RDC.

Logiquement, si le Chef de l’Etat était arrivé à annoncer officiellement la convocation d’un dialogue, c’était tout juste après l’organisation d’un pré-dialogue dans quelques pays européens avec l’UDPS. A cette allure, l’opinion pense que certaines questions devraient trouver leur dénouement et E. Tshisekedi ne peut plus poser de nouvelles conditionnalités. Voilà qui a poussé Emmanuel Shadari Ramazani, Secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), à sortir de sa réserve.

Lui qui, depuis un certain temps, est habitué à des marches de santé pratiquement dans toutes les communes de la ville province de Kinshasa et dans lesquelles il ne cesse de mobiliser la jeunesse pour le dialogue, la paix et l’enrôlement de nouveaux majeurs, a été interrogé par une radio sœur à ce sujet.

« Si vous lisez la lettre de Tshisekedi comme il se doit, il n’a pas refusé le dialogue. Il n’a pas renoncé à la médiation ou à la facilitation d’Edem Kodjo. L’UDPS considère qu’il ne faut pas perdre sa base. Tout comme également autour d’Etienne Tshisekedi, qui est le chef de l’UDPS, il y a des clans qui gravitent autour de lui », dit-il, avant d’ajouter que s’il y a des contradictions, assurément l’UDPS n’a pas fait marche arrière. L’UDPS viendra au dialogue avec sa position et il y aura débat, c’est ce que nous voulons nous tous.

Difficile, mais pas impossible de composer avec l’UDPS

4ème à partir de la gauche, il s’illustre ces derniers temps par l’organisation des marches de santé

A l’allure où évoluent les choses, pouvons-nous dire qu’il est difficile d’obtenir quelque chose en négociant avec l’UDPS ? La réponse est négative, d’autant plus que tous les Congolais sont préoccupés par le sort de leur pays qui est à ce jour post-conflit et qui tient à consolider le peu d’avantages engrangés jusque-là. Au-delà de cette question, nombreux sont les Congolais qui se demandent : qu’est-ce que l’UDPS a réellement obtenu de sa lettre adressée à Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU ? Pourquoi n’accepte-t-elle pas la médiation internationale proposée par l’Union africaine ? Qu’est-ce qu’elle reproche réellement à cette institution panafricaine ?

Entre-temps, le 14 janvier, la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, a publié une déclaration soutenant pleinement le dialogue national en République Démocratique du Congo, comme étant « le seul moyen de relever les nombreux défis auxquels le pays est confrontés, et consolider l’unité et la cohésion nationales.” Elle a fait appel à “tous les partis politiques tant de la majorité que de l’opposition, la société civile dans son ensemble, y compris les autorités religieuses et traditionnelles, les organisations citoyennes ainsi qu’au peuple congolais tout entier à s’impliquer et investir dans cet effort noble, pour trouver un consensus, afin de préserver les acquis obtenus par la RDC non seulement en matière de stabilité, de sécurité et de développement, mais aussi dans l’objectif de consolider le processus démocratique en cours. ‘’ Elle a ajouté qu’ “un dialogue national inclusif dans un climat de paix, est la seule façon d’atteindre cet objectif.

Pour ce faire, l’UA a même envoyé un facilitateur en Rd Congo qui a consulté la classe politique congolaise. Sinon, cette médiation de l’UA a été acceptée et saluée par tout le monde. Déjà lors de son intervention au Conseil de sécurité de l’ONU, Ban Ki-moon avait encouragé le Président Joseph Kabila ainsi que le Gouvernement de la RDC à multiplier de contacts avec les parties prenantes, toutes formations politiques confondues.

« Tenant compte de l’intention d’engager un dialogue national visant à instaurer un consensus sur le processus électoral en cours, le Secrétaire Général de l’ONU suggère que ce dialogue soit ouvert à tous et que les parties prenantes ayant des positions divergentes, puissent débattre des thèmes qui divisent dans un climat d’ouverture et de respect mutuel. Il exhorte aussi toutes les parties congolaises à choisir la voie du dialogue et de la concertation pour régler leurs différents », dit-il.

Car, si une réponse quelconque avait été donnée à l’UDPS quant à la médiation internationale, peut-être que les choses auraient évolué autrement. Mais là où certains congolais ne comprennent pas, c’est lorsque le lider maximo croit qu’il n’y a que l’ONU qui a une solution magique aux problèmes des Congolais. Oubliant que la vraie solution ne peut provenir que des Congolais eux-mêmes, étant donné que les recettes proposées par l’étranger ont démontré leurs limites.

Il est vrai que l’UDPS va prendre part au dialogue, c’est question tout simplement qu’il prenne le temps de taire ses propres divergences et de rassurer la base quant aux conclusions qui seront issues desdits travaux. C’est aussi le temps que le pouvoir en place à Kinshasa va mettre à profit, pour préparer certains détails, pour permettre une adhésion commune vers les objectifs du dialogue qui sont louables et partagés, même par la communauté internationale.

En toute modestie, il faut reconnaître que l’UDPS n’est pas n’importe quel parti de l’opposition. Son adhésion va rassurer ceux qui ne croyaient pas au dialogue. Et ce, parce que l’UDPS a dit qu’il ne peut accepter, ni tolérer que des complots soient concoctés contre le peuple. Ceci ne veut pas dire que la participation d’autres congolais n’est pas prise en compte, parce qu’un adage populaire stipule : « l’union fait la force ».

De même, par rapport à l’organisation des élections libres et apaisées, l’on doit savoir que c’est le souhait de tout le monde. « Mais ceci ne suffit pas. Les élections libres et paisibles sont fondées sur les données que tout le monde accepte », a expliqué dernièrement André-Alain Atundu lors de son point de presse, avant de souligner que la Majorité présidentielle subit les aléas de la vie. Les difficultés étant de la responsabilité d’un chacun, nous devons tous à travers le dialogue, offrir au peuple congolais des élections libres et apaisées.

(JMNK)

 

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