Désignation de Shadary comme candidat du FCC à la présidentielle: Washington, Paris, Bruxelles, UE et UA saluent la décision de Kabila

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En République démocratique du Congo, la désignation d’Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat du Front Commun pour le Congo (FCC) à la présidentielle de décembre 2018, a pris tout le monde de court, même la communauté internationale. Celle-ci n’avait jamais cru que Joseph Kabila prendrait une telle décision, allant à  contre-courant de la dynamique actuelle dans la région des Grands Lacs où le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et le Congo-Brazzaville n’ont pas hésité un seul instant à modifier leurs constitutions respectives pour se cramponner au pouvoir. Et ce, sans condamnation de la communauté internationale.

Mais en Rd Congo, Joseph Kabila aura déjoué tous les plans diaboliques, mieux les plans de la balkanisation du pays concoctés par les ennemis du Congo dans les officines occidentales, qui n’attendaient qu’un supposé faux-pas pour mettre leurs plans en exécution et trainer ainsi le pays dans la poussière. Heureusement que l’Afrique pouvait encore compter sur un de ses dignes fils, au parfum de tous ces plans, pour mener une démarche contraire, au bénéfice de son peuple.

Leurs plans à eux tous étant démasqués, ils se jettent dans les félicitations du bout des lèvres. Dans un communiqué parvenu à la rédaction du Journal L’Avenir, l’Ambassade des Etats-Unis en Rdc écrit ceci : « En République démocratique du Congo, l’annonce de la part de la coalition au pouvoir d’un candidat de consensus autre que le Président Kabila représente un pas en avant important pour la démocratie congolaise. Nous sommes encouragés par le signe selon lequel le Président Kabila entend respecter ses engagements conformément à la constitution congolaise et à l’Accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016 en ne briguant pas un troisième mandat », dit ce texte, qui ajoute que les responsables du gouvernement, de l’opposition, et de la société civile, ainsi que les chefs des forces de l’ordre partagent avec le président Kabila la responsabilité d’assurer le plein respect des normes démocratiques.

Le peuple congolais doit pouvoir exprimer ouvertement ses opinions et choisir ses candidats sans craindre les violences, les menaces ou l’intimidation. Nous faisons appel à la Commission électorale nationale indépendante et aux autorités congolaises afin qu’elles prennent les mesures qui s’imposent pour garantir la tenue d’élections crédibles le 23 décembre 2018, en permettant notamment l’accès au public au nouveau fichier électoral et en ayant recours à une méthode de vote qui bénéficie de la confiance de l’électorat congolais. Ce communiqué souligne en passant que la RDC jouit d’une occasion historique d’assurer un transfert pacifique du pouvoir en décembre, et les Etats-Unis seront prêts à appuyer ce processus selon les normes du calendrier électoral établi.

 

La France prête à accompagner la Rdc

De son côté, le Président de la République française salue la décision annoncée hier par le Président Joseph Kabila de ne pas se représenter aux prochaines élections présidentielles, conformément à son engagement de respecter les termes de la Constitution congolaise. « La France, qui s’est constamment tenue aux côtés de la République démocratique du Congo, rend hommage à l’action du Président Kabila pour l’unité et l’intégrité de la RDC », indique ce document, qui ajoute qu’aux côtés de ses partenaires et en particulier de l’Union Africaine, des organisations régionales et des pays voisins, la France se tient prête à accompagner les efforts des autorités congolaises en vue de la tenue, le 23 décembre prochain, d’un scrutin libre, transparent et inclusif.

Concernant la Belgique, son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a indiqué “prendre acte” de la désignation par le président congolais Joseph Kabila d’un dauphin, Emmanuel Ramazani Shadary, qui sera le candidat du pouvoir en place à l’élection présidentielle du 23 décembre en République démocratique du Congo. Le scrutin doit se faire dans un climat “apaisé” pour que les résultats soient “crédibles”.

