Dialogue politique inclusif: Réactions à chaud après audition de la Ceni

par -
0 653
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La Ceni a insisté sur les aspects techniques qui sont incontournables pour réaliser de bonnes élections. Les contraintes techniques font qu’il y a de délais incompressibles par rapport à l’organisation des élections. C’est pourquoi la Ceni estime-t-elle qu’il a fallu 600 jours après la refonte du fichier électoral, pour la convocation des élections. Mais, en tenant compte des contraintes, l’on a fait un grand effort pour comprimer ces 600 jours en 504 jours, pour procéder aux élections à partir de la séquence retenue ici, c’est-à-dire, présidentielle, législatives  nationales et provinciales et concomitamment avec les locales si les moyens financiers les permettent. Donc, le corps électoral ne sera convoqué qu’à la fin de l’année prochaine, en raison de 504 jours  après la révision du fichier électoral. En plus, le groupe de travail qui a été mis sur pied composé de 5 délégués de la MP ; 5 de l’opposition ; 3 de la société civile et 2 de personnalité entre en activité pour prendre en considération les éléments fournis par la Ceni et examiner les réactions des parties prenantes par rapport  au projet d’Accord politique qui a été proposé par le Facilitateur sur base de recommandations formulées par les trois commissions (Election ; équité et confiance, sécurité) sur base duquel l’Accord politique va découler sur la gestion consensuelle du gouvernement.

(Pius Romain Rolland)

Ci-dessous les réactions

Abbé Donatien Nshole (Cenco)

La Cenco est venue justement faire une mise au point sur la suspension de sa participation au Dialogue en cours. La mise au point est titrée : « Pour la RD Congo je ne me tairais point ». Bref, la Cenco voudrarit bien se faire comprendre par ceux qui sont au dialogue que cette suspension n’est pas motivée par un discrédit jeté aux travaux en cours. C’est tout simplement la considération des événements du 19 et 20 septembre qui ont démontré suffisamment que quand bien même les résultats de ce dialogue auraient été bon, les résolutions bonnes, une bonne partie de la population congolaise ne se sentirait pas concernées par ce compromis qui en sortira. Alors, la Cenco réaffirme l’analyse de la situation actuelle que les contacts entre les uns et les autres, il ressort clairement qu’il y a des efforts et des sacrifices à consentir tant par la Majorité présidentielle que par le Rassemblement de l’opposition. La Cenco encourage la poursuite des travaux en cours et recommande que soit pris en compte les fondamentaux qu’elle a toujours défendus notamment dans son message du 20 septembre dernier. La Cenco demandera au Rassemblement de l’opposition d’amener ses propositions d’amendement et souhaite que soit mis en place le plutôt possible un cadre inclusif qui permettrait de trouver un compromis largement partagé. C’est la garantie d’une paix durable, solide dont le pays a besoin. C’est pourquoi je suis venu aujourd’hui. La Cenco propose ceci : que les travaux se poursuivent mais que les conclusions ne soient pas closes. Qu’on laisse une porte ouverte en même temps aux demandes du Rassemblement de l’opposition, tout en leur faisant comprendre que le temps n’est pas notre allié. Ils amèneraient aussi leurs amendements dans un cadre à définir ensemble où tout le monde se mettrait d’accord ; un cadre que nous voudrons inclusif, c’est ça l’inclusivité, on négocierait un accord que tout le monde accepterait.

Quand vous dites, deuxième dialogue et que vous comparez à ce dialogue, on penserait à quelque chose de grand, ce n’est pas nécessairement ça ! La Cenco parle d’un cadre inclusif c’est-à-dire ça peut être les représentants de ceux qui sont ici et les représentants de ceux qui sont au Rassemblement de l’opposition et quelques personnalités, c’est une des formules,  on peut imaginer mieux !

La Cenco n’est pas là pour juger la mission délicate du Facilitateur Kodjo. La Cenco donne sa disponibilité à contribuer pour que le travail qui se fait ici, qui n’est pas mauvais, arrive quand même à des résultats que tout le monde puisse accepter. C’est, en fait, pour sauver le dialogue.

Onasime Kukatula ( Rappoteur Adjointde la Ceni)

Le Calendrier électoral est assorti des dates précises. Au moment actuel, il est impossible à la Ceni de donner un calendrier parce que l’option venait d’être levée. Néanmoins, la Ceni a déroulé toutes les activités du schéma critique et chaque activité du schéma critique a été assorti d’un délai et les délais sont d’abord légaux, c’est-à-dire qu’il y a des délais qui dépendent de la loi ; il y a des délais techniques et des délais opérationnels. Et la sommation de ces délais, c’est ça ce qui a donné l’indication sur la date du scrutin.

