Dialogue national, L. Mende : « Pas d’ultimatum à fixer » Pas d’ingérence extérieure

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*Il n’y a pas d’ultimatum à donner quant à la convocation de la tenue du dialogue national, qui est une action relevant du pouvoir régalien du Chef de l’Etat, afin de régler les problèmes de la communauté nationale congolaise. D’après le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, qui était hier face à la presse, ce dialogue est convoqué pour le peuple congolais dans son ensemble et non pour un seul parti politique comme certains analystes politiques veulent le faire croire

*Au sujet de l’information donnée par Mme Margaret à Rfi, selon laquelle le contingent des Fardc agissant dans le cadre de la Mission des Nations Unies en Rca (Minusca) serait bientôt retiré de ce pays, pour cause de mauvaise conduite dans les violences sexuelles, ceci conduit à se demander si les accusations non fondées de Margaret ne visent-elles pas à faire partir le contingent congolais de Bambari, zone centrafricaine, située le long de la frontière avec la Rdc, pour la rendre poreuse?

Après un temps de silence, Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias et Porte-parole du Gouvernement était hier face à la presse. A ce rendez-vous, il n’a pas manqué de fustiger les propos de Mme Danae Dholakia, Envoyé spéciale du Royaume-Uni pour la région des Grands Lacs. Et ceci, sans oublier le démenti à apporter aux propos de Mme Margaret du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme en RCA.

Au sujet du dialogue, Lambert Mende a expliqué qu’il n’y a pas d’ultimatum à donner quant à la convocation de la tenue du dialogue national, qui est une action relevant du pouvoir régalien du Chef de l’Etat afin de régler les problèmes de la communauté nationale congolaise. D’après le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, qui était hier face à la presse, ce dialogue est convoqué pour le peuple congolais dans son ensemble et non pour un seul parti politique comme certains analystes politiques veulent le faire croire

Il n’en est pas question, a rétorqué le ministre, d’un ton ferme, pour dire qu’on ne fait pas un dialogue pour un parti politique, allusion faite à l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), qui s’affiche en grande posture dans cette voie de solution pour se dire incontournable. Lambert Mende n’entend pas ça d’une bonne oreille. Car, le peuple congolais ne se réduit pas à l’Udps.

«  Nous voulons régler des problèmes de notre communauté nationale et donc, l’essentiel pour nous, c’est que la communauté congolaise dans ses composantes, les plus grandes des Congolais, adhèrent à ce dialogue pour revisiter les comportements. J’espère que tout le monde ira, parce qu’on ne peut faire de la posture…. Mais le dialogue n’est pas convoqué pour la Majorité au pouvoir, le Pprd, l’Udps. C’est pour le peuple congolais. C’est justement pour cette raison que le Président de la République a reçu notamment la société civile », a affirmé Lambert Mende, avant de souligner que le Joseph Kabila est le seul à prendre cette décision. Et c’est parce que ça dépend de lui : « que tout le monde est suspendu sur ses lèvres ou son bic lorsqu’il va signer le document qui va convoquer le dialogue »

Mme Danae Dholakia tombe très bas

C’est une attitude peu diplomatique de la part de cette haute fonctionnaire de la Grande Bretagne. Ce que le porte-parole du Gouvernement a qualifié d’une véritable bizarrerie dans les relations entre les Etats. La dame a pêché en se trompant de cibles et en confondant la République démocratique du Congo, pays indépendante, à une sous-tutelle européenne. Non, c’est révolu, a dit le ministre, qui s’est inscrit en faux contre les attitudes des maîtres chanteurs qui finissent toujours par noyer leurs promesses d’appui financier au processus électoral dans des conditionnalités oiseuses et fumeuses à la limite du mépris et qui ressemblent fort à des actes de pénitence sans confession.

Mais ce quoi, ce pêché porté mondialement avec l’appui de la radio mondiale, Radio France internationale (Rfi) ? C’est que la dame aurait déclaré que son pays s’apprêterait à revoir sa coopération avec la Rdc si le calendrier électoral n’était pas respecté, s’il y avait détérioration de la situation liée à un report des élections et s’il y avait une révision de la Constitution.

