Derniers massacres de Beni: Déjà 80 rebelles Adf aux arrêts

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Une attitude du porte-parole du Gouvernement lors de son dernier point de presse (Ph/Prince)
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*Quatre-vingts éléments rebelles ougandais des Adf-Nalu  sont déjà arrêtés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), à l’issue d’une enquête, et seront présentés demain samedi à leur juge. C’est ce qu’a indiqué hier, le porte-parole du Gouvernement lors d’un point de presse, avant de plaider pour la levée de l’embargo sur les armes frappant son pays. Réagissant à l’appel de certains acteurs appelant à la démission des ministres de la Défense nationale et de l’Intérieur et Sécurité à la suite des tueries de Beni, Lambert Mende estime que rien ne peut justifier, dans ce contexte, une démission d’un membre du Gouvernement. Du moment où les investigations ne signalent aucun lien entre un membre de l’Exécutif national et les terroristes Adf

* A en croire le porte-parole du Gouvernement, le dialogue national inclusif suggéré par le Président de la République comme un lieu de rupture avec tout ce qui compromet la fiabilité et le caractère pacifique des cycles électoraux et qui entache ceux-ci de violences inqualifiables a fini par arracher l’assentiment de tous les Congolais de bonne foi. Force est de constater qu’il existe une conspiration contre ce seul schéma rationnel de sortie de crise. Des adeptes du chaos s’activent depuis quelques mois pour empêcher par tous les moyens possibles les Congolais de régler leurs différends grâce à la thérapeutique pacifique du dialogue.

Parmi  ces 80 islamistes radicalisés arrêtés à Beni, à en croire le ministre congolais des Médias, il y a des Congolais, des Ougandais, des Ethiopiens,  des Tanzaniens et des Rwandais. Ce sont eux qui ont endeuillé les populations de Beni, province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.   Ils sont tous pour le moment dans la prison centrale de Butembo et il est prévu que demain samedi, ils passent devant les juges, pour être verbalisés.

«  Des enquêtes se poursuivent et ce n’est qu’après les interrogatoires que nous saurons  ce que veulent les Adf.  Mais, je pense qu’il y a certainement la volonté de mettre les crépins sur les montagnes du parc de Virunga, reconnu pour son sous-sol riche, afin d’accéder aux ressources minières de ce parc. Est-ce- qu’il s’agit pour ces inciviques d’imposer leur mode de penser afin de se ravitailler ? Autant de questions,  mais que seule l’enquête nous dira la vraie motivation de ce mouvement terroriste »,  a  déclaré Lambert Mende.

La Rdc appelle à la solidarité internationale et à la levée de l’embargo sur les armes

Le temps est mal parti  pour le continent, mais bien plus, pour l’humanité toute entière, qui de plus en plus, est prise en étau par des menaces terroristes n’épargnant ni grands ni petits Etats. Et donc, face à cette réalité amère, la Rdc appelle le monde à faire  bloc, afin de mieux contrer cette aventure sans frontière.

Se retrouvant aujourd’hui dans le même panier de victimes  que la France,  la Belgique, le Mali, les Etats-Unis d’Amérique et autres,  la Rdc lance un cri d’alarme.  «   Notre pays, la Rdc est demandeur d’une solidarité internationale digne de ce nom. Une solidarité effective », a indiqué le porte-parole du Gouvernement, estimant qu’il n’est pas juste que les Fardc soient les seules au front contre ces terroristes, en dépit de l’appui de la Monusco qui est encore loin d’être à la hauteur d’un défit de cette ampleur. C’était avant qu’il ne plaide pour la levée de l’embargo sur les armes, frappant son pays. Car, il est injuste  de constater que la Rdc, frappée au même titre que la France, le Mali, les Usa et les autres par les groupes islamistes radicalisés, continue de souffrir de l’embargo sur l’achat des armes. Elle ne  peut se doter d’armes, alors que ces autres pays ont le libre champs et parcours de s’en procurer. «  Il faut ouvrir la possibilité  des moyens de défenses. Notre requête à ceux qui décident, à ceux qui dirigent l’Onu. Nous voulons que l’on nous traite de la même manière que ceux qui font face à ce genre de menaces terroristes », déclare  le ministre, visiblement emporté contre cette injustice, qui ronge  le pays à petit feu. C’était avant qu’il d’ajoute ce qui suit : « La Rdc mérite la solidarité de ses partenaires internationaux. Vous pouvez aimer ou ne pas aimer la Rdc ou ses dirigeants, la menace du terrorisme est  internationale.  Elle touche tout le monde ».

