Développement et croissance économique en RD Congo: L’action de J. Kabila saluée par tous les partenaires

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*Le Premier ministre Matata Ponyo, de concert avec certains membres de son Gouvernement et ses partenaires au développement, ont étalé des progrès engrangés par la République démocratique du Congo, depuis l’accession de Joseph Kabila au pouvoir, jusqu’à ce jour. Unanimement, ils ont constaté que des progrès ont été faits sur les plans sécuritaire et économique et que le moment était venu de les consolider et de les faire profiter à l’ensemble de la population

*Au cours d’une émission télévisée et d’une seule voix, le Gouvernement et la communauté des bailleurs de fonds n’ont dit que la vérité, parce que de 2001 à ce jour, le revenu de la population a augmenté, les conditions de vie s’améliorent, même si beaucoup reste encore à faire. La Rd Congo est donc sur la bonne trajectoire et il faut maintenir le cap en mettant en place une politique qui vise à améliorer les conditions de vie de la population

Au cours d’une émission de télévision animée par Jean-Marie Kassamba, patron de Télé 50, intitulée « Rd Congo : aujourd’hui des mots, des chiffres, des faits … », et qui a permis au Gouvernement et à ses partenaires au développement de vanter leur coopération dans plusieurs secteurs, les participants ont à juste titre apprécié l’esprit et la détermination de ces deux partenaires d’œuvrer ensemble pour le développement du pays. Que ce soit la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque africaine pour le développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation et le développement de la Rd Congo (MONUSCO), l’UNESCO, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), … bref tout le monde a justifié l’importance d’une collaboration étroite et d’un dialogue permanent avec le Gouvernement pour atteindre des objectifs communs.

Après la tranche qui a permis à l’auditoire de savoir un peu plus sur le contexte de la Rd Congo, la parole a été donnée au Premier ministre Matata Ponyo, qui était accompagné d’une bonne brochette de ses ministres. Il n’est pas passé par le dos de la cuillère lorsqu’il a expliqué qu’il y a peu, le n°2 du Fonds monétaire international (FMI), lors de son dernier passage en Rd Congo, s’est déclaré impressionné par le progrès engrangé par ce pays post-conflit. Et qu’il est très important pour la Rd Congo de communiquer pour partager son expérience avec le monde entier, avant de constater que la Rd Congo se trouve dans le top 3 mondial des pays en ce qui concerne la croissance. Des propos qui ont été réitérés par Maktar Diop de la Banque mondiale qui, réagissant à la question d’un journaliste sur la Rd Congo, a répondu que « si accepter que la Rd Congo progresse c’est jeter de fleurs à la Rdc, j’assume ». Au nombre de ces personnalités, il y a aussi Moustapha Soumaré du PNUD.

Pour le chef de l’Exécutif congolais, le progrès, c’est aussi au niveau sécuritaire où il y a un programme ambitieux qui vise le rétablissement et la consolidation de la paix. Et le Premier ministre de renchérir que non seulement l’armée nationale est devenue professionnelle, elle est aussi montée en puissance. Raison pour laquelle les ex-M23 ont été combattus et vaincus par les FARDC avec l’appui de la Brigade spéciale d’intervention. En même temps, elle est en train d’éradiquer les ADF/NALU et la LRA. A ce jour, dit-il, nous nous battons contre les FDLR et nous gagnons de l’espace. Tout ceci, grâce à une armée professionnelle qui a fait de l’éthique une de ses spécialités.

Sur le plan économique, Matata Ponyo ne s’est pas empêché d’insister sur une croissance de 9,5% en 2014, un taux d’inflation inférieur à 1%, soit le plus bas depuis 1960 ; un taux de dépréciation monétaire de zéro pourcent en 2014, preuve que le pays fait énormément de progrès. A en croire le Premier ministre, les progrès sont effectifs et le social est là.

A la question de savoir si toutes ces performances économiques profitaient à la population congolaise, Matata Ponyo est de ceux qui croient que le social ne se décrète pas, mais il se vit au travers les indicateurs socio-économiques. C’est ici qu’il a cité un PIB per capita de près de 600 dollars Us par personne, alors qu’il était de 40 dollars Us en 2001. Il n’a pas oublié de mentionner un taux de chômage qui a baissé de 60 à 40%, sans oublier l’indice de développement qui s’améliore de 13%.

