Désordre au sein du Rassemblement: La Monusco propose ses bons offices

La crise au sein du Rassemblement a pris des allures tellement inquiétantes, qu’elle risque de paralyser tout le processus électoral  et compliquer ainsi la réalisation du chronogramme tel qu’arrêté dans l’accord de la Saint-Sylvestre. D’où viendra enfin le salut ? C’est la question que d’aucuns ne cessent de se poser, au vu des perspectives qui deviennent de plus en plus compromises. Et pourtant, l’épiscopat congolais, lui qui reçoit les différentes ailes du Rassemblement, estime que cette situation, si elle n’est pas résolue à temps, risque de compromettre la réalisation de l’accord du 31 décembre 2017.

Partie-prenante dans le processus électoral congolais, la Monusco, à travers Charles Bambara, son Directeur de la Division de l’Information publique et porte-parole par intérim, revient sur  « les bons offices » de la Monusco, pour expliquer que pour beaucoup, ce ne sont pas des actions qu’ils voient : « mais je peux vous certifier que les bons offices du Représentant spécial continuent. Il a reçu encore cette semaine toutes les tendances de l’échiquier politique congolais : de la Majorité présidentielle comme de l’Opposition. Il a continué à recevoir et à s’entretenir avec les membres de la CENCO. Pourquoi ? Pour vraiment essayer de rapprocher les points de vue au niveau de l’opposition », dit-il.

Et de renchérir que c’est vrai que cette scission au sein du Rassemblement pose problème en ce sens que ça paralyse quelque peu d’ailleurs le travail de la CENCO. Il est revenu sur le communiqué cette semaine de l’Union Européenne qui va dans ce sens, qui appelle les uns et les autres à plus de responsabilité, afin que l’on puisse aller vers l’échéance des élections prévues d’ici la fin de cette année.

« Nous sommes d’accord qu’il faut dans un premier temps, qu’il y ait ce regroupement au sein du Rassemblement pour que la CENCO puisse continuer son travail, le travail qu’il a entrepris avec la signature de l’accord du 31 décembre, afin que nous puissions progresser de façon raisonnable vers les échéances électorales du mois de décembre de cette année », poursuit-il.

Soulignons que le lundi dernier, le Conseil de l’Europe  a salué l’accord du 31 décembre 2016 qui représente la seule voie pour asseoir la légitimité nécessaire aux institutions qui devraient gérer la transition, y compris celle de la présidence. Pour elle, ni la disparition du leader de l’opposition Etienne Tshisekedi, ni la situation sécuritaire ne doivent offrir de prétexte pour remettre en question ce processus qui doit mener à une alternance démocratique et pacifique du pouvoir.

Cet accord prévoit entre autre le maintien en fonction du Président pour autant qu’un Premier ministre présenté par l’opposition soit nommé et que toutes les institutions soient assurées par intérim jusqu’à la fin de l’année. La récente nomination d’un nouveau président du Conseil des Sages du Rassemblement, qui également remplira la fonction de président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), constitue dans ce sens un premier pas.

(JMNK)

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