Dialogue politique: Edem Kodjo accuse l’UDPS de trainer le pas

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Il existe un accord entre la Facilitation et l’UDPS, après des discussions approfondies, qui reconnaît au parti d’Etienne Tshisekedi la paternité de la liste de délégués de l’Opposition au Comité Préparatoire. Une liste, élargie aux réfractaires, que l’UDPS promet de déposer dans les prochaines heures. Ainsi sera levé le dernier obstacle qui empêchait Edem Kodjo d’installer le Comité Préparatoire. Il estime que l’équilibre du dialogue serait en péril si, à la table de discussions, la sensibilité présidentielle et la société civile étaient au complet, alors que l’opposition se présentait avec des vides dans ses rangs. En attendant le Comité Préparatoire, un Groupe de travail a vu le jour pour préparer les termes de référence du dialogue. Laquelle liste récusée par la société civile étant donné elle comporte de personnalité politique à l’instar de Juliette Mughole, députée nationale élue de Lubero sur la liste MSR avec Jean Chrysostome Vahamwiti.     

 

Le facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue politique en RDC, Edem Kodjo, s’est plaint vendredi que l’opposition congolaise reste divisée sur sa participation au dialogue en ce que l’Udps lui avait promis depuis le 26 mars, de faire une liste commune de l’opposition pour le comité préparatoire. Jusque-là, le togolais se frotte les yeux, toujours rien remis, a déclaré M. Kodjo au cours d’une conférence presse à Kinshasa tenue vendredi 20 mai dans son bureau de l’immeuble Serkas, à la Gombe. « Etienne Tshisekedi avait, de nouveau, promis cette liste pour le 10 mai, après ma deuxième visite à Bruxelles en mai. Mais on est le 20 mai et toujours rien », s’est-il plaint.  Assurant de ne vouloir critiquer personne, le facilitateur estime qu’il faut éviter de donner l’impression qu’on prend tout le pays en otage à cause de l’opposition.

Après un moment relativement long d’éclipse, Edem Kodjo donne des nouvelles du Dialogue politique en RDC, dont il assure la facilitation. Il fait face à de nombreuses difficultés notamment, le retard dans la transmission par l’UDPS de la liste de délégués de l’opposition au Comité Préparatoire. Une liste que Bruno Tshibala, Porte-parole de l’UDPS, s’engage à transmettre incessamment, apprend-t-on de sources dignes de foi.

En attendant, le Facilitateur international venu de l’Union africaine du Dialogue politique censé amener la RDC à des élections démocratiques à bonne date, veut faire avancer les choses. Il pense à la mise sur pieds d’un Groupe de travail (Ndlr  Abbé Donatien Nshole( Cenco); Révérend Pasteur François David Ekofo, Marie Madeleine Kalala(CNC), Jonas Tshombela(CNC), Jérôme Bonso(Recic/Aeta), Maguy Kyala(Forces Vices), Albert Yuma(PEC), Dirk Shaka(Lucha), Jean Pierre Alumaba Lukamaba (diaspora) et Juliette Mughole (députée nationale MSR)  qui sera chargé de définir les points importants à débattre au Dialogue parce que le Comité Préparatoire, dans sa version originale, tarde à se mettre en place. Ce Groupe de travail aura, entre autres tâches, de déterminer les termes de référence du dialogue. C’est-à-dire, imaginer et faire compléter les chapitres du thème principal au processus électoral.  Une fois de plus, Edem Kodjo a brillé par la vacuité du débat. Tout ce qu’il met en avant, c’est la difficulté qu’il a à accomplir sa mission. Dans les milieux de l’UDPS, on rapporte qu’Edem Kodjo ne serait pas l’homme de la situation. D’où, la proposition de lui coller un panel de facilitateurs, composé des Envoyés spéciaux internationaux dépêchés en RDC. La douche froide pour Edem Kodjo qui voudrait rester le seul maître à bord, en dépit de ses limites. «Mais toute demande doit être faite avec beaucoup de lucidité. Cela nécessite un accord avec toutes les parties. On ne peut pas se lever seul et dire moi je veux un panel. Il faut savoir si l’autre en face veut également du panel ». A travers sa réponse à la question d’un journaliste de la radio onusienne, on sent toute la frustration du diplomate togolais qui justifie presqu’aussitôt sa maigre moisson. «Quand on est modeste, on doit toujours parler modestement et considérer qu’on a toujours besoin d’aide. Il faut être objectif. Le Congo est un immense pays avec d’immenses potentialités et d’immenses richesses. Ce n’est pas un petit bagage qu’on m’a mis sur le dos. C’est une lourde charge »,a-t-il reconnu le poids qui pèse sur ses épaules.

