Deux tentatives d’entrée, deux échecs: Les agitations de Katumbi l’enfoncent davantage

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Moïse Katumbi Chapwe, leader incontesté de « Ensemble pour le changement », a tenté à deux reprises de regagner la République Démocratique du Congo aux dates de vendredi 3 et samedi 4 juillet 2018, via Kasumbalesa, cité frontalière à la Zambie. Son avion a d’abord été interdit d’atterrir à l’aéroport de Luano par manque de demande de sa part, ni d’autorisation d’atterrissage de la part de l’Autorité d’Aviation Civile (AAC). Dans l’agitation, Katumbi et ses acolytes dont Olivier Kamitatu, son Directeur de Cabinet ; Francis Kalombo, son porte-parole ; Salomon Idi Kalonda, son parsec, ont tenté de contrer les forces de l’ordre commises à la sécurité de la frontière RDC-Zambie vers le port de Kasumbalesa. Malheureusement déjà le premier jour, ni Katumbi, ni un seul membre de sa délégation, moins encore les leaders d’Ensemble du Katanga et d’autres provinces venus accueillir leur maître, n’ont pu franchir les deux lignes. Ceux qui étaient en RDC sont restés sur leur terre, et ceux de la Zambie sont restés en face. Des surchauffés et autres semeurs des troubles ont vécu la scène, sans dire mot. Les inciviques ont brûlé des pneus, et certains bien des privés et de l’Etat. Les forces de l’ordre se sont encore imposées, et le calme est revenu à la minute.

Après avoir été interdit d’accès le vendredi, Soriano a passé nuit non loin de la frontière, croyant surprendre les services de sécurité du port de Kasumbalesa aux premières heures de samedi. Hélas ! Il faut négocier, mais en vain encore car l’autorité provinciale du Haut-Katanga s’assume entant que responsable. Les dessous des cartes, non, il n’y en a pas. Le pays est calme, et le fugitif n’a pas sa place au Congo si ce n’est chez lui en Italie. N’avez-vous jamais entendu parler de « persona non grata » ? Demandez à la journaliste Collette Braeckman. Le Congo est souverain, et peut refuser l’accès sur sa terre à toute personne indésirable, étrangère soit-elle.

Week-end terminé, les négociations et la résistance ne payent pas. La Zambie, centre de ses activités commerciales, va signifier à Katumbi qu’il est impossible pour lui de rentrer paisiblement en RDC.

Que faire, il faut rentrer en Belgique où chez lui en Italie, si pas rester en Zambie le plus longtemps que possible, car dans ses propos, Katumbi avait affirmé qu’il resterait dans cette frontière même pendant deux ans. Dans l’entendement des avertis, l’on croit que Katumbi déposera sa candidature très loin en Zambie, battra campagne en Zambie, et sera élu président en Zambie où on l’a aperçu hier dans une messe à Kitwe. Elément dangereux ! Il veut faire croire à l’opinion que la frontière restera toujours sous haute surveillance, et le commerce pénalisé à cause d’un seul homme ? Ce défi que lance Katumbi contre Kinshasa dira son nom un jour, et le meilleur l’emportera. Avec ou sans Katumbi, les élections auront bel et bien lieu en Rd Congo. S’il serait l’unique nom de l’opposition pour la candidature unique tant attendue, mais pas du tout souhaitée ni obligée,  c’est le pire de choix que fera l’opposition. Le sujet Katumbi ne fera en aucun jour l’objet de boycott des élections par l’Opposition. Le Rassemblement dans ses conditions pour participer aux élections, n’a pas insisté sur le cas Katumbi.

Ensemble ne veut pas lâcher !

Le leader n’a pas regagné la RDC, mais le rêve autour de sa candidature à la présidentielle persiste. Mais pour les cadres d’Ensemble, il ne faut pas lâcher ! Coûte que coûte, Katumbi prendra part aux prochaines élections prévues en décembre 2018. Ok, et pour ce faire, Ensemble pour le changement décide de déposer le dossier de candidature de Moïse Katumbi à la CENI. Ce, en dépit de son absence physique.

« Ensemble pour le changement réaffirme son soutien total à la candidature de Moïse Katumbi. Le dossier sera déposé dans les prochains jours. Tous les objectifs que nous nous sommes assignés à savoir le dépôt des candidatures aux législatives pour provoquer l’alternance dans ce pays va se poursuivre. Et donc, la nation congolaise et les Congolais doivent continuer à compter avec Moïse Katumbi et à compter avec Ensemble pour bâtir le Congo de demain », a dit Delly Sesanga, Secrétaire général d’Ensemble dans un point de presse tenu hier dimanche 5 août 2018 à Lubumbashi.

Mais par quelle magie sera-t-il candidat ? L’homme n’a pas sa carte d’électeur, par contre Jean-Pierre Bemba qui a regagné Kinshasa après dix ans d’absence, en a déjà et a déposé sa candidature à la présidentielle. Ensemble promet de compléter les documents manquants avant l’étape de validation.

Ainsi, les gesticulations de la part de l’ex-gouverneur n’ont pas payé, et place à présent à l’autre étape lors du dépôt de sa candidature à la CENI. Prédisons déjà une étape difficile, car la validation des candidatures par la Centrale électorale, nous en dira autre chose. Nangaa n’appliquera que les textes pour confirmer l’impossibilité de valider une telle candidature.

La fameuse candidature unique difficile

Jean-Pierre Bemba Gombo, premier à déposer sa candidature pour le compte de l’Opposition, Kamerhe aussitôt investi candidat président, sera face à Nangaa ce lundi, Félix Tshisekedi promet de le faire ce mercredi, Ensemble promet aussi de déposer l’utopique candidature de Katumbi avant la clôture de l’étape de dépôt des candidatures, les autres aussi comme Fayulu, Muzito, Matungulu et consorts sont attendus à la Gombe pour déposer leurs candidatures. Les Congolais auront au moins une dizaine des candidatures de l’Opposition.

Rien de sérieux. Et plus grave encore, tout le monde qui dépose sa candidature prophétise toujours sur la fameuse candidature unique de l’opposition. Bemba du MLC l’a fait, et a vite regagné la Belgique pour retrouver Kinshasa en septembre. Ce, après avoir déposé sa candidature chez Nangaa. Kamerhe qui veut se faire pasteur dans l’opposition radicale, sera-t-il en mesure d’atteindre sa mission ? Il a réussi à réunir autour de lui Bemba et Tshisekedi pour réfléchir sur ledit sujet. Malheureusement, aucune suite favorable n’a été annoncée. L’égoïsme de Bemba et la soif de Tshisekedi de diriger le Congo, le souvenir de l’échec de Kamerhe aux précédentes élections sont là les motivations qui leur collent sur la peau. Ainsi, les militants qui croient encore à l’opposition vivent dans le si je savais.

La flexibilité qu’a promise Kamerhe à la fin de leur échange avec Bemba et Tshisekedi reste à observer. Il faudra encore attendre !

(Bernetel Makambo)

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