Pas de développement sans sécurité

Pour compléter le Premier ministre, la parole a été donnée au patron d’Africom, qui gère le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Il a dit que son entreprise a commencé au mois d’avril 2014. Pendant cette semaine, dit-il, nous avons signé des contrats de partenariat et nous voulons, non seulement devenir une plate-forme pour le pays, mais un projet de transfert des compétences. D’ailleurs, d’ici l’année prochaine, promet-il, nous aurons une centaine d’hectares de légumes qui seront livrées au marché international de Kinshasa. Ceci va créer une grande opportunité pour les marchés de Kinshasa et les détaillants viendront s’approvisionner.

De son côté, le patron de la MONUSCO qui cherche le renouvellement du mandat de sa structure au Conseil de sécurité des Nations Unies, a félicité le Premier ministre dans ses efforts de promotion de l’économie. Pour lui, la sécurité, c’est la condition principale pour promouvoir l’économie. Avec la chute de l’ex-M23, dit-il, les femmes peuvent faire le commerce. Ce qui a comme conséquence l’amélioration de la sécurité pour toute la population.

Par rapport à l’état de rapport entre la MONUSCO et le Gouvernement, il a reconnu qu’il y a encore beaucoup de défis. « Il faut renouveler le partenariat avec le Gouvernement. Les relations sont un peu tendues et il faut reprendre le dialogue », souligne-t-il, avant d’ajouter que la MONUSCO est là depuis 15 ans et c’est tout à fait normal de lancer une stratégie de départ. Mais prévient-il, il ne faut pas partir vite, car il y a encore des défis. Il a réaffirmé sa volonté de reprendre la coopération avec le Gouvernement pour combattre les FDLR.

Il a reconnu que le combat contre les groupes armés est une partie du mandat de la MONUSCO, mais il y a aussi les bons offices, l’appui à la CENI (assister les Congolais à faire des élections paisibles), le respect des droits de l’homme, la lutte contre la corruption. « Je suis très confiant et le président de la République a l’intention de respecter les droits de l’homme et de continuer notre coopération », renseigne-t-il, tout en insistant sur le fait que la population de l’Est du pays veut que la MONUSCO travaille avec les FARDC pour combattre les FDLR.

Passer de la croissance économique au développement

A l’instar du n°2 de son institution, Oscar Melado, Représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) en Rd Congo s’est très impressionné par les performances de ce pays. Il a dit que dans le monde, la tendance est à la baisse de la croissance et la hausse du taux d’inflation. Mais en Rd Congo, il a constaté le contraire, ce qui est une bonne chose.

Pour lui, la Rdc est un pays stratégique et c’est donc une clé pour le développement de la Région. Elle a de ce fait une grande responsabilité. « Nous avons une longue histoire avec la Rd Congo et nous l’avons toujours soutenue. Et ce, de l’indépendance à la guerre froide, sans oublier les différentes guerres », dit-il, tout en soulignant que nous avons salué la maîtrise de l’inflation et le fait que le Gouvernement a posé la fondation du développement du pays. Pour lui, le temps n’est plus à la distraction. Il faut passer de la croissance économique au développement du pays.

Le FMI a donc pris une part active à la croissance économique du pays, à travers son programme d’assistance technique et est prêt à s’engager et à appuyer la Rd Congo. Dans le contexte d’une relation positive entre les deux partenaires, le FMI pense que le principal défi est de faire des investissements dans le secteur des infrastructures pour faciliter le secteur privé. Un autre défi demeure la mobilisation accrue des recettes, surtout que le niveau actuel n’est pas bon. Il faut aussi déclencher l’activité économique dans les provinces. Et dans 15 à 20 ans, révèle-t-il, ce pays sera le moteur de la croissance en Afrique et du développement.

Les infrastructures au rendez-vous

Après le volet économique, le volet des infrastructures s’est vu accorder une place capitale dans le débat. C’est ainsi que Fridolin Kasweshi, ministre des Infrastructures et Reconstruction a été invité pour parler de son secteur de prédilection, où il a constaté que depuis la vision du Chef de l’Etat, celle d’impulser le développement du pays par l’amélioration des infrastructures de base, beaucoup d’efforts ont été fournis.