Par contre, il s’est rattrapé lorsqu’il affirme s’agissant toujours de l’exigence du parti de Tatu Tshikas sur le panel à lui enjoindre : « Et puis, il y a plusieurs formules de panel. On peut trouver un panel qui vient encadrer, comme disent certains, le facilitateur. On peut imaginer de panel qui vienne soutenir l’action du facilitateur. On peut trouver un panel qui soit une espèce de comité de soutien qui se réunit de temps en temps avec le facilitateur, pose des questions, le facilitateur répond et on essaie de trouver les voies les meilleures pour mener le dialogue à la fin». Après la sortie médiatique de Kodjo, il n’y a toujours pas grand-chose à se mettre sous la dent. Le dialogue fait du surplace pendant que l’atmosphère politique se détériore au jour le jour.

Sans l’Udps, pas de dialogue

Cette phrase à soulever tous les démons de la classe politique congolaise, membres de l’opposition qui dénoncent qu’il n’appartient pas à l’UDPS de gérer la liste de l’opposition. Pour les uns, l’Udps est une coquille vide dont le bilan politique durant 32 ans est largement négatif du fait que ce parti, nonobstant toutes les opportunités qui se sont offertes à lui pour prendre le pouvoir, il s’est toujours discréditer. A cause de l’Udps, les congolais ne peuvent plus parler de leur pays, du processus électoral, fulminent quelques-uns des opposants.

Ci-dessous l’extrait de sa conférence de presse

Mesdames et messieurs, je suis heureux de vous revoir. C’est ne pas une simple formule de politesse. Je crois que ce nécessaire de temps en temps qu’on fasse le point entre deux conférences de presse, je suis tout ce que vous dites chez moi, de bien et de moins bien et on l’accepte parce que c’est la fonction qui veut cela. Vous (Ndlr Journalistes) vous faites votre travail, moi j’essaie de faire le mien, et ensemble on avance je l’espère en tout cas vers nos buts communs. La dernière fois qu’on s’est rencontré ici, j’avais annoncé un peu en grande pompe que le Comité préparatoire allait se réunir incessamment. Je crois même l’avoir dit la semaine prochaine. Mais, j’avoue que le parcours qui devrait amener à cela n’était pas un parcours d’une semaine, c’est un véritable parcours du  combattant. Il faut dire les choses comme elles sont, et appeler les choses par leurs noms. Ç’a été particulièrement difficile et nous continuons du reste à aller à  un cas par cas dans cette direction. Mais, ce que je ne ferai pas c’est de me croiser les bras et d’attendre que tout le processus puisse se fondre. Je continuerai à imaginer toute sorte de solution de sorte que nous puissions toujours aller de l’avant. La dernière fois quand on s’était vu, je vous avais parlé de ce que j’ai trouvé en arrivant ici. Quand je suis arrivé ici, je n’ai pas trouvé un terrain totalement vide. J’avais trouvé qu’il y avait de contacts entre plusieurs partis politiques soient de la Majorité avec partis politiques de l’opposition et j’ai accepté les choses telles qu’elles se présentaient, à savoir que des séances, de discussions avaient eues lieu entre la Majorité présidentielle et l’Udps à Venise, à Ibiza et plus proche de nous à Paris.

