Dialogue national inclusif: L’Allemagne responsabilise les Congolais

Une vue de l’Ambassadeur Georg Schmidt après l’échange avec les journalistes
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Pendant que d’autres partenaires bi et multilatéraux de la République démocratique du Congo s’illustrent par des injonctions et autres remontrances à l’endroit des autorités congolaises, l’Allemagne, à travers son Directeur régional pour l’Afrique sub-saharienne et le Sahel au ministère allemand des Affaires étrangères, a indiqué que c’est important d’avoir un dialogue avec une certaine inclusivité et il appartient aux Congolais eux-mêmes de se prononcer là-dessus. Il a refusé de comparer la Rd Congo à d’autres pays de la Région des Grands Lacs comme le Burundi, le Rwanda ou le Congo-Brazzaville, disant que chaque pays a ses particularités.

M.Georg Schmidt, Directeur régional pour l’Afrique sub-saharienne et le Sahel au ministère allemand des Affaires étrangères, a bouclé hier sa troisième visite en République démocratique du Congo, par un échange avec quelques journalistes locaux. C’était dans la commune de la Gombe, en la nouvelle résidence de l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Rd Congo. Une visite qui, selon lui, s’est déroulée dans la plus grande inquiétude, à cause de l’impasse politique aggravée par les événements du 19 et du 20 septembre 2016. Selon lui, le but était d’attirer l’attention de tout le monde sur le fait que l’on consacre beaucoup d’énergies, beaucoup de temps et de moyens sur Kinshasa, pendant qu’il ne faut pas perdre de vue la situation très difficile que traverse la population de l’Est de la Rd Congo.

Au cours de sa visite, il a dit avoir rencontré les membres du Gouvernement de la République, les partis politiques de l’opposition et de la Majorité Présidentielle, la société civile, les représentants des institutions internationales engagées dans la résolution de la crise en présence. Son agenda prévoyait l’abord avec ses interlocuteurs, de la situation de l’heure et les issues de la crise. Car, est-il persuadé, pour que les conclusions du dialogue soient acceptées de tout par monde, ce grand rendez-vous entre Congolais doit trouver des solutions à un problème de fond.  Dans sa brève introduction, l’émissaire allemand a expliqué que son pays demeure un partenaire incontestable de la Rd Congo, avec environ 200 millions de dollars Us d’investissements. Et ceci traduit le grand intérêt que suscite le développement de la Rdc.

C’est alors qu’il a condamné tous les actes de violences. Il a tout de même noté une responsabilité pour les forces de sécurité. Celles-ci doivent utiliser la force dans les proportions mondialement acceptées. A ce sujet, le Gouvernement a toujours répondu que la police a fait face à une bande d’émeutier, qui n’avait rien à la marche pacifique, dont le but était de piller et d’incendier certaines propriétés privées et publiques. C’est à ce titre qu’un Libre blanc a été produit par le vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur, qui détaille comment ces actes ont été bien organisés et coordonnées par leurs initiateurs. Et ce, avant de conseiller qu’il faille toujours garder ouvert l’espace d’expression publique. Car, rétrécir cet espace n’a jamais été une solution. Il a par la suite appelé au maintien de l’Etat des droits et au respect des droits de l’homme.

Pour lui, en effet, c’est important d’avoir un dialogue avec une certaine inclusivité et il appartient aux Congolais eux-mêmes de se prononcer là-dessus. Et pour être accepté, il faut trouver une masse critique. Ce dialogue doit rester dans l’esprit de la Constitution, pour une alternance apaisée. Et de renchérir que la situation est très urgente, parce qu’il y a peu de temps qui nous sépare du mois de décembre. Raison pour laquelle il pense l’après-douzième mois pourrait s’avérer une période de crise et fortement contestée. Voilà pourquoi il faut tout faire pour éviter le pire. Car, s’il n’y a pas d’accord de fond, c’est comme si l’on aura rien fait. C’est ici qu’il faut préciser que même si l’accord est signé sans le Rassemblement, ce dernier peut toujours revenir, au moment qu’il veut, afin d’apposer sa signature.

On attend la réunion du conseil de l’Europe

Envoyé en Afrique pour prendre la température de la situation tant politique qu’humanitaire, afin de permettre à Berlin de se prononcer en connaissance de cause, l’Ambassadeur Georg Schmidt a donné les positions de son pays en rapport avec certaines questions de l’heure. Il s’agit notamment de l’intransigeance de la communauté internationale vis-à-vis des autorités congolaises, pendant que Paul Kagame, Denis Sassou Nguesso, Nkurunzinza, etc. ont tripatouillé leurs lois fondamentales respectives, et les choses se déroulent sans gêne.

Concernant le Burundi, il a dit que l’Allemagne a suspendu une partie de son aide, avant d’insister sur le fait que chaque pays a sa propre situation. Il a poursuivi que son pays n’est pas en faveur de tel ou de tel autre président, surtout que c’est aux Congolais eux-mêmes d’en décider. Mais l’Allemagne est pour des solutions acceptées, pour éviter que le pays ne sombre dans un chaos. Pour lui, s’il y a des sanctions qui seraient prises à l’instar des Etats-Unis d’Amérique, il faut attendre le conseil de l’Europe qui se réunira le 17 octobre prochain.

(JMNK)

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