Devant le parlement européen: M. Katumbi divague

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Un show ridicule autour d’une Constitution mal comprise

  • Dans une interview relayée dans quelques médias occidentaux, Moïse Katumbi, condamné de justice pour recrutement de mercenaires, parmi lesquels des Américains, doublé de spoliateur de la maison du Grec Alexandros Stoupis, vient d’annoncer, pour une énième fois son retour au pays, après de prétendus soins aux Etats-Unis. Au préalable, il s’était exprimé devant le Parlement européen, à l’initiative d’une association quelconque
  • A court d’arguments comme de coutume, imbu de lui-même, l’ancien gouverneur du Katanga s’imaginant dans ses paradis fiscaux, ne sait pas lire les signes du temps. Aussi s’emploie-t-il à mettre du feu aux poudres, à ses risques et périls. Au pays, le Dialogue politique se poursuit sans désemparer, avec l’appui de la communauté internationale, à laquelle l’Union européenne appartient. Et tous ses ultimatums contre Kinshasa et ses dirigeants, dont le Président Kabila, n’ont d’effets que d’un simple pet

 

Tout commence par son arrestation imminente. Moise Katumbi persiste qu’il n’a rien fait de mal, lui, le recruteur de mercenaires doublé de spoliateur d’immeuble. « Je n’ai rien à me reprocher », persiste-t-il. Mais pourquoi n’a-t-il pas accompagné son challenger présidentiable Etienne Tshisekedi en fin juillet dernier à Kinshasa, comme il l’avait clamé sur tous les toits ? En outre, parlant avec dédain, il se crée un show honteux, passant pour un trophée dont Joseph Kabila, et non la justice, aurait besoin en le mettant en prison.

Un aveu de faiblesse

Katumbi qui recherche chaque jour des arguments et s’enfonce en reconnaissant encore actuellement que parmi ceux arrêtés pour mercenariat, il y a des mineurs d’âge et des enfants qui travaillaient pour l’entreprise américaine Freeport Mac Roran. Il accuse les avocats du plaignant grec, M. Stoupis qu’il n’a pas réussi à corrompre, selon sa coutume, affirmant que ladite maison, objet du litige, est « une demeure modeste, que ma famille possède depuis longtemps », sans dire comment.

Parlant de son refus à participer au dialogue, Katumbi se limite au passé, sans voir l’évolution politique actuelle. Il trouve que la Constitution doit être respectée, oubliant que celle-ci est engendrée dans les circonstances quasi semblables. Reconnaissant du moins de cette Constitution était « le fruit d’un accord de paix qui avait mis fin à la guerre, adoptée par des Congolais consultés par referendum ». En outre, ne prenant pas part au dialogue en attendant que le même Kabila qu’il charge de tous les qualificatifs dise un mot pour le gracier préalablement, l’homme pense que son absence empiète sur l’inclusivité, oubliant que toutes les parties prennent part à ces assises, dont plusieurs d’entre les opposants ayant quitté la Majorité présidentielle avant lui.

Avocat du diable ou donneur de leçon

Selon lui, les grands absents sont Me Muyambo, pourtant en prison non comme prisonnier politique, mais pour spoliation dont Katumbi est chargé dans son procès contre Stoupis. Il ajoute en outre Etienne Tshisekedi qui a violé les accords signés entre son parti l’UDPS et la majorité quant à ce dialogue, et des autres qui s’y sont soit auto exclus comme le G7. Le nouvel opposant cite même la Lucha ou Filimbi, qui ont pourtant bénéficié dernièrement de la grâce présidentielle. Comme s’il était le vrai distributeur des cartes, M. Katumbi récuse même la société civile présente à ces assises. Pour lui, « la vraie… n’est pas là ».

Pour lui, pure illusion. L’on ne peut donc rien attendre de ce dialogue, peut-être parce que qu’il en est absent. Et l’accord qui en découlera, parce que ne comportant pas sa signature, n’aura aucune valeur. Pourtant, même un primairien le sait actuellement. Il n’y a pas de magie à faire. La réponse de la CENI a été claire. Il apparaît que « les conditions matérielles ne sont pas réunies pour que les élections aient lieu dans les délais, c’est-à -dire avant le 19 décembre, date de l’expiration du mandat du président Kabila », reconnait-il curieusement.