Le contact le plus important que moi j’ai eu à vivre c’était celui du 26 mars 2016 qui a eu lieu à Pari autour de l’idée du dialogue. Je vous ai dit ici j’avais été interpellé sur mon rôle. Etiez-vous un envoyé spécial tout simplement ? Ou étiez-vous un facilitateur ? Et les protagonistes qui étaient entre la sensibilité Majorité présidentielle et l’Udps, surtout l’udps insistait pour que d’une manière très claire on me désigne comme facilitateur et que les termes de référence de ma mission soient le plus limpides possible. C’est ce qui a été fait je crois trois ou quatre jours après cette rencontre de Paris. Deuxième cette rencontre de Paris, je vous l’avais dit également, portait sur le dialogue, notamment sur le comité préparatoire. Combien des personnes doivent être dans ce comité préparatoire ? Quelle sera la durée de ce comité préparatoire ? L’ordre du jour de ce comité préparatoire et les termes de référence ? C’est  à dire la mission qu’on attendait qu’assume ce comité préparatoire. Et que le processus électoral devrait faire l’agenda de l’ordre du jour du dialogue. Le comité préparatoire n’était pas le dialogue et nous avions entouré cela de manière très nette et obtenir un accord qui devrait servir de base  à l’élaboration de tout le processus concernant le comité préparatoire. C’est ce que nous avions conclu ! Et quand je suis arrivé ici à Kinshasa après mon séjour parisien, nous avons continué la discussion avec la classe politique ainsi que la société civile.

Du côté de la société civile, je n’ai pas vu beaucoup de difficultés. Le gens de bonne volonté qui pour la plus part de temps très compétent sont passés au bureau, nous avons discuté et chacun a donné son point de vue sur la situation actuelle du pays. Ils ont fait de propositions même. Donc, j’avais une idée claire de ce qu’était la société civile ici et de ce qu’elle voulait. La MP également avait fait état de sa conception de chose et donner la liste de ceux qui devraient la présenter au sein du comité préparatoire.

Rester l’opposition. L’opposition n’était pas unie autour de l’idée de venir ou pas venir au dialogue. Je n’ai pas de leçon à vous faire, vous connaissez mieux que moi. Vous savez que le Groupement G7, le Regroupement dynamique n’ont pas accepté de venir discuter avec le facilitateur. Par contre, l’Udps a accepté de discuter avec le facilitateur. Et c’est ainsi que je vais expliquer le rôle de l’udps qui ne pas très souvent compris par les uns et les autres. L’udps se trouve être la seule formation d’importance, la classe politique à vouloir négocier avec nous ; l’udps se rendait compter du bien et de façon très claire qu’on ne pouvait pas négocier dans n’importe quelle condition. Le deal qui avait été conclu était le suivant, je l’ai expliqué la dernière fois « au comité préparatoire il y aurait 12 places pour la MP, 12 pour l’opposition et 6 pour la société civile. L’udps nous a fait comprendre que dans l’état actuel de chose si jamais on se présentait autour d’une table, il faudrait que l’opposition soit au grand complet ; il ne faudrait pas qu’il ait 12 représentants  de la sensibilité présidentielle ; 6 représentants de la société civile et que l’opposition soit six, huit, neuf ou même 10 parce que le G7 n’est pas venu, parce que la dynamique n’est pas venu. Alors l’udps a proposé, qu’elle doit être maitresse de la participation de toute l’opposition. C’était à elle de composer la liste de l’opposition. Elle n’avait pas si tort que ça ! Parce que les gens ont cru à un moment qu’on lui faisait une faveur particulière. Non! C’est par ce qu’elle voulait premièrement n’est pas être minoritaire autour de la table, être au moins égalitaire avec les autres ; et deux, elle ne voulait pas qu’on l’introduise soit disant  opposants qui n’en sont pas pour combler le vide. Donc,  depuis le 26 mars, l’udps a décidé de prendre tout en main du côté de l’opposition. A-t-elle fait quelque chose, n’a-t-elle pas fait quelque chose ? Ce que moi je sais que depuis cette date, le 26 mars, j’ai demandé la liste de représentants de membres de l’opposition. Une fois elle a été promise, une fois elle n’a pas été remise. Récemment le 04 mai, je me suis précipité à Bruxelles, dans un voyage totalement incognito pour aller voir Monsieur Tshisekedi pour la deuxième fois et essayer d’obtenir la liste de participants au comité préparatoire. C’est uniquement pour ça que j’ai fait ce voyage. Je suis arrivé, j’ai réussi à voir Monsieur Tshisekedi entouré de ses collaborateurs. Nous avons fait un large tour d’horizon, il a répondu à tout ce qui pouvait constituer de questions et de préoccupations. J’ai posé la question au doyen (Ndlr Etienne Tshisekedi), je suis venu prendre la liste. On a tourné autour de cela, nous avons discuté encore plusieurs minutes, et finalement la liste a été promise pour être envoyée pour le mardi 10 mai. Nous sommes aujourd’hui vendredi 20 mai. Pendant 20 jours j’ai attendu liste que je n’ai jamais eue à l’heure qu’il est. Vous avez suivi vous-même hier que Bruno Tshibala a dit que c’est une affaire de 48heures, de quelques. Les heures passent il n’y a toujours rien !