Des démissions…

Réagissant à cette idée de certains acteurs  appelant  à la démission des ministres de la Défense nationale et de l’Intérieur  et sécurité à la suite des tueries de Beni, Lambert Mende  qualifie cela d’irréfléchi et de non-fondé. Car, selon lui, il n’y a pas de ramification entre l’acte et  les ministres pointés.  « Il n’y a pas de lien entre les actes que nous déplorons et les ministres et pourquoi y aurait-il démission ? », s’est interrogé le ministre, qui estime que rien ne peut justifier, dans ce contexte, une démission d’un membre du Gouvernement, du moment où les investigations ne signalent aucun lien entre un membre de l’Exécutif national et les terroristes Adf.  Par contre, poursuit le ministre, dans un cas pareil, ce que l’on peut demander, c’est  de la coopération, la collaboration avec les services attitrés  d’enquête.

Par ailleurs, le Gouvernement fustige la manifestation d’émotion, de colère déclenchée par la population de Beni, visiblement et malheureusement instrumentalisée,  ayant conduit à mort d’hommes.

D’après le ministre, cette manifestation n’avait pas de raison, d’autant plus qu’il y a déjà l’enquête qui se réalise sur le terrain. Et cette manifestation est venue perturber, alors que les choses étaient déjà avancées. «  Il ne fallait pas s’agiter d’autant plus qu’après le crime, on a besoin des enquêteurs pour nous dire qui ont commis ce crime et non des manifestations pour faire du bruit inutiles (…) dans une zone de crime, on ne  peut manifester, au risque de corrompre l’enquête. Et ceux qui orientent des manifestations n’ont pas la bonne intention (…).  Il faut garder la tête froide », a préconisé le ministre, avant de se demander si les manifestants n’étaient pas complices.

Cependant,  Lambert Mende a loué la collaboration qu’il y a eu entre le Premier ministre et la population. Car, a-t-il dit, c’était grâce à cet échange que  les services de sécurité ont traqué les inciviques des Adf et jusqu’à en attraper 80  et accéder à certains importants documents.

Rendre prioritaire l’intérêt supérieur de la nation

Le ministre de la Communication et Médias a constaté qu’aujourd’hui, beaucoup plus qu’hier, le dialogue national inclusif suggéré par le Président de la République comme un lieu de rupture avec tout ce qui compromet la fiabilité et le caractère pacifique de nos cycles électoraux et qui entache ceux-ci de violences inqualifiables, a fini par arracher l’assentiment de tous les Congolais de bonne foi.

Force est de constater qu’il existe une conspiration contre ce seul schéma rationnel de sortie de crise. Des adeptes du chaos s’activent depuis quelques mois pour empêcher par tous les moyens possibles les Congolais de régler leurs différends grâce à la thérapeutique pacifique du dialogue.

A l’en croire, ce projet diabolique vise à laisser moisir la situation jusqu’à ce que les clans adverses, n’ayant pas su arrondir à temps les angles, puissent s’affronter dans un bain de sang, que des forces politiques dépourvues de scrupules rêvent de ramasser le pouvoir suprême dans les décombres du chaos ainsi occasionné. Si l’on considère les gigantesques manifestations de l’opposition et de la majorité à la fin du mois de juillet dernier, l’on peut aisément se faire une idée du carnage qui pourrait survenir si les partisans des deux camps venaient à en découdre.

« En réalité, les Congolais qui pensent comme le gouvernement qu’une mort de plus pour les ambitions politiques démesurées des uns et des autres est une mort de trop sont plus que majoritaires. Endeuillé depuis près de deux décennies, notre peuple à travers la quasi-totalité de ses composantes a fait le choix d’épargner à la nation de nouveaux épisodes macabres en souscrivant au dialogue politique national inclusif », dit-il, tout en regrettant que certains acteurs parmi les plus célèbres s’autorisent à marcher à reculons en crachant sur ledit dialogue qu’ils étaient les premiers à présenter comme l’unique solution aux problèmes des élections qui se profilent à l’horizon.

Mais quoi qu’il en soit, estime-t-il, nous continuons à croire que tous les Congolais qui aiment réellement leur pays vont se rallier à cette solution idéale,  et rendre prioritaire l’intérêt supérieur de la nation qui rime avec le dialogue politique national inclusif. Conforté en cela par les bons offices de la communauté internationale, de la société civile, de la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO.

(Yassa/Cp)

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