Il a toutefois appelé les responsables congolais à s’engager en faveur de l’organisation des différents scrutins prévus à cette date (présidentiel, législatif et provinciaux) dans un climat “apaisé” et “inclusif” afin que les résultats soient “crédibles”. “On prend acte de la consultation menée au sein de la Majorité présidentielle“, a affirmé Didier Reynders à l’agence Belga.

Ces consultations ont conduit M. Kabila à désigner mercredi, in extrémis, Emmanuel  Ramazani Shadary, un ancien ministre de l’Intérieur et actuel Secrétaire permanent du parti présidentiel, comme le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), une vaste plate-forme électorale créée par Joseph Kabila. “Cela démontre que le président (Kabila) n’est pas candidat” à un troisième mandat – que lui interdit la Constitution qu’il a lui-même promulguée en 2006 -, a ajouté Didier Reynders. Il a rappelé que la communauté internationale, l’Union européenne et l’Union africaine (UA) ainsi que les pays de la région avaient exprimé leur opposition à une candidature du chef de l’Etat congolais à un troisième mandat.

 

L’EU et l’UA se joignent

Dans une déclaration, la Représentante Spéciale du Secrétaire-général des Nations Unies en République démocratique du Congo et des Ambassadeurs ou Chefs de mission du Canada, des Etats-Unis, de la Suisse, de l’Union africaine ainsi que de l’Union européenne en accord avec les Chefs de mission de l’UE à Kinshasa, saluent la décision du Président Joseph Kabila Kabange d’avoir tenu son engagement de respecter la Constitution congolaise. La conclusion du dépôt des candidatures pour les élections présidentielles et législatives en RDC, conformément au calendrier électoral de la CENI, constitue une étape clé sur la voie devant mener à la première alternance politique pacifique en RDC, grâce à des élections crédibles le 23 décembre 2018.

« Nous réitérons notre appel à toutes les parties à veiller à ce que le processus électoral et le transfert du pouvoir soient menés de manière transparente, pacifique et inclusive, conformément à la Constitution et à l’Accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016 », insiste ce communiqué, qui poursuit que l’engagement de tous les acteurs congolais en faveur d’élections crédibles, pacifiques et inclusives avant la fin de l’année renforcera la stabilité et la prospérité de la RDC et de toute la région.

Pour sa part, le Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, prend note avec satisfaction de la nouvelle étape franchie hier dans le processus électoral en République démocratique du Congo. Il se félicite du respect par le Président Joseph Kabila Kabange de son engagement à se conformer aux dispositions pertinentes de la Constitution congolaise et à celles de l’Accord politique de la Saint Sylvestre relatives à l’éligibilité à la présidence de la République. Ce faisant, le Président Kabila a posé un geste de haute valeur politique dans l’intérêt supérieur de son pays.

Le Président de la Commission souligne que le succès de la suite du processus électoral appelle à un engagement sans faille de la part de l’ensemble de la classe politique congolaise et des institutions chargées de l’organisation des scrutins à venir. Il réitère, en conséquence, son appel à tous les acteurs concernés pour qu’ils œuvrent ensemble et de bonne foi, à la tenue d’élections paisibles, transparentes et véritablement inclusives, notamment en garantissant le droit de tous les citoyens qui le souhaitent et remplissent les conditions stipulées par les textes en vigueur à y concourir. Il souligne, encore une fois, la nécessité et l’urgence que revêt la création d’un environnement propice à une compétition électorale loyale et équitable, à travers la mise en œuvre de mesures de décrispation appropriées. Il est impératif que le peuple congolais puisse se prononcer librement et en toute souveraineté sur son destin.

L’Union africaine réitère son engagement à soutenir le processus électoral dans le cadre de ses instruments pertinents, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. À cet effet, elle continuera à travailler étroitement avec les organisations régionales compétentes, à savoir la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et la Communauté de développement de l’Afrique australe, ainsi qu’avec les Nations unies et les autres partenaires internationaux de l’Afrique.

(JMNK)

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