Avant de quitter l’hôtel, nous avons consulté nos appareils, nos mails pour voir si par la force du saint esprit, que l’affaire serait conclue et que nous allions de l’avant. Je n’ai rien eu. Voilà la situation dans laquelle nous sommes. Cette  situation n’est pas très drôle pour qui que ce soit, nous sommes tous embêtés. Il ne faut jamais donner l’impression qu’on arrivera au point où on prend le pays tout entier en otage. Il faut éviter absolument à cela. Moi,  j’évite de formuler la moindre critique à l’encontre des partis politiques et notamment d’un parti que je respecte comme l’udps. Mais, l’impression que nous avons aujourd’hui ce que nous sommes pris en otage et que nous devons à tout prix aller de l’avant. Vous savez la société civile avait été prévue pour être six, j’ai entendu les récriminations de la société civile lorsque je lis vos papiers (Ndlr des journalistes) et la société civile dit comment nous qui sommes importantes, on nous donne seulement six ? J’ai décidé de les porter à dix. Donc, la société civile aujourd’hui dans le comité préparatoire est prévue pour être dix. Ces dix, j’ai la liste, ils proviennent des organisations des religieux; des femmes, des organisations de Droit de l’homme et journalistes sans frontière et tout ça ! Cela représente un panel des gens qui sont de vraies compétences en matière électorale. Je dois l’avouer, parmi les gens qui sont retenus de la société civile, il y a de spécialistes de questions électorales, et d’autres sont spécialistes de toutes choses parce qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont, la société civile est composée de la plus part des  gens remarquables et compétents. Donc, j’ai décidé de les mettre au travail parce qu’on ne peut pas rester en nous tournant les pouces comme ça ! J’ai constitué le groupe de travail de près qui va s’attaquer au travail que le comité préparatoire va faire et ce groupe de travail va se réunir aujourd’hui ce matin de 10 à 11h 30 pour un premier contact. On a fait un large tour d’horizon dans cette salle même et ça va disposer comme ça autour de la table et nous avons abordé toutes les questions qui étaient nécessaire  à ce premier stade de notre premier contact. Et nous avons convenu qu’une prochaine rencontre aura lieu d’une manière officielle en votre présence pour que nous allions de l’avant par ce que je ne peux pas attendre cette liste indéfiniment et courir le risque de n’ai jamais l’avoir.je crois que beaucoup de gens n’ont pas compris que face à cela nous puissions rester bras croisés pour ne rien faire. Alors, je tenais à vous annoncer cela pour dire que selon, le dialogue à commencer ses premiers pas et nous nous n’arrêterons pas en si bon chemin. Il faut que je m’arrête là, parce que vos questions sont plus importantes que mon discours et la réponse que je donnerais à vos questions permettront aux uns et aux autres de voir plus clairs encore. Je vous remercie !

(Pius Romain Rolland )

                     

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