Devant les parlementaires francophones: A. Minaku pour la transparence du secteur minier

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*Près de 60 parlementaires francophones de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se réunissent à Kinshasa, pour approfondir leurs connaissances sur le secteur minier et analyser comment ils peuvent mieux agir pour garantir la transparence et la rédévabilité dans le secteur extractif. Et ce, par rapport à leur triple rôle de législation, de contrôle et de représentation. Ceci, pour permettre aux membres des commissions budget de leurs Parlements respectifs une meilleure application du contrôle budgétaire et, d’autre part, sur les membres des commissions en charge des questions minières pour une surveillance efficace du secteur des industries extractives

*A en croire Aubin Minaku, Président de l’Assemblée nationale et de l’APF, une fois outillés, les députés auront une plus grande capacité technique de contrôle et d’application de l’action du gouvernement et des compagnies minières, dans l’intérêt de toutes les parties prenantes dans le cadre des opérations d’extraction, particulièrement et celui des populations qu’ils représentent

Depuis hier, près de 60 parlementaires francophones de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se réunissent à Kinshasa pour approfondir leurs connaissances sur le secteur minier et analyser comment ils peuvent mieux agir pour garantir « la transparence et la redevabilité dans le secteur extractif ». Et ce, en fonction de leur triple rôle : législation, contrôle et représentation.

Concrètement, ce séminaire vise à donner aux parlementaires les outils nécessaires pour réaliser efficacement leurs trois fonctions constitutionnelles : législation, contrôle et représentation. La formation se concentrera, d’une part, sur les membres des commissions budget de leurs Parlements respectifs pour une meilleure application du contrôle budgétaire et, d’autre part, sur les membres des commissions en charge des questions minières pour une surveillance efficace du secteur des industries extractives.

Pour Aubin Minaku, Président de l’Assemblée nationale et de l’APF, les pays membres de la Francophonie sont confrontés à des contextes économiques, climatiques, écologiques, commerciaux et géostratégiques divers. Les parlementaires de l’APF et plus particulièrement les membres de la Commission de la coopération et du développement se concertent et formulent des propositions sur les grandes questions économiques mondiales, telles que la régulation financière, le développement durable, les financements innovants pour le développement, les accords de partenariats économiques, la sécurité alimentaire et la question foncière, les ressources naturelles, les industries extractives, la croissance verte.

C’est pour cette raison qu’elle encourage la mise en place d’un mécanisme d’information régulier des parlementaires, afin de leur permettre de prendre part efficacement aux débats sur les enjeux de l’économie mondiale. « Ainsi outillés, vous aurez une plus grande capacité technique de contrôle et d’appréciation de l’action du Gouvernement et des compagnies minières, dans l’intérêt de toutes les parties prenantes dans le cadre des opérations d’extraction particulièrement, et de celui des populations que nous avons l’honneur de représenter », a-t-il dit, avant de saluer les représentants de la section malgache qui accueillera, en juillet prochain, la 42ème session annuelle. Ce sera avant le sommet de la Francophonie qui réunira les Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’espace Francophone dans un an, à Madagascar.

Pour une croissance inclusive

Pour Mme Priya Gajraj, Directeur-pays du PNUD, les parlementaires africains ont un rôle important à jouer pour que les fruits de la forte croissance économique soient répartis plus équitablement, au sein des populations, y compris de plus vulnérables. Car pour elle, depuis les années 2000, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique a été élevée, avoisinant 5%. En dépit de cette croissance revue à la hausse et des perspectives économiques, le continent doit relever de nombreux défis, en matière de développement humain.

L’absence de retombées positives est due à une insuffisante réglementation de secteurs moteurs de la croissance, comme celui des industries extractives. Le caractère intensif en capital et faible générateur d’emplois locaux de ces secteurs impose un encadrement réglementaire, pour que la valeur ajoutée ait un contenu local. Elle doit aussi profiter suffisamment à l’Etat et aux communautés, propriétaires exclusifs des ressources naturelles exploitées. Les parlementaires, de par leurs pouvoirs constitutionnels en matière budgétaire et de contrôle de l’exécutif, ont alors un rôle déterminant à jouer.

« Les économies africaines doivent sortir de la trappe à exportation des matières premières brutes qui les fragilise aux chocs extérieurs », souligne-t-elle, avant d’expliquer que pour cela, il faille radicalement changer de cap : les industries extractives doivent devenir de véritables vecteurs de développement humain durable, dans les pays africains. Ceci implique que les stratégies sectorielles intégreront désormais les paramètres sociaux, économiques et environnementaux à court, moyen et long termes ; et qu’elles contribueront à la création d’emploi, à la réduction de la pauvreté et des inégalités, et à la revitalisation des économies locales.

Les parlementaires africains, doivent donc appuyer leurs gouvernements à poursuivre des mesures visant à : accélérer la mise en œuvre de politiques de diversification de leur économie, mettre en place un environnement sain des affaires permettant de mieux favoriser les flux d’investissements directs, promouvoir le développement du secteur privé ainsi que le partenariat public-privé, particulièrement dans le secteur des infrastructures et des entreprises extractives ; dynamiser le secteur des petites et moyennes entreprises (PME), particulièrement celles des industries extractives et accélérer le processus d’intégration sous régionale et régionale, à travers des projets d’exploitation conjointe des ressources naturelles transfrontalières.

Il faut dire que pendant deux jours, les parlementaires aborderont les questions du développement durable ; du cadre légal du secteur des mines ; des acteurs du secteur des industries extractives ; des expériences mondiales sur la gestion des recettes pétrolières, gazières et minières. A cela s’ajoutent les questions en rapport avec les contrats des industries extractives, ainsi que celle du taux de croissance élevé, lié aux exportations de ressources naturelles, mais sans impact significatif sur le bien-être des populations.

(JMNK)

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