Dialogue politique: L’opposition patriotique républicaine s’investit dans la dynamique d’échange fraternel

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Dans un point de presse animé dans son bureau, le Professeur Sylvanus Mushi Bonane s’est prononcé au sujet du dialogue convoqué par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.

L’opposition patriotique et républicaine (OPR) constitué de 25 partis politiques qui ont signé la Charte de cette plate-forme, s’inscrit dans la ligne droite du dialogue entre congolais dénué de toute pression hégémonique, a-t-il dit. De poursuivre que cette initiative du Président de la République est perçue aux yeux et à l’entendement de l’OPR comme une voie de sortie honorable du pouvoir en place. « Devant ce défi majeur, nous ne pouvons que nous investir dans cette dynamique d’échange fraternel de manière à épargner notre peuple d’un nouveau bain de sang et de toute autre manœuvre politicienne susceptible d’empêcher une alternance démocratique et apaisée conformément à la Constitution du 18 février 2015 », a dit le Président de l’UPRDI et rapporteur de l’OPR.

Dans cet élan de fraternité, l’OPR reste ouverte pour sa contribution, le moment venu, au succès d’un tel dialogue, pourvu qu’il mette avant tout, l’intérêt du Congolais et du Congo et qu’il ne s’improvise pas en barrière contre une alternance démocratique et apaisée tant attendue par tous.

Jeu question réponse

Après avoir manifesté l’intention de dialoguer en dehors de l’hégémonie occidentale, Sylvanus Mushi Bonane dit qu’ils sont parties prenantes au dialogue, mais répondant à la question du Journal l’Avenir, sur les voies discordantes entre ceux qui sont favorables à l’organisation des élections et ceux qui ne les sont pas tout en renvoyant les élections locales, municipales et urbaines après 2017, il a dit que l’OPR dont il est le porte-parole est pour la requalification du calendrier électoral, mais avec une petite précision, il veut que ce processus en cours des élections provinciales et sénatoriales se poursuive jusqu’à terme. « Nous sommes pour que l’an 2016 soit marqué par le processus de l’organisation des élections législatives et présidentielles jusqu’à son terme. Nous pensons qu’avec les élections locales, municipales et urbaines, le temps qui nous reste est moindre. Si en les laissant de côté on peut sauver l’essentiel à n’importe quel moment pourvu qu’on ait un futur président élu, ça serait important pour qu’on laisse un moment les élections à la base », nous-at-il répondu.

Quant à la seconde préoccupation du délai butoir du 30 juin 2015, lorsque la RD Congo va passer de 11 provinces à 26, Mushi Bonane a dit que ce passage de 11 à 26 provinces est un processus constitutionnel tout à fait normal. « Dans ces provinces-là, il y a des circonscriptions électorales et les nobles députés provinciaux qui ont été élus dans les sous-régions qui vont devenir des provinces vont demeurer les mêmes. Le temps qu’on travail demain sur la loi portant répartition des sièges qui constituent la continuité de l’administration qui peut donner plus de sièges à des provinces qui vont se réveiller avec des nouvelles villes, etc. », a-t-il précisé. Et d’ajouter que cela ne pose pas problème, mais le vrai problème en RD Congo, c’est la tenue des élections présidentielles à terme. Et de se poser la question s’il y a encore le temps qui nous reste ? Et de répondre que la charge sur les épaules des élus du peuple et du gouvernement qui se partagent les responsabilités qui n’ont pas mis à temps des lois pour accélérer le processus, et mettre les moyens pour que ce processus s’accélère. Du fait que cela n’a pas été fait à temps, en ce moment dit-t-il, on serait en train de réfléchir sur l’organisation des élections législatives et présidentielle. Les uns et les autres s’étant fait absents sur ce chantier-là, et la République se retrouve dans une situation de fait qu’il faudrait assumer pour sauver la nation.

Seul Joseph Kabila connaît l’agenda du dialogue

A la question de savoir les termes de références et le format du dialogue, le Président de l’UPRDI et Rapporteur de l’OPR a répondu qu’il pense que le dialogue doit se passer de la manière la plus citoyenne. Que le dialogue soit congolais et entre Congolais, parce qu’il faut que les Congolais soient fiers et jaloux de leur souveraineté et citoyenneté. « La République Démocratique du Congo a maintenant 55 ans de vie, elle ne doit plus se comporter comme de mineurs ; elle n’a pas besoin de tuteur. Quant à la matière, aucune partie ne prétend la détenir, sauf celui qui a initié les consultations», nous a-t-il confié.

(Pius Romain Rolland)

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