Dialogue national: L. Mende appelle au respect de la volonté du chef de l’Etat

par -
0 540
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

C’est encore un vide qui s’affiche en gros plan sur la tenue ou pas du Dialogue national, dont les consultations initiées par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, à qui revient le dernier mot sur la faisabilité dudit dialogue, ont payé.

Face à la presse le vendredi dernier, le porte-parole du        Gouvernement, Lambert Mende, a appelé au respect de la volonté de l’Elu de la Nation, allusion faite au président de la République. Car, dit-il : «  c’est lui qui va nous dire si le dialogue aura lieu.Tant qu’il ne l’a pas encore dit, nous sommes forcés de dire si dialogue il y aura. Peut-être qu’il y aura dialogue, peut-être qu’il n’y aura pas dialogue. C’est à lui de décider et pas une autre personne »,  a indiqué le ministre congolais des Médias et de la Communication, porte-parole du Gouvernement.

Le secret du chef

Si dialogue y aura, et s’il faut s’en tenir aux mots du porte-parole du Gouvernement, celui-ci ne connaîtra pas la médiation internationale comme plusieurs ténors de l’opposition l’ont fait entendre au travers des médias interposés. D’autant plus que cette rencontre est une initiative nationale et n’engage que les acteurs politiques congolais, qui ne sont pas en conflit mais, en simple divergence d’opinions. Quoi de plus normal dans une société démocratique.

Ici, précisons le, personne ne connait ni le lieu, ni le jour de la convocation de cette rencontre. Seul le chef de l’Etat maîtrise tous les contours et au moment venu, il communiquera là-dessus. C’est dans son secret. Ce qui ne sert vraiment à rien de spéculer. Les agitateurs et observateurs devront prendre leur mal en patience. Car, il est dans les attributions du chef de procéder à ce genre de rencontre et pour ce cas d’espèce, il en reste le maître.

Ainsi, continuer à crier tout haut à une médiation comme si celui qui convoque ce dialogue avait reçu des injonctions de l’extérieur, ce n’est pas connaître ou mal connaître Joseph Kabila, jaloux de la souveraineté de son pays. Se cramponner sur cette position et faire de cette médiation, c’est rêver debout, alors que le dialogue est une initiative interne et constitutionnelle. C’est carrément de la mauvaise foi, si pas de la confusion pour ces acteurs politiques, qui brandissent l’Accord cadre d’Addis-Abeba comme soubassement de cette rencontre nationale, mieux justifier la convocation dudit dialogue.

On ne le dira jamais assez. L’accord de la Conférence internationale de la Région des Grands lacs (Cirgl) règle les conflits qui existeraient entre Etats de cette sous-région et non entre les individus d’un pays. Et ça, personne ne l’ignore. Cependant, pourquoi demander à l’Etat de s’appuyer sur ce fameux cadre pour convoquer ce dialogue ? De même pour ce qui est des bons offices, qui n’est pas non plus à confondre à une médiation.

Enfin, en un mot comme en milles, le dialogue national, dont les consultations initiées par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui n’a été forcé par personne, ou l’organiserait sous pression extérieure, est une démarche interne, de la compétence nationale. Et pour ça, précise le porte-parole du Gouvernement, il n’y a des injonctions à ne recevoir de personne. C’est révolu, s’il y a encore des Congolais qui continuent à caresser dans leur esprit le paternalisme occidental, et qu’à chaque moindre petit pas de la vie, l’on doit se faire assister. Il y a de ces choses que l’on peut affronter seul. C’est aussi question de la dignité et du respect d’un Etat ou d’un peuple.

Un rapport de trop

C’est un rapport de trop à comprendre le porte-parole du Gouvernement, qui en abordant la question relative aux conditions dans lesquelles les Congolais de Kinshasa, victimes de l’opération « Mbata ya mukolo », initiée par les autorités brazzavilloises. Pour lui, cette question est déjà sur la table de négociation avec les autorités de deux rives. Et pour ça, a dit le ministre L. Mende : « … nous n’avons pas eu besoin d’Amnistie internationale pour savoir qu’il y a eu des choses totalement  inqualifiables qui se sont passées au Congo Brazzaville lors de l’expulsion de nos compatriotes… à l’issue des travaux de la commission mix te, s’il y a des plaintes, elles seront posées, nous n’avons pas besoin de l’Amnistie internationale pour cela », précisant que la commission mixte n’a pas encore mis fin sur ses travaux pour établir déjà un bilan. Les conclusions de cette commission mixte prendront aussi la mort du leader Enyele.