Ce qui sonne très mal pour la Rdc. Des conditions qui ne tiennent pas et que l’on peut pas accepter et qui pourraient même amener à ce que l’on se passe de l’aide anglaise s’il va réellement venir, lorsqu’on se rappelle qu’en 2011, la Rdc avait elle-même contribué à ses propres élections à la hauteur de plus de 90 %, pendant que plusieurs promesses faites par l’Occident n’ont pas été tenues.

Et donc, ce chantage de mauvais goût n’honore pas et ne peut venir d’un partenaire de taille comme la Grande Bretagne. A la place, dit le ministre, ce qui préoccupe les Congolais à cet égard, c’est de savoir si ce le partenaire anglais est prêt à mettre à contribution pour soutenir le programme de développement de la démocratie participative élaborée souverainement par eux-mêmes.

Margaret a menti Rfi

La Radio France internationale a menti en diffusant sur ses antennes que le contingent des Forces armées de la Rdc (Fardc) agissant dans le cadre de la Mission des Nations Unies en Rca (Minusca) serait bientôt retiré de ce pays en difficulté, pour cause de mauvaise conduite dans les violences sexuelles. Ceci suite à une décision du Conseil de sécurité de l’Onu. Ce qui est faux, a démenti le porte-parole du Gouvernement congolais, qui a affirmé qu’il y a un entretien entre le chef de l’Etat et le Secrétaire général des Nations Unies, mais qu’il n’y a eu rien de tel dans leur échange. A en croire le ministre, les deux grands hommes de la planète ont parlé de tout sauf de la question des troupes congolaises en Rca. Alors, d’où vient cette accusation gratuite lorsqu’on sait que les Congolais sont bien appréciés en Rca pour leur bravoure et courage d’affronter les coins les plus redoutables, tenus par les Seleka ou encore par les Balaka, qu’aucune force étrangère à Bangui n’ose approcher, même la mission française « Sangaris », se fait toujours accompagner dans la plupart de ses déplacements par les Fardc ?

Le ministre trouve que c’est une certaine Margaret du bureau des droits de l’homme de la Minusca, une collègue de M. Scott Campbell, qui a eu maille à pâtir avec le Gouvernement congolais, qui est à la base des accusations portées contre les Fardc. Un peu comme pour se venger de son collègue, parti de la manière que l’on sait. «  Je parle des Fardc en connaissance de cause parce que personne n’a jamais été en mesure d’identifier le ou les auteurs des viols imputés aux éléments de nos forces armées. Ni la fameuse dame Margaret, qui dans une dénonciation peu crédible n’a évoqué que des surnoms d’individus sans plus pour permettre une identification des personnes en question », a fait savoir le porte-parole du Gouvernement, soulignant que les présumées victimes des viols en question ont démenti en bloc les allégations de dame Margaret qu’aucune autre source au sein de la Minusca n’a pu corroborer auprès des quatre magistrats militaires congolais, dépêchés en Rca à ce sujet.

Etonnant. Cependant, dit Lambert Mende, les éléments des Fardc déployées en Rca ont peut-être commis des actes répréhensibles pendant leur mission dans ce pays, mais que rien ne permet d’affirmer qu’ils se soient rendus coupables de ces abus sexuels dont Rfi a fait ses choux gras ces dernières 48 heures, avant de dénoncer ce qu’il a qualifié de campagne de dénigrement des forces armées de la Rdc par cette dame, qui use de ses fonctions pour régler des comptes à la Rdc. Malheureusement, c’est une épée dans l’eau, car les Congolais ont finalement compris le message de leurs détracteurs.

Par ailleurs, admettons que les allégations portées contre les Fardc soient vraies, mais pourquoi, s’interroge le Gouvernement congolais, chercher à sanctionner tout le contingent au lieu de sanctionner l’auteur du viol ? Cette injustice laisse court libre à se demander si les accusations non fondées de Margaret ne visent-elles pas à faire partir le contingent congolais de Bambari, zone centrafricaine, située le long de la frontière avec la Rdc avec une longueur de plus de 1600 kilomètres, que les Fardc doivent sécuriser ? Car, si la zone frontalière entre la Rdc et le Rwanda qui est juste de 100 kilomètres est à la longueur des journées sujettes à problème, a fortiori celle avec la Rca qui est seize fois plus longue ?

(Yassa)

 

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