Des maraîchères évacuées au profit de lotisseurs et de tenanciers de bars

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Une vue partielle de maraîchères tourmentées dans des sites (ph Réseau Femme et Développement)
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A Bandalungwa, Kalamu, Kisenso, Limete, Lemba, Masina, Matete, Mont-Ngafula, N’Djili…   

Au quartier Yolo nord, les maraîchères et maraîchers occupant autrefois des étendues de terres le long de l’avenue de l’Université, ont été évacuées sur instruction des autorités communales. Pour l’heure, des champs qui faisaient la verdure en ces espaces, remplacés par des kiosques en tôles, en planches ou en triplex. La même situation est observable dans la commune de Mont-Ngafula, au niveau de la jonction avec la place du Triangle (sur la route de l’Université de Kinshasa). A Kisenso, des maraîchères exploitant le long de la rivière N’Djili ont fait les frais de l’envahissement de lotisseurs, dont la plupart ont brandi leur contrat avec la descendance Nzeza N’Landu, du nom d’un acteur politique de  l’Alliance des bakongo (Abako, dans la mouvance de la décolonisation de la RDC). A Matete, les travaux de construction du viaduc à proximité du pont Matete, a mis en errance des maraîchères et maraîchers. A Masina et à N’Djili, le long de la rivière qui porte ce dernier nom, des maraîchères et maraîchers sont, pour l’heure, sous la menace de lotisseurs qui recourent à tous les moyens, même ceux d’ordre politico-administratifs. A Limete, il y a peu, un élu local établi au quartier Kingabwa, surnommé Gécoco, avait focalisé sur lui l’attention de l’opinion, quand il a eu le culot de se faire l’avocat des maraîchères et maraîchers exploitant notamment les rizeries, dans des sites enviés par des lotisseurs. Dans la commune de Kasa Vubu, les maraîchères et maraîchers exploitant sur le site de l’ancien cimetière désaffecté, à proximité du centre de conférence international kimbanguiste, cèdent également sous la poussée de lotisseurs.

En somme, dans certaines communes de la capitale, le cas de Bandalungwa et Matete, pour ne citer que celles-là, les façades d’écoles officielles ont été occupées progressivement par des ateliers d’ajustage, de fonderie d’aluminium pour la fabrication de marmite, etc. Progressivement, ces pseudo-locataires ont élevé des murs, les matériaux semi-durables remplacés carrément par d’autres davantage solides. Avec le temps, des familles se sont installées durablement et le Cadastre communal habitué à prester ses services au plus offrant, a concédé l’occupation de terrains aliénant, du fait même, la propriété d’écoles officielles.

(Payne)

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