De nouvelles instructions données à Darryl Lewis: Katumbi à Washington, voici Le « plan B »

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une vue de Moïse Katumbi et Darryl Lewis(l'ex-marine arrêté en RDC)
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  • Le mariage de fer Katumbi-Lewis pour mettre du feu aux poudres n’est pas sur la voie du divorce. Bien au contraire, il se consolide au point de se transformer en nouvelles noces de fer. Alors que l’ancien gouverneur du Katanga, le condamné Moïse Katumbi est officiellement à l’étranger pour des soins de santé, et que le poids de Washington s’est fait peser sur Kinshasa pour renvoyer Daryl Lewis à Washington, où rapporte-t-on, l’Américain jouit de sa liberté mieux qu’un poisson dans l’eau, c’est un autre plan en marche contre la Rdc
  • Ce n’est pas une simple coïncidence. Lorsque l’on se souvient que les deux complices sont pris à partie en Rd Congo, et que celui qui se revendique candidat président de la Rdc, toujours entre deux avions au nord, a déjà annoncé sa descente à Kinshasa ‘’conscience tranquille’’, et que l’opposition projette son meeting en cette fin juillet, alors que c’est le dialogue qui devra avoir lieu durant la même période,… il est prévisible que l’occasion faisant le larron, ce cocktail d’événements politistes dégénère et se transforme en tragédie, pour conduire à l’irréparable

L’ennemi n’a pas d’heure pour frapper, dit-on. Et si l’on crie et grille sur tous les toits prônant un soi-disant élargissement de l’espace politique, la logique pourrait se retourner contre la Rdc, et la Rdc seule. L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions.

Endeuiller Kinshasa

Des stratégies se multiplient pour tout capoter au pays. Qu’il y ait dialogue ou non, élections ou non. En rupture d’arguments face aux réalités électorales congolaises, certains aigris ne manqueront pas d’aller jusqu’au millième tour de leur sac. Dans cette liste, faire tomber Kinshasa par des armes. Après l’échec katumbiste d’un plan initialement conçu depuis la ville cuprifère, avec des mercenaires aux commandes, le recruteur n’a pas dit son dernier mot. Il vient de rencontrer, ce mercredi 13 juillet 2016, aux Etats-Unis d’Amérique, son As tant brigué  Darryl Lewis. Au menu : continuer la marche sur Kinshasa.

Selon JeuneAfrique, en séjour à Washington où il a pris part mercredi à une table ronde organisée au siège du think tank Atlantic Council (AC), Moïse Katumbi a rencontré Darryl Lewis, l’ex-marine arrêté puis relâché par les autorités congolaises dans le cadre d’une affaire de recrutement présumé de mercenaires.

« Darryl Lewis est libre chez lui, aux États-Unis », soutient un proche de Moïse Katumbi qui a assisté, le 13 juillet, à la rencontre entre l’ancien gouverneur, inculpé en RD Congo d’atteinte à la sûreté de l’État, et cet ex-marine arrêté à Lubumbashi fin avril et relâché par les autorités judiciaires congolaises, sur insistance des autorités américaines.

L’Américain était pourtant soupçonné d’être le « mercenaire au service » de l’ancien gouverneur du Katanga. Alors qu’il a reconnu les faits en Rd Congo, en présence des diplomates de son pays, Darryl Lewis nie tout dans une vidéo enregistrée à Washington lorsqu’il est « venu saluer Moïse Katumbi », selon l’entourage de l’opposant congolais.

La commission rogatoire internationale piétine

Quelques jours plus tôt, une source judiciaire congolaise confiait à Jeune Afrique qu’ « aucune commission rogatoire internationale n’a été envoyée à la justice américaine » dans le cadre de l’affaire de recrutement présumé de mercenaires, contrairement à ce qu’avait annoncé le parquet général de la République. C’est le moment pour la justice congolaise de mettre une bouchée double et actionner la machine, même si les oiseaux de mauvais augure ne verraient qu’acharnement dans cette affaire.

En effet, renseigne-t-on,«aucune poursuite n’est engagée aux États-Unis contre Darryl Lewis ». Déjà,  certains mettent le doigt à l’anus de la tortue pensant que « la justice congolaise avait annoncé une commission rogatoire internationale pour ne pas perdre la face, mais c’était du bluff ». C’est cequ’assure un conseiller de Moïse Katumbi. Mais il reconnait au moins que parmi les interpellés,« l’Américain a été relâché mais des Congolais arrêtés dans la même affaire continuent de croupir en détention », comme s’il fallait pour lui renvoyer l’Américain et les Congolais devant Washington.

Des sanctions ciblées

Les tombeaux blanchis sont souvent les plus visités, dit une sagesse. Lors de son séjour à Washington, Moïse Katumbi a rencontré des membres de la Chambre des représentants et du Sénat américain, des universitaires et des ONG américaines, notamment Human Rights Watch et Enough Project. C’est là qu’il croit trouver le fauteuil. Puis il a participé à la dite table ronde.

Candidat prématurément déclaré à la présidentielle, alors que l’inculpation pour atteinte à la sûreté d’État, et d’autres encore pèsent sur sa tête, « Moïse Katumbi a plaidé en faveur d’un soutien au processus électoral en RD Congo », a expliqué à Jeune Afrique Olivier Kamitatu, un des vice-présidents du G7, regroupement des frondeurs exclus de la Majorité présidentielle (MP), qui a accompagné l’ex-gouverneur à Washington. Pourtant l’un comme l’autre savent que les jours sont comptés. Et que même le sacro-saint Maman Sidiku, représentant de Ban Ki-moon en Rd Congo, récuse en toute conscience de parler de la tenue des élections en 2016. Là, c’est la réponse du berger à la bergère.

Toujours loin de Kinshasa où l’on devra se battre pour le fauteuil le moment venu, l’ancien gouverneur a curieusement rappelé à ses interlocuteurs que « l’opposition politique congolaise parle désormais d’une seule voix, que les résolutions 2277 et 2293 demeurent des éléments puissants pour presser le régime de Kinshasa à organiser les élections dans les délais constitutionnels », a ajouté l’ancien ministre. Ce n’est pas Olivier Kamitatu, l’homme qui a tenu le ministère congolais du Plan jusqu’il n’y a même pas un an, qui pouvait le dire. Député national, ancien patron de la Chambre basse du Parlement congolais, opposant-rebelle chaque fois que la situation s’y prête, … si le ridicule  tuer.

Dans cette même dépêche,« Moïse Katumbi a également relevé les défaillances des autorités congolaises à sécuriser les civils et les risques de violence qu’elles faisaient courir au pays. (…) Dans ces conditions, pour parvenir à poursuivre le processus démocratique en RD Congo, il a plaidé pour des sanctions ciblées contre ceux qui restreignent l’espace politique dans le pays », a-t-il conclu aux oreilles de ceux qui voudraient bien l’entendre. Mais pour quel impact ? En tout cas, devant cette rencontre qui n’a rien de hasardeux, seules les instructions données par le patron à son homme ne sont pas affichées. Mais Kinshasa devra prendre la période au sérieux. Tout fait, même apparemment anodin,  peut se révéler plus tard une dynamite.

L’Avenir

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