Oubliant tous les problèmes auxquels le gouvernement a été confronté depuis 2012, dont la guerre dans l’est, l’ancien gouverneur accuse les autorités, dont lui-même pour avoir géré jusque hier, de n’avoir « rien mis en place pour que l’on puisse voter dans les temps ». Ajoutant que « depuis 2012, les sommes nécessaires au financement des élections avaient été budgétisées », sans en dire plus, lui qui était aux affaires jusqu’en 2015.

Contre les mobutistes, avec les mobutistes

S’il est une leçon à inculquer à celui qui n’en a pas eu l’opportunité, lui qui a laissé plusieurs projets en chantiers alors qu’il présidait aux destinées d’une province sur 11, c’est celle de trouver, comme vrai leader, une panacée face à la crise. Affirmer sans pouvoir que «  pour moi c’est clair, la Constitution est formelle : le 20 décembre son deuxième et dernier mandat se termine et c’est le 19 septembre prochain que la Commission électorale doit fixer la date des élections », est trop burlesque en cette période. Comme si cela ne suffisait pas, Katumbi croit arrêter énigmatiquement un train en marche. Pour lui, même un texte scellant un accord politique entre les participants aux assises de Kinshasa n’aura pas de valeur : ce qui compte, c’est le respect de la Constitution.

En outre, dans son coin lointain et sans référendum, le patron du TP Mazembe voit qu’une majorité de Congolais partage cet avis, et ne dit rien sur la grande majorité qui pourrait aussi en dire long. Du coq à l’âne, il fait allusion aux images du dernier match de football de l’équipe nationale à Kinshasa, dimanche dernier (contre la RCA), comme si tous les participants au match s’y étaient rendus contre Kabila. Mauvaise comparaison, le puriste ne voit que la paille qui est dans l’œil des anciens mobutistes qui sont actuellement aux côtés de Joseph Kabila, lui qui est de mèche avec plus mobutistes dont Etienne Tshisekedi, Kyungu wa Kumwanza, …

Pris dans son propre piège, Katumbi reconnait avoir soutenu Kabila jusqu’à hier. «  Je l’ai soutenu à fond », dit-il, gardant du Président de la République «  l’image d’un jeune président qui avait reconstruit son pays, installé la démocratie et respecté ses règles ». Comptant sur son argent et sur l’affaire des mercenaires, Katumbi semble intimider ou annoncer ses prochaines couleurs. « S’il (Kabila) reste, c’est alors que l’on risque le chaos, l’instabilité ».

Katumbi ne comprend pas grand-chose de la Constitution

Parlant des prochaines échéances électorales, l’ancien gouverneur les annonce très rapprochées, alors qu’il n’en maîtrise pas les réalités encore moins la Constitution qu’il est censée défendre. Il affirme : « C’est le 19 de ce mois que la Commission électorale doit publier son calendrier ». Hérésie pour un candidat président qui étale ses insuffisances. En effet, si jamais la Constitution était respectée, c’est plutôt le 19 de ce mois que la CENI devrait convoquer le corps électoral. Katumbi doit se ressourcer à nouveau sur cette question précise. Et il annonce des manifestations au pays si jamais cela n’est pas fait à cette date. Mais Kinshasa a tous les moyens de sa politique pour déjouer ces manœuvres concoctées par les ventres pleins et qui se moquent des pauvres citoyens.

Mais Katumbi a poussé le bouchon plus loin, avant de terminer son maigre show, il a adressé un message au co-modérateur de l’opposition au Dialogue, Vital Kamerhe, qui a accepté de travailler aux côtés du facilitateur Edem Kodjo. Affirmant le connaitre depuis longtemps, Katumbi avoue avoir « de l’estime pour lui » et se permet tout de même de le mettre en garde.

L’Avenir

 

 

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