Dialogue national: Des questions électorales au centre

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  1. Mbikayi fustige les opposants qui refusent de répondre à l’appel du Chef de l’Etat

*L’actualité politique en République démocratique du Congo gravite autour des consultations que le chef de l’Etat a débuté depuis la semaine dernière, prélude au dialogue national qui doit se tenir incessamment. Les délégations des partis politiques qui se sont entretenues avec le Président Joseph Kabila Kabange, ont toutes exprimé la nécessité et l’importance de placer les questions électorales au centre du dialogue souhaité par la majorité des acteurs politiques afin que la période des élections soit apaisée

*Au sortir de l’entretien avec le Chef de l’Etat, Stève Mbikayi, initiateur de la «Nouvelle classe politique et sociale», dit avoir répondu à l’appel du Président de la République pour défendre sa position en qualité d’opposant nationaliste, tout en ajoutant qu’il n’est pas venu pour faire allégeance au Chef de l’Etat. Il a qualifié d’irresponsables les acteurs politiques qui répondent à la convocation des ambassadeurs et refusent de répondre à l’appel d’un Congolais, en l’occurrence le Chef de l’Etat, pour parler des affaires congolaises

C’est depuis le lundi 1er juin 2015 que le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange a débuté les consultations, prélude du dialogue national conformément aux recommandations de l’Accord global d’Addis-Abeba conclu par les 11 Etats de la région des Grands Lacs et par la Communauté internationale et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le Chef de l’Etat a reçu les représentants de différentes confessions religieuses. Et il faut préciser qu’il avait reçu en particulier le Cardinal Laurent Monsengwo, du fait qu’en tant qu’archevêque de Kinshasa, il avait des préoccupations particulières à lui soumettre. Ce dernier a refusé l’offre lui faite par le président Kabila de présider les futures assises de ce dialogue national.

En tout cas, les délégations des partis politiques qui se sont entretenues avec le Président Joseph Kabila Kabange, vendredi 05 juin au Palais de la nation, à Kinshasa, ont toutes exprimé la nécessité et l’importance de placer les questions électorales au centre du dialogue souhaité par la majorité des acteurs politiques, afin que la période des élections soit apaisée.

Stève Mbikayi, un opposant réfléchi

L’opinion nationale et même internationale s’étonne du fait qu’une bonne frange des partis politiques de l’opposition refusent de rencontrer le Chef de l’Etat. Ayant toujours dans leur tête d’idée d’un glissement en faveur du président de la République. Alors que dans un passé récent, ils étaient les premiers à réclamer à cor et à cri la tenue du dialogue national recommandé par l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Aujourd’hui, ils font tout le contraire. Cette attitude irresponsable de volte-face n’honore pas l’opposition politique.

Cependant, parmi les opposants, il y a certains qui ont un caractère réfléchi et foncièrement responsable. C’est par exemple M. Stève Mbikayi, initiateur de la « Nouvelle classe politique et sociale ». Au sortir de l’entretien avec le Chef de l’Etat, il a dit avoir répondu à l’appel du Président de la République pour « défendre sa position en qualité d’opposant nationaliste », tout en ajoutant qu’«on n’est pas venu ici pour faire allégeance au Chef de l’Etat», avant de qualifier « d’irresponsables » les acteurs politiques qui répondent à la convocation des ambassadeurs et refusent de répondre à l’appel d’un Congolais, en l’occurrence le Chef de l’Etat, pour parler des affaires congolaises.

Il a déclaré être disposé à participer au dialogue proposé par le Chef de l’Etat si celui-ci est différent des Concertations nationales. Pour que ce dialogue soit différent des concertations nationales, Stève Mbikayi a proposé la mise en place d’une commission préparatoire constituée des membres de l’opposition et de la majorité présidentielle aux fins de débattre, sans tabous, de toutes les questions qui fâchent. Il a souhaité voir un grand nombre d’opposants être impliqués dans le processus en cours.

Stève Mbikayi s’est, par ailleurs, dit opposé à l’ingérence des étrangers dans les affaires des Congolais et surtout dans l’organisation des élections qui sont, selon lui, un symbole de souveraineté nationale. C’est dans ce contexte qu’il a proposé la création d’une « caisse de solidarité » pour renflouer le budget de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour ne pas recourir à l’assistance de l’étranger.

C’est ici qu’il faut pleinement donner raison à M. Stève Mbikayi, lorsqu’il fustige certains ténors de la classe politique qui courent dans les chancelleries pour aller chercher le pouvoir. Alors que ces chancelleries-là n’appréhendent pas toutes les réalités congolaises. Non, il faut qu’ils comprennent une fois pour toutes que si un jour où ils ont le pouvoir, c’est pour contribuer au bien-être du peuple congolais et non pour satisfaire les chancelleries occidentales ou autres.

Quant au Coordinateur national de l’ «Alliance pour le développement et la République », Gérard Tumba, il a indiqué avoir démontré au Chef de l’Etat la nécessité d’organiser le dialogue pour le bien et l’intérêt de la nation. «La période des élections doit être une période apaisée. Pour cela, dans une posture tout à fait républicaine, les Congolais doivent se parler », a-t-il déclaré, ajoutant que «la question du calendrier électoral qui est global pour le moment doit muer pour devenir consensuel, parce que telle est la demande formulée pour un grand nombre».

A la question de savoir qui doit piloter le dialogue, Gérard Tumba a dit que le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé à Martin Kobler de mettre ses bons offices à la disposition de toutes les parties prenantes pour faire en sorte que la voie aux élections soit balisée. «Ce n’est pas à lui de les organiser. C’est une activité souveraine», a-t-il précisé, estimant que « c’est aux Congolais d’organiser leur dialogue et de prendre à témoin la communauté internationale. «Nous avons dit au Chef de l’Etat que le dialogue inclusif est incontournable », a-t-il conclu.

Arthur Zahidi Ngoma : « faire le dialogue avant les élections »

Un autre opposant qui a été reçu par le Chef de l’Etat est l’ancien Vice-président de la République Arthur Zahidi. Le Président du cartel «Forces du futur», a déclaré que «nous sommes-là pour vous dire que nous devons faire ce dialogue avant les élections», a-t-il dit, indiquant que «nous devons faire quelque chose pour qu’il n’y ait pas une chose qui soit un motif de conflit».

En réponse à une question de la presse, il a lancé : «je ne vois pas comment un homme politique peut être contre le dialogue. Même si vous prenez une kalachnikov à la fin de fin, vous allez finir par un dialogue».

L’appréhension de l’opposition n’est pas fondée

Ce désaccord au sein de l’opposition politique gêne beaucoup plusieurs de leurs militants. C’est pourquoi certains acteurs de ce bord politique sont d’avis qu’ils tiennent un « pré-dialogue » pour pouvoir harmoniser les vues. Et ce désordre les dessert aux yeux du peuple congolais qui se pose la question de savoir ce que veulent réellement les opposants. Dire une chose et son contraire est une attitude irresponsable qui caractérise souvent des gens irresponsables qui n’appréhendent pas leur avenir.

Leur appréhension en vue du « glissement » n’est pas fondée dans la mesure où tout est fait pour le respect strict tant de la Constitution que des délais électoraux consacrée par la Loi fondamentale.

Comme tout le monde qui est reçu par le Chef de l’Etat l’affirme, le dialogue n’a qu’un seul centre d’intérêt, les élections. Personne n’a dit aux opposants qu’il y aura une autre période transitoire. Tout cela ne sort que de leur imagination féconde. Ils doivent savoir également que le dialogue est une culture politique permanente. Le refuser est une preuve de manque de culture politique.

L’Avenir     

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