L’opposition a proposé l’élection en 2018, est- ce possible ? L’opposition n’a rien proposé. Savez-vous que le Calendrier, c’est une prérogative de la Ceni ? Et c’est lcette dernière qui a donné des indications sur ce calendrier là !   Donc, c’est un chronogramme qui contient toutes les opérations qui conduisent au scrutin au jour du vote. C’est ça ce qui a été donné aujourd’hui. Pour arriver au jour du vote, il faut passer par un certain nombre d’opérations, c’est-à-dire par exemple, dès lors qu’on aura le fichier électoral, la première activité, c’est l’inscription de candidats. Cette inscription dépend de la loi sur la répartition des sièges. Il faut commencer par cette loi-là ; elle est assortie d’un délai légal qui dépend du Parlement ( l’Assemblée nationale et Sénat). Vous avez la répartition des sièges ; ensuite l’inscription des candidats ainsi de suite pour arriver au jour du vote. Ce sont ces indications qui ont été données pour arriver au jour du vote. Nous avons donné un délai de 504 jours, à partir de la fin de l’enrôlement du fichier électioral. Cela approche novembre 2018. Mais ça ! la convocation de l’électorat aura lieu en  2017.

Justin Bitakwira ( député national, président national ARCN/ opposition citoyenne)

Notre malheur est que les Congolais ont un syndrôme mental : quand vous les trompez, ils applaudissent ; quand vous leur dites la vérité, ils s’énervent. C’est ça notre malheur.

Je ne crois pas qu’on ait décidé 2 ans pour une transition. Nous sommes entrain d’explorer la voie par laquelle  dans 9 ou 10 mois, l’on peut convoquer le corps électoral. Nous sommes entrain d’examiner, c’est vrai, après l’enrôlement de nouveeaux électeurs comment dans 6, 7 ou 9 mois, l’on peut convoquer le corps électoral et tenir les élections dans un délai raisonnable. Parce que ceux qui continuent à crier ou à exiger l’élection dans le délai constitutionnel, je crois que ça c’est du passé. Les événements du 19 et 20 septembre ont prouvé effectivement que ceux qui sont morts, sont morts pour rien ! Nous, nous disons qu’il faut un timing pour qu’effectivement, nous organisions des élections libres, transparentes et apaisées. C’est ça notre objectif dans cette salle de l’ Union africaine. Nous sommes venus écouter la Ceni, elle a présenté son schéma, qui a fait ses propositions, elle nous a mis devant nos responsabilités et si nous lui donnons 500 Fc comme disait le Facilitateur et que nous voulons consommer un répas de 5000Fc, cela devient irréaliste. Donc, il faudra que le Gouvernement qui va peut être financer ces élections, ne soit plus un gouvernement de complaisance qui donne des fonds à la Ceni quand il veut, et quand il ne veut pas, il ne donne pas. C’est ça le gouvernement de complaisance.

Ici, nous n’avons plus besoin de politiciens ; ici on a besoin des leaders. C’est pas la population qui guide le leader ; c’est le leader qui guide la population. Et chacun qui se prétend être leader doit dire à ceux qui l’entende que la réalité en face de nous, exige ceci, exige cela. Et tout celui qui dit mon peuple, mon peuple, personne n’a le peuple ici ! personne n’a un peuple, même le Chef de l’Etat n’a pas de peuple ; Tshisekedi n’a pas de peuple, mois je n’ai pas de peuple. Le peuple c’est x. Maintenant, que le leader se lève et indique le peuple la voie à suivre. Ceux qui font craindre aux gens que la population ne va pas accepter, ils trompent les gens ; sa famille peut refuser mais pas tout le peuple.

J’ai entendu tambour battant que le Conclave de l’opposition devrait être aujourd’hui, c’est repoerter à la semaine prochaine. Nous, nous allons signer l’Accord politique qui va sortir d’ici. Et s’il va naitre une nouvelle majorité, le Rassemblement ira négocier avec la nouvelle majorité. Mais, si c’est celle-ci qui existe encore, je ne vois pas quel intérêt elle irait à la nouvelle tablede négociation. Pourt faire quoi ? Parce que jusqu’à aujourd’hui, la porte est ouverte à tous. Je répète à qui veut m’entendre : qu’il n’y a pas de plus congolais que les autres. Je le dis et je le répète. Si Kabeya Kamwanga était rattaché à l’Angola, Tshisekedi ne serait pas Congolais, il serait Angolais ; si Uvira était rattaché à Burundi, je ne serais pas congolais, je serais burundais. Donc, la RDC c’est une compérative, chacun a amené sa part. Il est hors de question que tel dit que je vais monter sur vous tous, même pas le Président de la République ne peut monter sur nous. Ce pays, on le partage et  nous devons partager le sort de ce pays comme notre hymne national l’indique. C’est ça notre combat.

