Des « femmes cireurs » envahissent le Palais de justice

par -
0 365
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme célébrée le 8 mars dernier, des femmes cireurs étaient nombreuses et très remarquables au Palais de la justice. Brosse à la main gauche, cirage à la main droite, le pinceau à coté, morceau d’étouffes et de bois pour réaliser le travail. Cet acte généralement posé par les hommes à cet endroit, c’est-à -dire, le hall du Palais de la justice, est exécuté ce 08 mars par ces femmes.

Si certaines d’entre elles cherchaient les porteurs de chaussures  non cirées dans les bureaux,  d’autres étaient dans le préau du bâtiment départemental où siègent les tribunaux. Une partie de celles qui sont restées, brandissaient les tabliers papiers pour la visibilité de leur Ong AFEMIS.

Ce travail accomplit gratuitement le 08 mars prouve à suffisance que la femme peut. « Nous le faisons gratuitement seulement pour cette journée spéciale. Le 8 mars est une journée de réflexion pour la femme. Elle doit  penser à ce qu’elle peut  faire pour le développement de son pays », a déclaré la présidente de ladite association. A Fideline Mbuyi d’ajouter : « qu’au lieu de faire de la mendicité forcée, nous avons créé de l’emploi en formant ces jeunes dames à certains métiers pour faire aussi face à la pauvreté. Nous évitons la prostitution qui est à la base de certaines maladies dans le milieu des jeunes femmes ».

Quand les cireurs deviennent jaloux !

Ce jour du 8 mars 2017, les jeunes garçons  cireurs habituels de ce coin n’ont pas digéré ce qu’ils qualifient du  remplacement : « Elles veulent prendre notre place », a lancé un cireur dans la foule, tout en ajoutant : «  Ces femmes travaillant gratuitement viennent tourner au fiasco notre affaire ».

Mais de leur côté, les bénéficiaires apprécient le service rendu et les encouragent par de pourboires. « C’est ma manière d’encourager ces braves femmes. Ces femmes prouvent qu’il n y a pas de sot métier. La femme prouve qu’elle  est capable de beaucoup de choses peu n’importe son niveau d’études », a déclaré  maître Lucie Tshiyoyi Muteba,  avocate au barreau de Kinshasa Matete. Pour elle, cet acte doit interpeller le gouvernement s’il peut avoir une politique dans ce sens ça va aider ces jeunes femmes.

Le Chef de division de la cour d’appel  Kabundi Tambwe, après avoir apprécié le travail fait par ces cireuses, a noté « qu’il n’y avait que des hommes qui signifiaient les actes de procédure. Quand la femme pose ces actes cela prouve que rien n’est difficile ».

« Au lieu de me prostituer ou de mendier, je préfère cirer parce que je sais que ce travail va me payer un peu d’argent pour subvenir à mes besoins en tant jeune fille », a déclaré avec conviction Dezy, cette jeune fille d’une vingtaine d’années révolue et membre de l’AFEMIS.

Visiblement, ces femmes cireurs tiennent à leur métier pour la parité 50/50 à l’horizon 2030 à travers ce travail décent, dans un climat de paix et d’équité, comme le veut le thème de la journée internationale de la femme cette année.

(Clarisse EKoko Kapalay)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse