Dialogue : Comité préparatoire bloqué

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Et si Edem Kodjo nous écoutait?

*Le chronogramme projeté par l’ancien Premier ministre togolais, facilitateur international, pour la tenue effective du dialogue politique inclusif congolais n’a pas été respecté. Le comité préparatoire aurait dû voir le jour il y a trois semaines. Rien ne bouge à l’horizon. Principale cause du blocage: La difficulté pour la composante opposition de se mettre d’accord sur la désignation de ses 12 délégués dans le comité de 30 membres. Pourtant, il existe une solution efficace pour faire sauter  le bouchon et avancer. La voici.

*Edem Kodjo a limité la composition du comité préparatoire à 30  membres à raison de 12 pour la MP, 12 pour l’Opposition et 6 pour la Société civile. Ce nombre n’est pas immuable. Aucune disposition légale ne l’oblige à rester dans ce format. Partant, le facilitateur du dialogue politique qui se veut inclusif peut augmenter le quota de l’Opposition sans que le monde ne s’arrête. Il pourrait doubler la part de l’opposition qui compterait ainsi 24 délégués. Dans cette nouvelle formule, l’Udps et alliés en compteraient 12, puis les 12 autres sont redistribués entre les autres partis politiques de l’Opposition. Par ricochet et par souci d’équilibre, le quota de la MP doublerait également. De même pour la société civile

Les prétentions de l’UDPS sont à l’origine du blocage.  Le parti d’Etienne Tshisekedi a, de manière constante, fait valoir son hégémonie dans l’opposition  pour s’attribuer les 12 délégués.  Bruno Mavungu, son Secrétaire général, a fait savoir aux partis politiques se disant de l’opposition que le quota de 12 revenait exclusivement à la seule Udps et ses alliés. Ce qui a mis le feu aux poudres et lui a valu des tirs en cascade de la part des ténors de l’opposition congolaise. De ce fait, la liste harmonisée de cette composante n’est jamais parvenue à Edem Kodjo qui en a plutôt reçu une multitude provenant de plusieurs partis rendant ainsi difficile le tri. C’est ce qui a conduit la mise sur pied du comité préparatoire dans l’impasse actuelle. Dans ce contexte, le communiqué officiel publié le 18 avril dernier et signé de la main du même Secrétaire général Bruno Mavungu précisant que l’Udps ne s’est pas encore officiellement prononcée sur la question du quota de 12 délégués réservés à l’opposition n’a pas réussi à apaiser les esprits. Ce qui laisse en marge du beau monde.

Ne nous faut-il pas un dialogue inclusif qui intègre toutes les parties prenantes. Tout compte fait, L’Udps ne peut se prévaloir être le seul parti de l’opposition. Ce n’est pas crédible, ce n’est pas réel, ce n’est pas raisonnable. Elle est plus apparente, plus ancienne et plus forte que les autres. Mais bien de partis politiques, moins connus et plus jeunes, se sont solidement implantés dans le paysage de l’opposition politique en République Démocratique du Congo. Et à ce titre, ils mériteraient d’être dans le comité préparatoire.

Que dire des candidats malheureux à l’élection présidentielle de 2011 ? Ils seraient fondés d’y participer également et ce d’autant plus que l’Udps tient mordicus, selon sa Feuille de route, que la question du  contentieux électoral de 2011 soit abordée à ces assises. Tshisekedi n’a pas été le seul perdant d’un scrutin qui s’est déroulé  à un tour et qui comptait 13 candidats. Dès lors, tous les candidats malheureux à la dernière élection, qui ont tous créé leurs partis politiques et ont adhéré à a des regroupements favorables au dialogue, seraient fondés à prendre part aux échanges. On voit donc qu’il y a beaucoup de monde et que les places sont très limitées, nous dirions même trop limitées. D’où cette proposition

Elargir le quota de la composante Opposition

Edem Kodjo a limité la composition du comité préparatoire à 30  membres à raison de 12 pour la MP, 12 pour l’Opposition et 6 pour la Société civile. Ce nombre n’est pas immuable. Aucune disposition légale ne l’oblige à rester dans ce format. Partant, le facilitateur du dialogue politique qui se veut inclusif peut augmenter le quota de l’Opposition sans que le monde ne s’arrête. Il pourrait doubler la part de l’opposition qui compterait ainsi 24 délégués. Dans cette nouvelle formule, l’Udps et alliés en compteraient 12, puis les 12 autres sont redistribués entre les autres partis politiques de l’Opposition. Par ricochet et par souci d’équilibre, le quota de la MP doublerait également. De même pour la société civile. En faisant un peu de la place dans la salle, il y aura moins de gens dehors et moins de frustrés. Ce qui permettrait de relancer le dialogue. Essayez, Monsieur le facilitateur. Vous verrez que ce marchera. Les Congolais sont capables de travailler efficacement à 30 ou à 60 délégués.

 

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