D’abord, celui qui m’envoit dans le camp de la majorité, faire l’opposition c’est un état d’esprit. Faire l’opposition ce n’est pas le visage, c’est un état d’esprit. Même ceux qui crient aujourd’hui qu’ils sont opposants, vous savez combien d’argents ils ont bouffé à la Majorité ? Vous savez combien ils ont soutiré de l’argent à la Majorité ? C’est cette bagarre là de dire qui est opposant qui ne l’ait pas ? il fait ça le jour, il fait autre chose la nuit. Moi, je resterais constat du début à la fin de mon combat. Nous, nous sommes venus ici annoncer la révolution de la classe politique congolaise. Il y en a maintenant ceux qui doivent aller dormir dans les nattes ; ils ont fait leur temps. Tenez, le Roi Pélé ! qui était meilleur joueur au monde plus que lui ? Mille buts ! Le Maradonna ! Est-ce qu’il joue encore à la coupe du monde ? Nous devons remplacer la classe politique. Hier c’était Wendo Kolosoy ; Nico Kasanda, Franco Luambo Makiadi. Aujourd’hui c’est Fabrecas, Ferré Gola, Fally Ipupa, Barbara Kanam. Je vais le dire combien de fois ? Il y aura de nouveau rythme politique dans ce pays, c’est mon combat.

D’ailleurs, le gens me dise, Bitakwira vient d’où ? Je suis un envoyé des Africains conscients pour venir transformer ce pays. Et ceux qui chantent matin, midi, soir qu’ils sont les plus opposants ; ils sont les moins opposants de tous et seront jugés par le tribunal national pour faire tuer les gens gratuitement depuis Mobutu, encore le 19 septembre sans apporter la moindre solution aux problèmes. Le problème c’est ne pas le déchirement de ce pays, la solution c’est la stabilité de ce  pays. On a manipulé les Libyens, où est la Libye aujourd’hui ? Ce pays est devenu un lambeau, et c’est parti de Bengazi. Il y en a ici, les Congolais qui veulent que ça parte de Kinshasa, eux disparaitront avant que le Congo ne  disparaisse. C’est ça mon combat !

Valentin  Vangi (Président de la société civile Kongo central)

Notre point de vue était simple, c’est-à-dire que nous avons compris que la Ceni se trouve devant une contrainte technique et donc ; qu’il faudrait passer par là. Mais, nous avons rappelé également que nous sommes entrain de vivre dans une période très particulière qu’il faudrait tenir compte également de contraintes socio-politiques et qu’il y a de gens qui sont entrain de travailler sur la psychologie mentale des gens qui pourraient faire que si l’on ne prend pas de dispositions, nous pouvons avoir un Accord qui risque encore d’attiser le feu sur le plan national et cela engendrerait du désordre. Et donc, notre  point de vue est simple. Nous avons demandé que la Ceni voit dans la mesure du possible, ils ont parlé de compression des dates, ils peuvent arriver davantage si au lieu d’arriver au mois de novembre 2018, nous pouvons avoir des élections présidentielles un peu avant ça ! ça serait salutaire pour la nation, mais aussi pour l’institution et touote la classe politique . Au dialogue, nous ne décidons pas pour nous-mêmes ; ici, nous sommes rassemblés pour la République toute entière. C’est ça la position de la société civile que nous avons présentée ; nous avons souhaité qu’on revoie les dates ; nous faisons confiance à l’intelligence du Président Nangaa et son équipe, qu’ils voient quelles sont les opérations qu’on peut faire pour permettre à ce que les dates soient réduites pour que nous puissions avoir, avant novembre 2018, l’élection présidentielle. Ça serait salutaire et ces élections vont apporter la paix et le développement dans notre pays.

Pour nous,  nous pensions au premier trimestre avant juin 2018 ça serait l’idéal. Ce qui est mieux ça serait d’avoir les élections en décembre 2017. Maintenant qu’on nous parle des contraintes techniques qui sont têtues, qui sont réelles mais on peut concéder 4 à 5 mois encore, soit au début de l’année 2018 qu’on peut avoir des élections. Ça rassure tout le monde parce que cet Accord ne concerne pas seulement nous, mais il faudrait avoir un accord auquel toute la classe politique et forces sociales puissent adhérer.

(Pius Romain Rolland  )

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse