Devant leur affabulation et fatwa de l’opposition! Une transition sans Kabila : Est-ce raisonnable ?

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Les Zaïrois de l’époque se souviendront que dans les années 90, plusieurs concepts et vocabulaires politiques étaient en vogue. Tels « Géopolitique, transition, antivaleur politique, coterie tribale, xénophobie, génocide, exclusion politique etc. »

Ces années ont porté tout zaïrois à s’intéresser à  la politique, car dit-on « si l’on ne s’occupe pas de la politique, la politique s’occupera de vous ». La République du Zaïre a connu une transition longue de 7 ans, à cause d’un bras de fer qui opposait les individus. D’un côté le Maréchal Mobutu, président légal du Zaïre ; de l’autre, Etienne Tshisekedi, opposant radical et obstiné à succéder à  son meilleur ami de Mont Ngaliema, siège de la présidence de la République.

Ce conflit personnel et personnalisé a fini par considérer le Maréchal Mobutu comme un mal zaïrois. En réalité, ses adversaires politiques étaient pires que lui, victime de l’intox occidental qui a fini par le faire partir à la suite d’une révolution menée par le feu Laurent Désiré Kabila, déclenché au lendemain du génocide au Rwanda, jusqu’à son apogée, le 17 mai 1997, par la prise de la capitale Kinshasa. Les mêmes qui ont contesté le Maréchal Mobutu n’ont pas hésité un instant à  créer un précédent avec le nouveau patron de la République Démocratique du Congo, M’Zée Laurent Désiré Kabila. L’ancien Chef de l’Etat, préoccupé à asseoir son pouvoir et son autorité au pays, se bute une fois de plus aux mêmes acteurs qui pensent que, sans eux, tout est noir. Il s’agit du groupe de Limete conduit par Etienne Tshisekedi qui a livré la guerre sans raison à M’Zée qui peinait à restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de la RDC ; Confronté à une rébellion dans la partie orientale du pays, avec l’invasion des armées ougando-rwando-burundaises et au bout de trois ans et huit mois de guerre, il fut assassiné par les ennemis de la République. Non pas que M’Zée était menacé d’une mort préméditée, mais parce que la classe politique, à l’interne, assoiffée de la politique « ôte-toi que je m’y mette » n’a pas créé une cohésion nationale face à l’ennemi commun.

M’Zée étant mort, son fils lui succède au pouvoir quand bien même la République Démocratique du Congo n’était pas une monarchie constitutionnelle. Il l’a fallu que Joseph Kabila prenne la direction du pays, face aux menaces externes. Malgré le deuil qui a frappé toute la République, les mêmes hommes s’enregistrent à la contestation de l’action politique du nouveau maitre du pays, âgé à l’époque de 29 ans. Son opposant était âgé de 69 ans, lorsque Joseph Kabila succède à son défunt père. Il s’agit du traditionnel clan Etienne Tshisekedi qui s’était déjà opposé à Joseph Kasavubu pour s’être rallié à Albert Kalonji dans le Mouvement National Congolais, MNC,  puis à Patrice Emery Lumumba pour s’être pactisé et associé avec la Maréchal Mobutu pour mettre fin à la vie de l’ancien Premier Ministre du Congo indépendant. Après avoir goûté au miel politique avec son meilleur et complice ami Mobutu,  le Sphinx de Limete qui voit le noir partout, tourna le dos à son ami en 1982, avec la création d’un second parti politique pendant que le MPR régnait en parti Etat. Nonobstant le PSA de Antoine Gizenga qui était en exil. A l’époque lorsqu’Etienne Tshisekedi siégeait à l’Assemblée nationale en qualité de deuxième vice-président de la Chambre législative, l’actuel Chef de l’Etat était âgé de 11 ans, soit une différence de 58 ans. Bon gré malgré, après avoir combattu son jeune frère M’Zée Laurent Désiré  Kabila de moins de 12 ans, Etienne Tshisekedi s’est opposé jusqu’à son dernier souffle à celui qui a l’âge de son petit-fils.

Comme si l’ombre de la contestation règne au sein de cette famille non seulement politique, mais biologique, le fils Etienne Tshisekedi revient avec la même méthode que son défunt père « Ote-toi que je m’y mette ; une formule magico-clanique de la transition en l’absence du Président de la République ». Ceci dénote tout simplement que ce clan peine à accéder au pouvoir par la voie démocratique et imagine de formule simple d’un vide à la tête du pays pour y accéder. Même méthode et mauvaise tactique : Etienne Tshisekedi en son temps combattait Mobutu pour qu’il lui laisse la présidence de la République non pas par voie démocratique, plutôt se cachant derrière le peuple qui lui dit de faire partir Mobutu. Aujourd’hui, la même pratique refait surface avec « Une transition sans Joseph Kabila ».

Les chantres du respect de la Constitution crachent sur elle à travers une fatwa, non prévue par les constituants et appelée , ayant conduit à l’effondrement du tissu économique par les pillages. Si le laboratoire de Limete concocte une telle besace de conflit,  il est dans un doux rêve. Ce rêve doit être en couleur ou en noir et blanc pour faire avaler aux congolais d’aujourd’hui une pareille couleuvre.

Donc, prévoir une transition sans l’actuel Chef de l’Etat, quand bien même que cette disposition n’est pas prévue dans la Constitution, traduit tout simplement que la loi fondamentale souffre de son adaptation à l’environnement politique actuel. D’où, la nécessité de passer au Référendum et de doter la République d’une nouvelle constitution. Ce que l’opposition dit tout bas, sur la transition, en réalité les esprits avisés disent tout haut qu’il s’agit d’une demande camouflée du « Référendum ».

Une transition sans Joseph Kabila, nouveau concept de l’opposition qui peine à conquérir le pouvoir par la voie des urnes. Peut-on compter sur cette classe politique pour un Congo meilleur ? Utopie !

(Pius romain Rolland )

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