Devant les opérateurs économiques de la FEC, Samy Badibanga : « La crise est une chance pour réformer notre climat des affaires »

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Une vue du Premier ministre lors de son discours en vue de son investiture/Ph. Kokolo
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Le 19 décembre était dédié à la présentation des vœux du président de la Fédération des entreprises du Congo, M. Albert Yuma, aux opérateurs économiques. Invité à cette cérémonie, le Premier ministre Samy Badibanga a d’abord présenté aux entrepreneurs de la Rdc ses vœux de succès commerciaux et personnels pour l’année qui démarre, avant de reconnaître que la collaboration entre les entreprises et le Gouvernement est vitale. Ainsi, a-t-il prôné la relance de la croissance économique comme réponse à la crise, l’amélioration du climat des affaires étant une priorité. Le chef du Gouvernement d’union national a également promu aux entrepreneurs congolais de s’impliquer personnellement pour relever les différents défis, tant économiques, politiques que financiers, auxquels ils font face ainsi qu’aux difficultés qu’ils éprouvent pour mener à bien leurs entreprises en Rdc. Pour ce faire, il a indiqué que le Gouvernement va travailler sur trois principaux axes que sont : la diversification de l’économie (agriculture, secteur minier, industrie et l’énergie), la mobilisation des recettes, et la redistribution des richesses.

Dans son discours, le Premier ministre Samy Badibanga a indiqué que plus qu’ailleurs, les entrepreneurs du Congo ont le regard tourné vers le Gouvernement ils attendent de façon tout à fait légitime et naturelle, les actions fortes qui permettent la relance de l’économie, et le développement de leurs projets. Mais tout ceci dans un contexte politique particulier d’une part, dont l’enjeu est la consolidation des institutions et de l’Etat de droit, qui seul permette de constituer un cadre de confiance, et un climat des affaires propice à la création et à la croissance des entreprises ainsi qu’aux échanges commerciaux dans notre pays. Et ceci dans la région et dans le reste du monde. Un contexte économique et financier d’autre part, qui apparait difficile.

En effet, la chute des cours des matières premières a frappé et continue de frapper durement, les entreprises et le budget de l’Etat. « Notre défis à tous ici est le même : relancer l’activité, juguler la crise et créer des emplois », dit-il, avant de souligner que sans aucun doute, pour de nombreux observateurs, les incertitudes politiques récentes ont aggravé la situation économique et sociale et ont amplifié les effets néfastes de la chute des cours des matières premières. Plus que jamais, la collaboration et la coopération entre le Gouvernement et les entreprises est vitale pour la nation.

Ceci, parce que d’une part, la relance de l’activité économique par des mesures fortes, doit permettre de créer une croissance durable et inclusive afin de répondre à l’urgence sociale de la population. D’autre part, la relance de la croissance économique doit permettre de financer les élections qui contribueront à consolider nos institutions, notre démocratie et l’Etat de droit, dont ont besoin les entreprises pour développer leurs activités et investir dans leurs projets, en mettant en œuvre leurs visions à long terme.

« Dans la réponse que nous devons apporter à la crise économique et l’urgence sociale, vous êtes les partenaires privilégiés de l’action du Gouvernement. L’amélioration du climat des affaires dans notre pays, est donc une priorité qui ne peut se réaliser que si le Gouvernement et les entreprises travaillent main dans la main », martèle-t-il, avant d’assurer de son engagement, de sa disponibilité entière et de l’écoute du Gouvernement pour régler les difficultés rencontrées par la FEC. Dans le contexte qui est le nôtre, je vois les crises auxquelles nous sommes confrontées, comme une chance pour réformer notre climat des affaires, notamment, la fiscalité et la parafiscalité, et le cadre de l’activité minière.

En effet, les défis économiques, politiques et financiers nous mettent au pied du mur. C’est sans doute une opportunité unique d’une part, de diversifier l’économie congolaise, notamment grâce à l’agriculture et l’agroalimentaire, sans oublier l’industrie. Mais c’est aussi une opportunité unique d’autre part, de réformer le climat des affaires, et en particulier, la fiscalité complexe et illisible qui étouffe les entreprises et les projets de création d’entreprises, sans apporter à l’Etat, les moyens de financer les services publics de base et infrastructures essentielles de développement.

Trois axes

Pour utile dans le peu de temps qui nous est imparti, explique-t-il, nous sommes condamnés à l’action. L’action du Gouvernement va s’articuler autour de trois axes : diversification de l’économie, mobilisation de ressources nationales, et redistribution des richesses. Permettez-moi d’insister sur la nécessaire redistribution des richesses. En effet, la forte croissance des dernières années, n’a pas, ou au moins pas assez, bénéficié à la population et aux petites entreprises. Parce qu’elle n’a pas été partagée. La forte croissance n’a pas permis à la population d’augmenter sa consommation. Elle n’a pas non plus permis aux jeunes et aux petites entreprises d’investir dans des nouveaux projets.

Sans redistribution de la croissance, il ne peut y avoir de croissance durable. C’est donc notre mission de construire les conditions d’une croissance inclusive, la croissance pour tous. « Je dis bien, créer les conditions, car, j’ai la conviction profonde que l’Etat doit-être un facilitateur. Je crois à l’économie des marchés, et non à l’économie administrée. Je suis de ceux qui pensent que le rôle de l’Etat est de montrer toute son autorité pour le respect des règles, et de l’Etat de droit, et d’être un partenaire, facilitateur et accompagnateur, protecteur de l’investissement et de la diversification de l’économie. Par conséquent, pour ce qui concerne la diversification de l’économie, l’action du Gouvernement sera concentrée sur l’agriculture, le secteur minier, l’industrie et l’énergie », soutien-t-il.

Ainsi, le Premier ministre a-t-il promis que le Gouvernement va financer à l’ordre de 500 millions de dollars américains, les projets agricoles identifiés. Aussi, de réhabiliter les routes de desserte agricole. Le Premier ministre a enfin garanti aux entrepreneurs congolais une fiscalité simplifiée et lisible. Il a tout de même signifié que la responsabilité et la confiance devraient constituer l’état d’esprit de la collaboration entre la FEC et le Gouvernement. Et la méthode pour lui sera le calme et le sang froid pour reconstruire l’économie congolaise.

(Lepetit Baende)

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