Dialogue politique inclusif: Chaudes empoignades sur le choix des trois options

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La Ceni, l’OIF, les experts des Etats-Unis d’Amérique et de la Monusco sont unanimes. Seul le dialogue s’impose, quelle que soit l’option à lever, notamment en ce qui concerne le processus électoral.  La République démocratique du Congo doit détenir le registre de l’Etat civil, pour recenser sa population. Sinon, le problème demeure même au-delà des élections à venir.

La journée de jeudi 8 septembre 2016 n’était pas du tout repos aux dialoguant à la Cité de l’Union Africaine. Outre le président de la Ceni qui a complété son exposé de mercredi dernier,  les participants ont auditionné le Général Sangaré de l’OIF, les membres du gouvernement de la République qui interviennent au processus électoral.

Dans une conférence de presse co-animée par le co-modérateur de l’opposition, Vital Kamerhe et le délégué de la Majorité présidentielle, il a été fait la restitution du débat qui s’est déroulé hier. A en croire Vital Kamerhe qui a co-modéré la plénière, le Président de la Ceni qui a été invité par les participants aux travaux, a fait la présentation générale de tous les points inscrits à l’ordre du jour. Il a été suivi du Général Sangaré pendant les travaux des avant-midi.

Dans les après-midi, les participants ont auditionné les membres du gouvernement qui interviennent dans le processus électoral, notamment les ministres du Budget, des Finances, de l’Intérieur, de la Justice et aussi de la Communication, pour s’expliquer sur les questions liées aux élections.

Dans la présentation, le président de la Ceni a abordé la question électorale sur ses séquences avec trois propositions. La première, ce que l’élection commence par les provinciales couplées des locales, pour terminer par la présidentielle et les législatives nationales ; deuxième proposition, on commence par la présidentielle couplées des législatives nationales et l’on termine par la combinaison de tous les scrutins, le même jour. « La question posée aux participants : quelle est l’option que l’opposition politique, la Majorité au pouvoir et la société civile, puisque cette option qui sera levée par les participants au dialogue va permettre à la Ceni de nous donner le calendrier, dont le chemin critique part du fichier consolidé jusqu’à la publication des résultats », a souligné Vital Kamerhe.

Dans la même optique, Corneille Nangaa a évoqué la question de la sécurisation des élections, avant qu’il ne soit complété par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité. Evariste Boshab qui a insisté sur l’équité et la transparence des élections dont la présence des témoins dans les bureaux de vote ; les observateurs internationaux acceptés et que les résultats après vote sont affichés à la porte du bureau de vote et que les procès-verbaux en témoignent.

Le Général Sangaré en faveur du recensement général

Les participants ont entendu le Général Sangaré pour le compte de l’OIF, qui s’est appesanti sur le fichier électoral. Il a mentionné la conclusion de la réunion  exploratoire et la réunion d’audit de 2015, pour l’actualisation et la fiabilisation des élections. Pour lui, le fichier de 2011 comprenait 450.000 doublons ; omettait 8,5 millions des jeunes majeurs à l’horizon de 2016 ; 1,6 millions de morts. Donc, un fichier qui avait ses avantages et désavantages. L’avantage de ce fichier de 2011 permet d’organiser les élections dans le délai constitutionnel de plus ou moins parce que le chemin critique devrait se décliner au mois de mai ou au mois de juin de la rentrée parlementaire de 2016.

En plus de ce scénario, le Général Sangaré a indiqué le fait de fiabiliser partiellement le fichier. Cette étape permet d’organiser les élections après l’enrôlement, ce qui prendrait 8 ½ à 9 ½ mois maximum avec ses avantages et ses inconvénients. « La troisième option, c’est la refonte de ce qu’on a appelé ici par la révision totale du fichier électoral avec ses avantages et ses inconvénients », a restitué Vital Kamerhe. D’où, l’appel aux délégués de toutes les sensibilités de lever l’option, de l’assumer en vue de permettre à la Ceni de produire son calendrier.

La sécurité électorale, une question complexe

C’est le ministre de l’Intérieur Evariste Boshab qui s’est appesanti sur cette matière. Il a relevé les cas des groupes armés qui sévissent dans la partie orientale du pays, à la frontière avec l’Ouganda, le Sud Soudan et la RCA. En plus de ces cas, l’épineux problème de Beni, Butembo, Lubero et Witsha où les gens meurent chaque jour. Il s’agit également du Sud-Kivu, du Nord-Katanga avec ces groupes armés. Il a évoqué le cas de banditisme urbain « Kuluna » et les villes qui sont mises en exergue, notamment Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Mbuji-Mayi et Bukavu.

«  Il a relevé un autre phénomène qui peut insécuriser les élections, il s’agit des déplacés, des migrants, des sans-abris et des déguerpis notamment dans la province de l’Ituri, Nord et Sud-Kivu et dans le Nord Katanga. Le ministre de l’Intérieur nous a dit que les 9 frontières que nous avons peuvent constituer un avantage, mais deux fois de complication parce que notre armée et notre police de frontière ont des défis à relever quant à ce », a-t-il.

Le patron de la territoriale a été complété par le Général Odimbula, président du Comité qui pilote la sécurisation des élections. Il a indiqué qu’avec 88 milles bureaux de vote, il faut trois policiers dans chaque bureau, il faut au moins 2.640.000 policiers pour sécuriser les élections dont, l’impact budgétaire n’est pas à négliger.

Parlant de financement du processus électoral, Michel Bongongo a fourni le tableau de toutes les dépenses faites en faveur de la Ceni, que ça  soit de son fonctionnement, du processus lui-même et le désintéressement des fournisseurs. Il a été complété par le ministre des Finances, Henry Muland Yav.

Quant à la mesure de décrispation politique, Vital Kamerhe a indiqué que le patron de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba a rassuré aux participants que les amnistiés de 2014-2015 pourront être libérés dès aujourd’hui, notamment 110 personnes au total. « En même temps nous sommes revenus sur la question des détenus politiques et d’opinion dans le cadre de mesures de décrispation qui nous avons exigé et qui se trouvent inclus clairement dans la Résolution 2277, il nous a rassuré que les détenus du Katanga dans la plus part, ils vont connaitre le même cas que les jeunes de Lucha ; il va demander à leurs avocats de lever la mesure d’appel pour qu’ils soient libérés très rapidement », a-t-il mentionné, tout en relevant et en insistant qu’il s’agit des détenus qui ont participé à des meetings politiques, dont le G7 par Mwando Nsimba et Kyungu wa Kumwanza. Ceci dit, pas les violeurs, sous-entendus.

Quant aux chaines de télévisions, une se met déjà en régler avec l’administration du ministère de  la Communication à partir du Katanga, tandis que les autres chaines n’ont pas encore entamé les démarches pour se mettre en ordre sur le plan administratif, nous a communiqué Vital Kamerhe.

(Pius Romain Rolland)

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