Depuis l’année passée: Le taux de violences sexuelles a augmenté dans la capitale

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Le taux d’abus sexuels est en augmentation depuis  2015 dans la ville province de Kinshasa, où l’Ong nationale Lizadel affirme avoir enregistré plus de mille six cents cas d’abus sexuels dans les huit zones de santé, où  elle intervient.

«  Le taux des violences sexuelles a augmenté dans la capitale pour les seuls cas recensés dans  les zones de santé  où nous intervenons sans compter les cas qui s’arrêtent au  niveau des communes  ou encore en famille pour un arrangement à l’amiable »,  a indiqué le président de Lizadel Godé Kayembe, invitant les autorités à se ressaisir afin de réprimer ce comportement honteux, qui dévalorise la Congolaise. Il l’avait dit lors d’un entretien eu dans le cadre d’une campagne contre les abus sexuels à l’égard de la  femme et de la jeune fille, réalisé par le Réseau des journalistes Amis de l’Enfant », appuyé par le Bureau du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef).

La Ligue des zones d’appui pour les droits de l’enfant et de la jeune fille (Lizadel), bien connue sur l’ensemble du territoire national, tient en dépit de difficultés croisées ça et là, à faire entendre la voix  et défendre la dignité de la femme, de la jeune fille, victime de toute immoralité.  C’est ainsi que dans ce combat, elle se déploie sur quatre axes dans la prise en charge des victimes. Il s’agit de la prise en charge judiciaire, psychologique, la réinsertion socio-économique et sociale des  victimes vulnérables et la référence médicale.

«Lorsque la victime arrive chez nous, à  la clinique juridique, la première avec qui elle rentre en contact, c’est l’assistant social. C’est lui qui s’entretient avec la victime. Et lorsqu’il remarque que la victime a de traumatismes, il la met à  la disposition du psychologue  qui essaie de la detraumatiser. Et pendant ce temps, si l’on réalise que la victime a de problème de santé, elle est vite  orientée vers la structure médicale partenaire, elle bénéficie gratuitement des soins médicaux »,  a renchéri  le président de cette Ong, spécialisée dans l’accompagnement juridique des victimes des violences sexuelles.

Ainsi, estime son président, l’aspect médical est très important dans  la restauration de la santé physique de la victime. Un  point pris au sérieux par Lizadel et par son partenaire, Unicef.

«  Nous envoyons tous les cas nécessitant un appui sanitaire à l’hôpital pour des soins appropriés.  Et le psychologue va continuer à suivre la victime jusqu’au niveau de la famille, parce qu’en plus d’elle, nous pensons qu’il y a des victimes collatérales, qui peuvent  être des parents, frères, sœurs et qui ont besoin d’être assisté…. Dans ce cas, nous mettons toute la famille à la disposition du psychologue et de l’avocat afin de detraumatiser la famille. D’autres victimes sont complètement et définitivement  detraumatiser lorsqu’elles apprennent que les victimes ont été sanctionnées.  Et donc, il faut que le pays fasse réellement un effort pour que l’aspect  judiciaire marche », a ajouté M. Godé Kayembe.

L’Ong se félicite de l’accompagnement de l’Unicef

Quant à l’appui financier, l’Ong nationale Lizadel travaille avec le Bureau du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), qui prend en charge tous les quatre axes d’interventions, à savoir : la prise en charge judiciaire, psychologique, la  réinsertion socio-économique et sociale, ainsi que  médicale. Un travail lourd, qui exige une grande  capacité d’humanisme de la part de deux  structures.

Pour le cas nécessitant une prise en charge médicale, l’Ong recours  à Magna,  une autre structure de développement, partenaire de l’Unicef. Celle-ci est chargée de l’achat des médicaments et à disponibiliser les kits appropriés pour les victimes d’abus sexuels.

Aussi, Lizadel travaille avec en étroite collaboration avec la Conseillère du Chef de l’Etat en matière de lutte contre les violences, dont l’apport est très apprécié surtout au niveau politique de la lutte contre les abus sexuels. C’est un travail louable, qui se réalise à ce niveau. Cette bonne collaboration, a affirmé le président de Lizadel, est visible lors  des actions de plaidoyer. « Nous avons besoin de son apport pour que des sanctions soient prises à l’endroit des magistrats qui banalisent les abus sexuels, soit à l’endroit des auteurs », a émis Gode Kayembe, visiblement satisfait de son travail.

Lizadel pour une loiqui protège l’intégrité physique de la  femme

«  Nous militons pour qu’il y ait une loi qui sanctionne le manque de respect de l’intégrité physique de la femme. Au niveau de la Lizadel,  nous menons un combat pour qu’il y ait une loi qui sanctionne le manque de respect de l’intégrité de la femme, parce qu’aujourd’hui pour qu’une femme, étudiante passe des classe, elle doit se déshabiller devant  son professeur, une femme qui va chercher du travail, doit se déshabiller devant son chef.  Tout ceci prouve qu’il n’y a pas de  respect de la femme dans  ce pays. Voilà pourquoi, Lizadel pense qu’il faut faire un plaidoyer pour qu’on arrive à une loi qui va redonner à la Congolaise sa valeur, son respect…», a déploré cet activiste de défense des droits humains, assurant que  les portes de sa structure sont ouvertes à toute victime.

(Yassa/Cp)

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