« Dialogue National » : André-Alain Atundu précise

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« L’implication de la communauté internationale ne déresponsabilise pas le Chef de l’Etat (…)»
Depuis l’annonce de la tenue du « Dialogue National inclusif », il ne passe pas un jour en République Démocratique du Congo sans que les politiques congolais émettent leurs avis sur ce forum ô combien important pour l’avenir du pays. Le tout dernier et non le moindre, se nomme, André-Alain Atundu Liongo, porte-parole de la Majorité Présidentielle qui, tout en définissant chaque termes entendus par si, développés par-là, a donné la position de sa plateforme politique sur la question de l’heure dans son adresse du 4 décembre 2015.

Plusieurs sujets ont été évoqués dans son allocution devant la presse de toutes les sensibilités politiques. Mais de prime à bord, il a tenu à convier ceux de la classe politique hésitants à répondre positivement à l’appel de la patrie devant le risque.
Prenant le taureau par les cornes, l’Ambassadeur Atundu a regretté qu’à l’approche d’un grand rendez-vous avec l’histoire du genre Dialogue national inclusif occasionne des surenchères de la part de certains acteurs politiques. Et a-t-il craint qu’ils poussent le bouchon trop loin au risque de prendre l’ombre pour la vraie proie.
N’ayant pas suffisamment le temps d’écouter toutes les voix qui se sont manifestées après le discours du Chef de l’Etat annonçant le dialogue, le Porte-parole de la Majorité a dit qu’il a retenu les recommandations de deux acteurs majeurs de l’opposition. Pour le premier, a-t-il cité, Bruno Mavungu de l’UDPS, « il a solennellement affirmé que si des problèmes existent, subsistent ou surviennent dans la phase préliminaire, le dialogue est justement le lieu et le moment indiqué pour poser ces problèmes ». Paraphrasant le second, en l’occurrence le Porte-parole Kapika qui a préconisé de saluer tous les signaux positifs et de dénoncer tous ceux qui sont négatifs. Et à André-Alain Atundu d’affirmer à ce sujet que « les spéculations négatives et malveillantes autour du communiqué de l’UDPS relèvent de la volonté de saboter le dialogue qui doit justement aboutir au consensus à la poursuite duquel nous sommes tous engagés ».
« Le Président n’entend pas agir d’une façon unilatérale »
A ce stade, le Porte-parole de la Majorité Présidentielle a tenu à signaler à l’opinion que le discours et les modalités pratiques annoncées par le Chef de l’Etat ne sont pas une surprises pour tous les acteurs de la vie politique congolaise et corps diplomatique.
Le Président Kabila n’entend pas à agir de façon unilatérale, et donc, a-t-il enchainé, « la co-modération ou la facilitation internationale ne devrait plus poser de problème ».
Se référant aux textes qui légitiment la convocation du dialogue notamment, la constitution de la République, l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2098 des Nations Unies, « l’implication de la communauté internationale ne peut en aucun cas signifier ou aller jusqu’à la déresponsabilisation du chef de l’Etat et à la substitution pure et simple des institutions de la République », a déclaré l’Ambassadeur Atundu, avant d’ajouter que « le Facilitateur international est d’abord un témoin privilégié qui pourrait jouer le rôle d’entremetteur, c’est-à-dire, un go between en cas de besoin ».
Et de souligner qu’il n’est nullement pas question d’une quelconque abdication du Président de la République ou d’une substitution des institutions de la république pendant le dialogue.
L’Etat-Eglise : une relation non confessionnelle qui place l’église au-dessus de l’Etat (…)
Faisant le point sur la nature des relations avec les confessions religieuses, le Porte-parole a commenté tout d’abord l’article premier de la constitution qui stipule que la République Démocratique du Congo est un Etat laïc qui doit avoir un comportement équitable envers les différentes confessions religieuses. Pour lui, le rôle social de celles-ci dans l’encadrement moral et social du citoyen congolais, partenaire socio-politique afin d’éviter tout malentendu préjudiciable au citoyen aux institutions.
Et d’indiquer que, « ce partenariat n’est pas une relation confessionnelle qui place l’église au-dessus de l’Etat et où le point de vue de l’église sur une question socio-politique a une valeur dogmatique et une autorité péremptoire ».
Contextualisant le moment que traverse le Congo Démocratique, le Porte-parole de la MP considère qu’il n’est pas constructif pour la cohésion nationale que l’église quitte la chaire de vérité pour plonger corps et biens dans les méandres et les jeux politique au lieu de rappeler aux gouvernés et gouvernants, les valeurs religieuses qui fondent la vie et qui doivent caractériser les hommes politiques dans leurs combats. A son sens, la convocation du dialogue national inclusif se situe dans la quête d’apaisement politique et de cohésion nationale.
Onassis Mutombo

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