Le porte-parole du Gouvernement a exhorté l’assistance à prendre son mal en patience en attendant que la commission mixte, mise en place par les deux pays concluent ses travaux, avant de les rendre public.

C’est sur ce ton que Lambert Mende a abordé la question de la tournée du président, François Hollande, soulevée par un journaliste. En y répondant, le porte-parole du Gouvernement congolais, visiblement fier de son pays et de son émergence démocratique, a déclaré que le président français n’a pas de bons ou de mauvais points à donner aux présidents africains. «  Ce sont des Etats comme la France, souverains, qui font leur lit comme ils entendent dormir…on ne démocratise pas les pays africains pour faire plaisir à M. Hollande ou à au Gouvernement français,… La démocratie au Bénin, c’est pour le peuple béninois, la démocratie au Cameroun, c’est pour le peuple camerounais. En tout cas, la démocratie en République démocratique du Congo, c’est pour le peuple congolais », a insisté le ministre, avant de s’insurger et condamner cette attitude paternaliste. Le seul, a-t-il martelé  «  à donner de bons points et de mauvais points, ce sont les peuples africains, le seul donner de bons points et de mauvais points aux leaders congolais, c’est le peuple congolais et pas quelqu’un qui viendrait de l’extérieur… », dit-il, avant de s’abstenir de tout commentaire sur la réaction des Camerounais et Béninois sur cette tournée française.

La Rfi a pêché

C’est un empressement de mauvais goût auquel la Radio mondiale s’est livrée alors qu’il ne fallait pas. Radio France internationale a cité des noms de certains dignitaires et acteurs politiques congolais, qui selon elle, seraient concernés dans le dossier entamé par le conseiller du Chef de l’Etat chargé de la lutte contre le blanchiment des capitaux et lutte contre la corruption auprès du Procureur général de la République. Alors qu’en réalité, il n’y a eu aucun nom cité dans la démarche du Conseiller Luzolo Bambi, d’autant plus qu’il s’agissait d’une transmission simple d’un certain nombre d’informations.

Explicitant le fait, le porte-parole du Gouvernement a rappelé ici que le président de la République ne dépose pas de plainte. C’est la première autorité du pays. C’est la première institution du pays. « Le président de la République reçoit un certain nombre d’informations au niveau du Conseiller spécial qu’il a institué auprès de lui, pour l’aider à gérer certaines questions. Et pour ça, le Parquet général est le partenaire idéal, à qui l’on transmet ces informations, pour vérification et contre-vérification, sans porter atteinte à la présomption d’innocence », a expliqué le ministre, avant de dire ceci : « Ce qui est contestable, c’est ce que vos collègues ont fait, d’aller citer des noms. En le faisant, vous donnez en pâture comme ça des hommes politiques à l’opinion, puisque déjà lorsque vous dites que quelqu’un est poursuivi, alors qu’en réalité il s’agit d’une simple dénonciation par le Procureur général de la République, parce qu’il n’y a eu aucune enquête, …. Vous vous empressez à donner des noms, vous risquez de tomber sous le coup de la dénonciation calomnieuse… on peut vous poursuivre tout Rfi, que vous êtes ».

A en croire le ministre, qui a condamné le sensationnel alimenté sur cette affaire, ce n’est pas aussitôt qu’une dénonciation se transforme en accusation. Et donc, il faut attendre que le Parquet se prononce, communique à l’opinion, avant de transmettre à des institutions compétentes qui pourront à leur tour condamner. Et même si elles condamnaient, dit le ministre, les incriminés s’il en y aura, seront toujours innocents jusqu’à ce que la Cour décide qu’ils ont réellement les actes reprochés.

(Yassa)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse