Depuis la surchauffe: Les prix des denrées alimentaires restent inchangés sur le marché

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Avec la chute du baril du pétrole et celle des matières premières sur le marché mondial, l’économie nationale de la République démocratique du Congo a connu quelques perturbations sur la fixation du taux de change qui a eu un impact sur les prix des biens et services. Du coup, c’est la spéculation.  

La stabilité du cadre macroéconomique sur le marché économique de la RD Congo est remis en cause, en raison de la flambée des prix sur le marché, aussi bien la forte augmentation du taux de dollars américains ce,  depuis la baisse du baril de pétrole sur le marché mondial aussi bien que la baisse des cours des matières premières. La conséquence est que, l’économie mondiale est instable et la République Démocratique du Congo en est l’une des victimes.

L’équipe de nos reporters dépêchée dans les différents marchés de la capitale a constaté qu’il n’y a pas d’amélioration conséquente relative à l’appel du Gouvernement, celui de sanctionner tout opérateur de la téléphonie cellulaire qui pratiquerait le tarif vertigineux à la vente des cartes prépayées. Pour rappel, le prix passé de 1000 Fc la carte à 1200 Fc chez les revendeurs, soit une hausse de 5% sur la bourse de commun des mortels.

Pendant deux mois durant, des mesures prises par le Gouvernement ont commencé à produire des fruits et le Franc congolais se raffermit petit-à-petit, au grand bonheur des Congolais.  La hausse de prix des produits de  première nécessité est toujours observée, malgré la chute de prix du baril de pétrole. Le litre de l’essence à la pompe reste maintenu, et le tarif de la course reste le même. Cette situation inquiète davantage la population qui ne cesse de se demander quand est-ce que les prix sur le marché seront proportionnels au pouvoir d’achat ? D’autant plus qu’aujourd’hui, sur le marché parallèle, le dollar américain s’échange entre 960 et 970 FC.

Cependant, au marché de Kimbwala dans la commune de Mont- Ngafula, le prix se fixe selon le bon vouloir de chacun en ce qu’il tire bénéfice doublement et/ou triplement, contrairement à la période de la stabilité du taux de change. Depuis que le prix a remonté, les biens et services gardent toujours leur niveau qui ne baisse pas, malgré la chute du baril de pétrole et la chute de pris des matières premières. C’est le cas par exemple des côtelettes de porc qui se vendaient à 1600 FC par kilo  deux mois après et qui sont remontées à  2600 FC sur les différents marchés, et au marché Makabi au quartier Kimbwala toujours, lorsque les côtelettes  se vendaient à 1800 Fc le kilo, certains avaient rehaussé jusqu’à 3000 Fc le kilo.

De ce point de vue, une habitante du quartier nommée Nénette Mambu se plaint de l’instabilité des prix sur le marché, lorsqu’elle vocifère en ces terme: «  Nous nous demandons si cette situation va-t-elle prendre fin ou pas parce que les vendeurs tirent profit doublement, sachant que nous commun des mortels n’avons pas d’autre choix que d’acheter. Pourquoi la solution tarde-t-elle à venir pour la stabilité du taux de change ? Au même moment, les prix des denrées alimentaires prennent de l’ascenseur, un autre cas se fait signaler celui de revendeurs de cartes prépayées qui n’obtempèrent pas aux mesures prises par le Gouvernement, continuent à revendeur à 1200 Fc la carte au lieu de 1000 Fc ».

Ceci dit, les habitants de Kimbwala se préoccupent plus de leur vécu quotidien en ce que les prix des denrées alimentaires soient revus à la baisse comme auparavant. Ainsi, le récipient de maïs qui se fixait à 600 Fc, se vend aujourd’hui à 900 Fc, soit une majoration de 300 Fc, soit 30%. De même, le récipientd’haricots se vendait à 800 Fc, aujourd’hui à 1200 Fc, soit une augmentation de 400 Fc  (35% de marge). Tandis que le tas des poissons salés qui se vendait à 8.500 Fc, aujourd’hui se vend à 10.000 Fc, soit une augmentation de 1500 Fc. Par ailleurs, le tas de cuisse à bouillir qui se vendait à 2400 Fc, aujourd’hui  est fixé  à 2800 Fc, soit 400 Fc d’augmentation. De même pour la cuisse à rôtir qui était fixée à 2000 FC le kilo, elle s’achète aujourd’hui à 2200 Fc, soit une augmentation de 200 Fc.

Compte tenu de cette hausse de prix qui perturbe la bourse des gagnes-petits,  Mme Judith Madede, une épicière et vendeuse d’haricots affirme : «  Jusque-là il n’y a  toujours pas de solution pour ce problème qui a tendance au maintien à la hausse des prix des denrées alimentaires qui, en réalité ne me dérange pas seulement moi, mais aussi mes clients du fait que je n’ai pas le choix parce que je ne peux pas admettre d’encaisser les pertes. Plus il y a augmentation de taux de change, plus il y a augmentation de prix des denrées alimentaires  », s’inquiète-t-elle.

Parallèlement à la hausse des prix sur le marché, les habitants du quartier Kimbwala  ne cessent de se demander sur cette situation qui paralyse presque l’économie nationale, alors que la population n’était plus habituée aux spéculations des prix, il y a 10 ans. Habituée à une stabilité des prix, la population se tourne vers ses autorités susceptibles de revoir les prix à la baisse.

(Djeria Muanza / Stagiaire Upn )

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