Deux jours après la radicalisation de la grève des médecins: Des effets néfastes ressentis à l’HGRK

par -
0 322
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La grève est dure, sa radicalisation est délicate déjà au deuxième jour.  A l’hôpital général de référence de Kinshasa, HGRK, ex  maman yemo les effets néfastes se font ressentir. Les lits de certains pavillons n’ont plus de malades. Où sont-ils ? Telle est la question. La réponse vient du côté des malades.

-Christelle  Ntumba : Mon frère vient de décéder parce qu’il n’a pu être soigné, raconte-t-elle. Il y a des malades qui sont venus et ils sont morts parce qu’il y a la grève et n’ont pas été traités. Ceux qui meurent, on les emmène à la morgue, poursuit-elle. Même ceux qui viennent se faire soigner n’ont pas droit au chapitre pour quelques-uns d’entre eux trouvés sur place, il faut aller ailleurs.

-La malade Yvette Kaluangila : Je suis restée seule dans la salle d’internement, j’ai même payé les frais pour les soins, j’ai quand même demandé un bon de sortie, confie-t-elle.

, les effets néfastes de la grève ressentis aux cliniques universitaires de Kinshasa sont les mêmes ci et là,  indique une source. Plusieurs malades sont entrains de succomber suite au manque de traitements.

Il n’est pas question de reprendre le service tant que l’Etat congolais n’aura pas répondu  à nos revendications, estiment les médecins du Syndicat national de médecins, SYNAMED.

La situation est embarrassante,  mais ils ne peuvent rien. C’est le gouvernement qui a voulu que les médecins partent en grève, pour que les paisibles citoyens congolais meurent des maladies et que les médecins à leur tour meurent de faim  et que leurs enfants ne soient pas scolarisés.

Jamais pareille situation n’a été vécue à Kinshasa, même pas de service minimum. Qu’adviendra-t-il des malades dans les jours avenirs ?

Le bureau exécutif national du Syndicat des médecins du Congo SYMECO avait appelé tous les médecins des hôpitaux publics de la RDC à observer à partir du  lundi 28 août courant,  une grève sans service minimum, durcissant ainsi le mouvement qu’ils ont lancé depuis la mi-juillet 2017, a indiqué la radio okapi.

Le docteur Juvénal Muanda, secrétaire général du SYMECO qui avait lancé cet appel aux médecins dimanche 27 août avait  justifié le durcissement de ce mouvement par l’indifférence du gouvernement qui, a-t-il expliqué, n’a pas pris en compte les revendications contenues dans le cahier des charges des médecins.

Dans le cadre de ce mouvement de grève radicale annoncé, il était demandé aux  médecins de ne prendre en charge que les malades déjà hospitalisés, avait précisé le docteur Muanda à la radio okapi tout en  prévenant que ce mouvement pourrait s’acheminer vers un désengagement total des médecins des hôpitaux publics si le gouvernement ne répondait pas à leurs revendications.

Un scénario qui pourrait être mis en application à partir du vendredi 1er septembre, date à laquelle le SYMECO est  prévu l’évaluation du dit mouvement de grève.

Pour rappel, les blouses blanches réclament l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles qui, selon eux, passent par l’application du taux de change actuel à la paie des médecins, l’inscription sur les listes de paie des médecins qui ne sont pas encore rémunérés ainsi que les promotions en grades.

(Mamie Ngondo)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse