Devant l’hypocrisie collective à mal présenter la Rdc: Ne jamais vendre le Congo

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L’essentiel dans cet article est de voir clair, de penser clair, de répondre clair à l’innocente question récurrente : pourquoi le Congo intéresse-t-il autant ses voisins et certains pays occidentaux, au point que chacun veut y imposer ses plans et ses hommes ? Il faudra admettre une fois pour toutes que la motivation, loin de chercher à reculer les frontières d’une tyrannie imaginaire, est ici celle de chercheur et de       marchand d’or, de cobalt et de lithium, avec, derrière, l’ombre maléfique de faire, demain, de nos fils et filles leurs esclaves.

La presse tant nationale qu’internationale, et notamment les réseaux sociaux, ont fait large écho des rencontres que certains dirigeants des pays africains organisent, sans notre participation, pour discuter de l’avenir institutionnelle de la République Démocratique du Congo. Une autre rencontre était prévue à Bruxelles, hier le 5 juin 2018.

Vous avez sans doute suivi les réactions des officiels congolais et, notamment, la rude et explicite prise de position du porte-parole du Gouvernement, M. Lambert Mende. Comme souvent, dans la diplomatie mondiale, caractérisée par l’hypocrisie, les protagonistes du complot anti-congolais se sont confondus dans des tentatives maladroites d’atténuation de leurs précédentes prises de position.

Après avoir crié sur tous les tons, leur droit à s’ingérer dans les affaires de notre pays, chacun a cru bon affirmer son attachement au respect de notre souveraineté.    Faudrait-il arrêter cette malheureuse affaire à ce niveau ?

Notre devoir de patriote et surtout de tenant à l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo nous oblige à donner quelques explications à nos compatriotes sur la nature particulière de notre pays et les risques auxquels nous faisons face dans le monde, tel qu’il fonctionne aujourd’hui.

Nature particulière de la Rdc

Aussi, étonnant que cela puisse paraître, suivant les raisonnements tenus en 1885 à la Conférence de Berlin et bien entretenus depuis lors, beaucoup d’acteurs de la scène internationale ont peiné à admettre que la République Démocratique du Congo existe en tant que nation. C’est ainsi qu’ils éprouvent quelques difficultés à supporter l’existence d’un Etat congolais unifié, fort, organisé, souverain et au départ duquel ses citoyens tirent  une fierté.

Par l’expression « nation » nous voulons ici exprimer ce sentiment d’unité, d’appartenance identitaire que ressent un peuple dans ses différentes composantes et qui explique sa volonté à vouloir appréhender son histoire comme une unité et à imaginer son avenir en termes de challenge à relever en commun. En fait, c’est ce droit national qu’ils nous contestent parce que, pensent-ils, il nous donnerait le privilège de profiter des richesses gisant dans le sol que nous contrôlons.

En 1885, les protagonistes de la Conférence de Berlin ne percevaient le Congo que comme un espace géographique à conquérir. Autour de cette table, les Européens ne pouvaient avoir aucune considération des peuples qui occupaient l’Afrique centrale.

Malgré l’institution de l’Etat Indépendant du Congo (EIC), en 1908, le transfert de ce territoire à l’Etat Belge pour en faire une colonie, le Congo-Belge, en dépit des évolutions historiques et des brassages démographiques qui ont eu lieu au cours du XXème Siècle, au point de déboucher sur une conscience nouvelle qui a permis de revendiquer l’indépendance en tant qu’entité unifiée, beaucoup d’étrangers sont restés figés sur les perceptions du début du XIXème siècle. Aujourd’hui encore, aveuglés par l’ignorance et  leur propension cupide de vouloir s’emparer à tout prix de ce que la nature a mis sous nos pieds, certains acteurs de la scène internationale, proches ou éloignés, s’obstinent à nier l’existence de la RDC en tant que nation ayant le droit de se constituer librement en un Etat exerçant une parfaite souveraineté sur ce territoire que le Tout Puissant Créateur a favorisé à tous points de vue.

Cette réalité ne devrait pas déserter la conscience de tout Congolais qui veut comprendre la vision qu’ont de nous certains étrangers. Ancrés dans cette fausse perception de la réalité congolaise datée de 1885, certains parmi eux sont convaincus qu’il suffit de quelques billets de dollars pour corrompre les Congolais et les convaincre à trahir « une nation » qui, pour eux, n’existerait pas.

Un personnage africain de ce début du XXIème siècle est emblématique  de cette tendance à vouloir nier l’existence de la RDC et surtout à contester sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

En effet, le Président Paul Kagame s’est mis en tête de travailler à la dislocation de notre pays. Malicieusement, il s’évertue à convaincre ses propres compatriotes, ses ennemis ou ses admirateurs étrangers que le Congo est une construction superficielle et naturellement trop étendue. Selon cette thèse fallacieuse, il serait légitimement fondé qu’une partie de ce pays aille agrandir le Rwanda.

Depuis qu’il contrôle le pouvoir de Kigali, ce Général n’a eu de cesse de chercher à profiter de toutes les périodes de fragilité de la République Démocratique du Congo pour enclencher des manœuvres susceptibles d’entraîner sa dislocation. Ceux qui sont attentifs à l’histoire de notre pays savent que Kigali avait tenté de noyauter la longue marche qui a conduit à libérer la RDC de la dictature mobutiste. Ayant échoué, Kigali organisa une nouvelle agression sous le couvert d’un parti politique congolais, le « RCD ». C’est la force du patriotisme congolais qui permit de sortir de cette mauvaise passe par l’Accord de Lusaka. Le dictateur de mille collines est de nouveau intervenu dans notre pays par l’entremise du CNDP. Cette fois également, il butta sur le sentiment patriotique congolais et ne put réaliser son forfait.

C’est lors de sa dernière tentative de s’emparer d’une partie de notre pays, en utilisant le  M23, que Kagame a subi sa pire défaite militaire face aux troupes organisées par Joseph Kabila Kabange. De cette raclée, il a gardé une rancune qui s’avère tenace. C’est ainsi qu’il faut comprendre les manœuvres actuelles tendant à conduire notre pays dans une situation de faiblesse pour pouvoir le disloquer plus facilement et s’emparer des morceaux des provinces du Kivu.

Les voyages que ce dictateur effectue  à Luanda, Brazzaville, Paris et Bruxelles participent directement de cette stratégie de conquête de notre pays. Les politiciens congolais qui entrent dans ce jeu dangereux, en espérant en tirer profit, sont sinon naïfs, à tout  le moins alors des traîtres à la patrie.

Au nom de ceux qui ont, décennie après décennie, construit la nation congolaise, en honneur à Patrice Lumumba, en hommage à M’Zee Laurent Désiré Kabila et dans l’intérêt de notre propre progéniture, nous avons le devoir de défendre comme un  homme ce que le Dieu Tout Puissant nous a confié. La République Démocratique du Congo existe, en tant que Nation, par la volonté des Congolais ; nous devons la préserver.

L’Avenir

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