Devant l’attitude à tout nier des prévenus: Le Tribunal tirera toutes les conséquences

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Devant le Tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe, des rapprochements ont été faits entre prévenus pour essayer de comprendre l’objectif des échanges entre plusieurs prévenus, qui disent du reste n’est même pas se connaître. Par exemple, dans la nuit du 08 au 09 mai 2017, qui correspond à l’attaque du point chaud, en face de la permanence de l’UDPS, dans la commune de Limete, Edo Nkashama et Tshianyima se sont appelés, pendant qu’ils prétendent qu’ils ne se connaissent pas.  De même, la prévenue Nancy Mashakale a, au cours de la même date, appelé Edo Nkashama, le chargé de la sécurité à l’UDPS. Celui-ci reconnait avoir  émis et reçu des appels à Limete, parce que c’est son lieu de travail. Edo Nkashama a été confronté à Paul Mukenge, Kapinga Bwanya, etc. qui ont juré ne pas se connaître.

Cette attitude a provoqué la colère de la partie civile Rdc qui veut savoir, combien de fois allons-nous continuer à nous livrer à cet exercice ? Parce que lorsqu’on soumet les relevés aux prévenus, ils disent tous que c’est un montage. Et ce, lorsqu’on sait que le Tribunal gère le temps. Le président du Tribunal a vite calmé cette partie jointe au procès, en lui disant que le Tribunal tirera les conséquences lorsqu’il se retirera.

Par la suite, la parole a été donnée à la défense, qui a rappelé qu’en droit pénal, lorsqu’une pièce est versée au dossier, elle doit être soumise au débat. Et le Tribunal retiendra que ces relevés téléphoniques sont envoyés dans les programmes Excel et Word. Et lorsque vous utiliser ces programmes, des modifications sont possibles. Mais si ces programmes nous ont été envoyés en Pdf, il n’y aurait pas de débat. Elle a même demandé au tribunal de ne pas fonder sa conviction sur ces relevés téléphoniques.

Pour appuyer cet argumentaire, la défense, à travers Me Prosper Kande a relevé deux choses. D’abord, lorsque Tujibikile a été arrêté pour la première fois, les services l’avaient libéré et gardé ses téléphones. Curieusement, pendant qu’il est confronté, on lui brandit un téléphone où il y a une SIM. Le PV de saisi d’objets renseigne que Tujibikile n’avait qu’un seul téléphone.  Où sont partis d’autres téléphones ? De deux, renchérit-il, lorsque nous avons relevé le fait que les relevés téléphoniques ont été transmis au Tribunal dans les programmes Word et Excel, nous avons démontré au Tribunal qu’il y a possibilité de modifier les données. Et la question  a été posée à l’un des experts qui  a dit que dès  la création de ces programmes, c’est internationalement connu qu’on peut les modifier. C’est pourquoi,  nous n’avons pas confiance à ces relevés téléphoniques.  Par contre, Me Prosper Kande n’accuse personne, parce que ces relevés sont arrivés suite à la demande des parties et du Tribunal. Nous disons qu’ils n’inspirent pas confiance, du moins il y a eu beaucoup de coquilles. Il a été démontré qu’après son arrestation, le  téléphone d’un prévenu est resté ouvert.

Pas lieu d’une expertise contradictoire

Avant la réplique de la partie civile Rdc à travers le Bâtonnier Ambroise Kamukuny, le Ministère a demandé à la défense si elle estime que les services de sécurité ont piraté les appels téléphoniques de leurs clients ? En plus, peut-il présenter un travail en Pdf qui n’a pas encore été modifié ? La défense peut-elle verser le billet de transport attestant que le prévenu avait voyagé à Lufu ? Bakamana s’était-il délesté de son téléphone, ou il a avait-il été utilisé par quelqu’un d’autre ? Voilà qui a poussé la partie civile à observer que le raisonnement de la défense n’est pas rigoureux du tout.

« Vous avez suivi que le conseil de la partie Bakamana a été contredit par le prévenu lui-même. En cette matière téléphonique, il s’agit d’une photographie sur qui a communiqué à telle heure et l’initiateur de l’appel est identifié.  Or, à la période du 1er avril, c’est Bakamana qui appelle son neveu renié devant la barre, Constant Ngandu Tujibikile et il dit qu’il était à  Kinshasa toute la matinée. Or, l’appel contesté  est arrêté à 9 heure », a rétorqué le Bâtonnier Ambroise Kamukuny qui s’empresse de savoir, la compagnie de téléphonie cellulaire internationale, c’est laquelle ? Est-ce que c’est de cette façon que l’on demande une expertise ? On le fait lorsqu’on a quelque chose à démontrer, martèle-t-il. Il dit qu’il était à Lufu où il est allé prospecter, mais tout le monde sait comment on va à Lufu, mais lui est allé presque pendant deux semaines et il ne sait même pas  dire  où il dormait. Comment voulez-vous que le Tribunal vous croit ? Pour que la compagnie cellulaire internationale démontre quoi ? Ou que l’antenne est celle de Lufu ? Est-ce qu’il conteste son numéro ? Donc, la partie civile affirme qu’il n’y a pas lieu d’une expertise contradictoire.

La partie civile Rdc a aussi fait observer que ces compagnies cellulaires n’appartiennent pas au Ministère public et n’ont inventé les numéros. Sinon, comment expliquer que quelqu’un qui a un téléphone avec deux SIM, accepte une et rejette l’autre, alors que le numéro  IME de l’appareil atteste que les deux SIM ont fonctionné dans le même appareil ! Il a rappelé que ces relevés  ont été réclamés par tout le monde. Mais si vous avez bien compris, ceux qui réclamaient ces relevés pensaient qu’ils s’effaçaient au bout de trois mois.  Ils constatent qu’à l’étape actuelle, on peut conserver indéfiniment ces données. C’est ce qui met tout le monde en émoi.

« Vous dite que vous ne connaissez pas Tshianyima que vous avez appelé près de 50 fois. Nous continuons à contester les choses aussi véridiques !  Comme pour dire que les compagnies se seraient liguées pour fabriquer les numéros et les appels. Ce sont des choses qui se trouvent dans la machine. On le transmet sur Excel pour qu’elles deviennent exploitables.

(JMNK)

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