Depuis la distribution des kits familiaux à Mbanza-Ngungu

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La mortalité maternelle et infantile de plus en plus en régression

La mortalité maternelle et infantile est de plus en plus en régression dans la zone de santé de Mbanza-Ngungu, située dans la province du Kongo central, à 150 kilomètres de la capitale de la République démocratique du Congo. C’est ce qu’a affirmé le médecin-chef de cette structure, le Docteur Philippe Pululu.

A l’en croire, depuis l’implémentation de l’approche 4 et 5 en novembre 2013, jusqu’à ce jour, la mortalité de la mère, du nouveau-né de l’enfant, a sensiblement baissé à Mbanza- Ngungu, qui était une zone pourvoyeuse de cas de décès maternels et infantiles. Ce, a-t-il affirmé, grâce à la mise en place du Cadre d’accélération des Objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le Développement, défini par le Gouvernement congolais en réponse à la mortalité élevée de la mère et de l’enfant, soutenu par certains partenaires parmi lesquels se trouve le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).

« Pour ce qui est de la mère, la zone est passée de 384 pour cent mille naissances vivantes à 78 pour cent mille naissances vivantes. Une femme ne peut pas mourir en donnant la vie, mais déjà, il y a une régression significative. Alors pour ce qui est de la mortalité infanto-juvénile, la zone est passée de 110 pour mille cent naissances vivantes aux alentours de 40 pour mille naissances vivantes. Ce sont là les statistiques depuis l’implémentation de l’approche 4 et 5 dans cette zone », a fait savoir le médecin chef de cette zone de santé, soulignant que ce Cadre couvre toutes les 12 Airs de santé de ce territoire, soit 59 structures de soins. Cependant, par rapport à l’approche, jusque- là, 26 structures seulement sont couvertes. Le défi est encore énorme pour implémenter cette approche salvatrice dans 40 autres structures.

Kits familiaux, une véritable bouée d’oxygène

C’est une véritable bouée d’oxygène pour les ménages de l’Air de Santé Athénée, dont le seul et unique dispensaire du coin, en location d’ailleurs, n’offre pas une capacité d’accueil de plus de trois femmes, d’expérimenter les kits familiaux, obtenus lors de la Consultation prénatale (Cpn) et distribués à des ménages. L’expérience a payé. Car, dans cet air de santé, les décès maternels et infantiles ne sont plus comptés depuis l’implémentation de l’approche 4 et 5.

Interrogée, alors qu’il se tenait une réunion d’évaluation des relais communautaires, derrière elle, la présidente du Comité de développement de santé (Codesa) de l’aire de santé Athénée, Thérèse Matondo a dit ceci: «  Aucun décès lié à la fièvre n’a été enregistré et les mamans n’accouchent plus dans les ménages. Les enfants ne meurent plus. Dans notre aire de santé, imaginez, nous sommes plus de dix-huit mille habitants ici, nous avons enregistré seulement deux décès d’enfants; l’un par foudre et l’autre par accident. Mais pour la diarrhée et pour la fièvre, en tout cas aucun cas».

Elle précise que la distribution de ces kits concerne les femmes enceintes pour qui, la distribution est périodique, et les nourrissons âgés de 0 à 59 mois. Et ce sont les relais communautaires qui assurent cela. Ils sont d’une importance capitale, souligne-t-elle, car, ce sont eux qui sont en contact avec les ménages.

Les relais communautaires apportent des informations de ménages à la Cellule d’animation communautaire (Ceac), qui les transmet au Codesa. Celui-ci va amener le problème au centre de santé, qui va l’exposer au bureau central pour une solution. C’est un véritable pont jeté entre ce bureau et les ménages de temps en temps renseignées lors des causeries éducatives.

Dans le kit accouchement pour les femmes enceintes, on y trouve la seringue, le poire, les gants, les pinces, le fer. Bref, tout le nécessaire pour faciliter l’accouchement. Dans le Kit Pcime, il y a aussi des sachets de sérum oral, de zink, un sachet de paracétamol…

« En tout cas, ces kits nous aident beaucoup, parce que là-dedans, il y a tout le nécessaire pour accoucher et pour l’enfant, et c’est seulement 7500 Fc qu’on paie à la maternité. Il n’y a plus de raison que les mamans accouchent à la maison. Ce qui était à la base de plusieurs décès des nourrissons et des mamans », a renseigné Mathilde Matondo, portant son bébé de 3 kilos 100, âgé de deux semaines et trois jours seulement. C’était après le passage de Faustin Ndongala, relais communautaire, dans sa résidence située au 17 de l’avenue Abundi dans le quartier Loma Athenée.

Avec le Kit, la ménagère ne paie que 1500 Fc à chaque rendez-vous médical pour le kilo, 7500 pour l’accouchement et 1000 Fc lorsqu’elle doit amener son nourrisson à l’hôpital.

«  Maintenant que je viens d’accoucher, j’observe bien mon enfant, s’il fait la diarrhée, je lui donne le sérum et en cas de fièvre, il y a le paracétamol. Tous ces produits se trouvent dans le kit Pcime. Et si la fièvre persiste, je l’amène à hôpital, et pour ça je ne paierai que 1000 Fc pour tous les examens », précise Mathilde Matondo, visiblement émue d’avoir payé moins contrairement à ses quatre premières maternités.

Le médecin-chef de zone de l’Air de Santé de Mbanza-Ngungu, Philippe Pululu, a expliqué ici que l’approche cible essentiellement les quatre pathologies tueuses chez l’enfant. On cite le paludisme, la diarrhée, la pneumonie et la malnutrition.

En effet, l’objectif visé par rapport au paracétamol, dit-il, c’est de baisser la fièvre lorsque l’enfant en développe. En cas de persistance de la fièvre, la maman amène l’enfant à la structure de santé. « L’objectif du paracétamol n’est pas de traiter l’enfant à la maison. C’est juste de baisse la fièvre et en cas de persistance, on amène rapidement l’enfant au centre de santé. Et donc, le fait de multiplier les plaquettes risquerait d’encourager les mamans à chercher les enfants à la maison », a souligné le Dr. Pululu, avant de plaider pour l’octroi des motivations en terme de primes mais aussi de salaires pour le personnel soignant dans le cadre de ce programme, qui est à capitaliser. Car, 80% des infirmiers qui y travaillent, a affirmé ce médecin, ne sont pas mécanisés. D’où, ils n’ont pas de salaire, et sur les 20% de ceux qui le sont, une bonne proportion d’entre eux ne reçoivent pas leur salaire.

(Yassa, de retour de Mbanza-Ngungu)

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