A la question de savoir s’il a encore besoin de l’Union européenne dans le financement des infrastructures, il a dit qu’en matière des infrastructures de base dont les coûts sont très onéreux, il y a trois piliers importants. Il s’agit des ressources propres du Gouvernement, les partenaires techniques et financiers, ainsi qu’un mode innovant financé par l’exploitation minière. Par rapport au mode innovant, il a expliqué le fait que les recettes sont hypothéquées pour permettre la réhabilitation des infrastructures. Il a précisé que l’Union européenne intervient sur la route nationale n°1 (Batshamba-Loange) et l’asphaltage se poursuit jusqu’en 2016.

Quant à Michel Dumond de l’Union européenne, il a dit qu’il est présent en Rd Congo dans plusieurs domaines. En réalité, elle appuie tous les efforts du Gouvernement et le cœur de son programme est la gouvernance. Et c’est la raison pour laquelle elle a un programme qui a trait aux infrastructures, à la santé, à la réforme de l’armée (police et justice), etc. Cette réforme, selon lui, se justifie parce que la justice aide la population à prendre en mains son destin et à se développer.

Il a révélé à la face du monde qu’au-delà de 114 Km, l’UE compte construire 150 Km pour aller de Mbuji-Mayi à Mwene-Ditu, afin de réunifier le Congo. De l’autre côté, on fait l’aménagement du fleuve Congo pour aller de Kisangani à Kinshasa en moins d’une semaine, afin d’alimenter les marchés de Kinshasa. Et ceci, dans l’objectif de mieux vivre.

Des moyens de transport dignes de ce grand pays

Ici, le ministre de l’Economie, Modeste Bahati Lukwebo, représentant son collègue des Transports a indiqué que le Gouvernement est en train de répondre à la préoccupation de transport, pour une desserte de qualité. Il s’emploie à disséminer Transco sur toute l’étendue du territoire national, sans oublier le projet Esprit de vie. Car l’expérience a démontré que c’est un bon projet et tous ceux qui ont pris de crédits remboursent déjà.

Quant à la Banque mondiale qui était présente à travers son Directeur des Opérations, elle a expliqué que son institution travaille avec le Gouvernement sur plusieurs secteurs. Et dans le cadre de sa coopération, elle met l’accent particulier sur les résultats. Il a reconnu qu’il y a beaucoup d’incompréhension lorsqu’on parle des conditionnalités. Et pourtant, la Banque mondiale ne fait qu’appuyer les priorités du Gouvernement. Et la question des conditionnalités est très dépassée, à l’en croire. Raison pour laquelle il faut plutôt parler de partenariat. Et c’est sur base de discussions techniques qu’elle assiste les Congolais.

Il a insisté sur le fait que la coopération avec le Congo est de très longue date et c’est le 3ème pays en termes de financement. Son engagement global en Rdc est de 3,5 milliards de dollars Us et 1,5 milliards vont être mobilisés l’année prochaine pour financer les projets prioritaires. Et d’avouer que le Congo est un des rares pays où l’ensemble des modes de transport doivent jouer leur rôle. C’est pourquoi le Conseil d’administration de la Banque mondiale a alloué 52 millions de dollars Us à la Rdc pour la réhabilitation de l’aéroport de Goma.

Par la suite, la parole a été donnée à d’autres membres du Gouvernement comme le ministre du Plan, Olivier Kamitatu ; celui de la Santé, Kabange Numbi ; de la Fonction publique, Jean-Claude Kibala ; de l’Enseignement primaire et secondaire. Du côté des partenaires au développement, la Banque africaine de développement (BAD), le PNUD, l’UNICEF, l’UNESCO, l’UNFPA ont donné leur voix.

Pour clôturer cette journée, Matata Ponyo a précisé que la communauté des bailleurs de fonds, comme les ministres du Gouvernement n’ont dit que la vérité. A travers tout ce qui a été dit, le chemin de l’émergence est à la portée de la Rd Congo. Le Premier ministre a souligné que depuis 2001, il y a eu des avancées significatives en Rdc. Pour lui, le Congolais d’aujourd’hui a plus de 600 dollars, ce qui veut dire que son revenu a augmenté. De même, ses conditions de vie se sont améliorées, même si beaucoup reste encore à faire.

« Nous devons continuer à améliorer le niveau des infrastructures et nous sommes sur la bonne trajectoire », souligne Matata, qui conseille de maintenir le cap. Il a affirme qu’il met en place une politique qui vise à améliorer les conditions de vie de la population et le pays a une croissance inclusive qu’il faut consolider pour l’amélioration du social des Congolais.

(L’Avenir)

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