Des journalistes francophones à la découverte de l’OMC

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Des journalistes francophones venus de plusieurs pays africains, dont un de la Rdc, sont en Suisse, au siège de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), afin de mieux comprendre le système commercial et les travaux de cette institution internationale.  A en croire M. Roberto Azevêdo, Directeur général de l’OMC, ce rapprochement avec les médias est très important. Dans son discours, il a expliqué que l’OMC a publié les dernières données sur le commerce mondial, il y a quelques semaines – et les chiffres sont bons.

Et selon ces données, en 2017, le commerce a augmenté de 4,7%. Il s’agit là du taux d’expansion le plus rapide que nous ayons enregistré depuis 2011, quand l’économie mondiale sortait de la crise financière.  Ces bons résultats sont en grande partie attribuables à des facteurs conjoncturels, comme l’accélération de la croissance du PIB réel mondial. « Nos prévisions pour 2018 et 2019 sont également positives. En 2018, nous estimons que le commerce de marchandises augmentera de 4,4%. En 2019, la croissance devrait être de l’ordre de 4,0%. C’est une bonne nouvelle. Toutefois, des risques majeurs subsistent. Ils pourraient facilement compromettre toute reprise du commerce, notamment les tensions observées entre certains partenaires commerciaux », dit-il, avant d’ajouter qu’une rupture des relations commerciales entre des acteurs majeurs aurait de graves conséquences pour nous tous. Dans une économie interconnectée, ces effets auraient une ampleur mondiale, allant bien au-delà des pays directement concernés. Les pays pauvres seraient ceux qui auraient le plus à perdre.

A l’en croire, les petites économies n’ont pas assez de sources de demande intérieure, et doivent faire du commerce pour se développer. Dans de nombreuses économies de ce type, quatre emplois sur dix sont liés aux exportations. « Nous devons donc faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter une nouvelle escalade. J’ai exhorté les Membres de l’OMC à prendre toutes les mesures possibles pour éviter de s’engager dans cette voie. Je reviens tout juste des États Unis, où j’ai rencontré quelques parlementaires et membres de l’administration et entendu ses préoccupations », explique-t-il.

L’OMC a ici un rôle important à jouer

Soulignant que l’Organisation a été créée comme une instance de dialogue, pour aider les Membres à résoudre leurs différends commerciaux d’une manière transparente et prévisible, M. Roberto Azevêdo insiste sur le fait qu’elle s’est acquittée de ce rôle de manière très efficace durant de nombreuses années. En fait, je dirais que, sans l’OMC, nous serions déjà engagés dans une guerre commerciale. « Nous continuerons donc à œuvrer en faveur du renforcement et du maintien du système commercial multilatéral. Il s’agit d’un effort continu. Et une partie importante de ce travail consiste à mettre en œuvre de nouvelles réformes du commerce mondial », précise-t-il.

Signalons que lors des Conférences ministérielles de Bali en 2013 et de Nairobi en 2015, nous avons montré que des résultats significatifs peuvent être obtenus à l’OMC. Par exemple, les Membres sont parvenus aux résultats suivants: l’Accord sur la facilitation des échanges; la décision de supprimer les subventions aux exportations de produits agricoles; une série de décisions visant à aider les PMA à faire du commerce; et l’expansion de l’Accord sur les technologies de l’information.

Il s’agit là d’accords parmi les plus importants qui aient été conclus depuis une génération. Et ils auront un impact économique réel. L’Accord sur la facilitation des échanges pourrait à lui seul réduire les coûts du commerce mondial de 14,3%. La dernière étape de ce voyage a été notre Conférence ministérielle tenue à Buenos Aires en décembre de l’année dernière. Les Membres ne sont pas parvenus cette fois-là à des accords définitifs substantiels, mais il y a eu des éléments positifs que nous devons exploiter.

En plus, nous avons pu constater que nos travaux bénéficiaient d’un soutien politique au plus haut niveau. Les Ministres ont également adopté un certain nombre de mesures à Buenos Aires, obtenant notamment d’importantes avancées en matière de subventions à la pêche. Fait significatif, les Membres se sont également engagés à poursuivre les négociations sur toutes les questions. Cela inclut les questions de longue date de Doha, dont beaucoup présente un grand intérêt pour nos Membres africains. Nous continuerons donc à travailler, et je vais encourager les Membres à trouver de nouvelles perspectives qui pourraient nous aider à faire avancer les travaux.

Quid de l’Afrique

« Il y a quelques années, j’ai lu une étude très frappante du Pew Research Centre. Elle constatait que, de toutes les régions, c’était en Afrique que l’opinion publique était la plus favorable au commerce. Et cela ressort de mes conversations avec les Ministres », révèle M. Roberto Azevêdo, et, nous nous rendons bien compte des gros efforts fournis par l’Afrique pour faciliter le commerce à l’échelle du continent tout entier.

Ainsi, la signature de la zone de libre-échange continentale africaine en est un exemple manifeste. C’était un moment historique. Cet accord encouragera la circulation des biens et des services entre les nations de l’Union africaine, plaçant le commerce au cœur de sa stratégie de croissance et de développement.

Il apporte donc tout son soutien à ces travaux – et pense que, là encore, l’OMC joue un rôle essentiel. L’OMC fournit la plateforme sur laquelle ces blocs régionaux s’édifient. Nous nous efforcerons donc d’appuyer cet effort en vue d’une plus grande intégration économique en Afrique. Il a hâte de travailler avec le Groupe africain au sein de l’OMC pour faire avancer cette initiative – et pour continuer à progresser dans tous les autres domaines évoqués aujourd’hui. Et, à la base de tout cela, nous devons œuvrer ensemble pour renforcer et préserver le système commercial mondial.

(JMNK)

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