Depuis hier, l’OCC en grève: Les agents réclament 4 mois d’arriérés des salaires

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Les Congolais ont oublié cette pratique depuis la bancarisation des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat. La police et l’armée nationale y comprises. Cette façon de réclamer son droit, du reste légal, se fait sentir au sein de l’Office congolais de contrôle, OCC en sigle. Ces agents qui réclament quatre (4) mois de leurs arriérés des salaires ont, par essence avant d’épuiser la voie légale, passé par leurs Assemblées générales. Ces dernières qui datent de ce week-end n’ont rien produit d’effets escomptés. Depuis hier lundi, les agents et cadres de l’Office congolais de contrôle ont amorcé le mouvement de grève car, estiment-ils, leur patience est arrivée au bout, du fait qu’ils totalisent quatre (4) mois pour les agents de Kinshasa et cinq (5) pour ceux de l’intérieur du pays qui attendent leurs salaires. C’est du moins ce qu’a déclaré le Secrétaire général, Louis Minga, en ces termes : «A l’OCC, nous venons de quitter l’Assemblée générale depuis samedi ; à l’OCC, nous accusons quatre (4) mois d’impaiement de salaires, pourtant nos recettes démontrent que nous ne pouvons pas connaitre cette situation. Raison pour laquelle vous voyez tous ces agents de l’OCC réclamer leurs salaires. Nous venons ici tous les jours, pour réclamer notre droit », précise-t-il.

Cependant, tout porte à croire que le mouvement de grève à l’Office congolais de contrôle, OCC risque de se diriger vers une grève sèche. Ce qui n’est pas souhaitable du tout. Visiblement, les recettes de l’OCC sont à même de payer les salaires des agents. Ironie du sort, ceux-ci assistent impuissants à l’affectation de leur production à d’autres fins. Pourtant en cette période scolaire, les agents ont besoin de leurs rémunérations, car ils doivent s’assumer en tant que parents. C’est ici le lieu d’inviter le chef du gouvernement qui semble tout bloquer du fait que ses jours sont comptés, à ne pas laisser pourrir la situation avec des tensions populaires provoquées par des acteurs politiques qui risquent d’en profiter.

Ces cris d’alarme  des agents de l’OCC se traduisent en ces termes : « la production, c’est trop dire. Nos recettes, les 7 premiers mois, nous avons relativement en moyenne 17 millions de dollars par mois, pourtant notre masse salariale avoisine 7 millions de dollars par mois », a révélé le Secrétaire général.

Cependant, au sein de l’OCC tous ne sont pas unanime de faire la grève, déplore le camp de Louis Minga, Secrétaire général. Il accuse l’autre camp d’être soudoyé par l’employeur. De ce fait, il se permet de contraindre les revendications des travailleurs. « Ceux qui sont appelés à défendre les intérêts de l’entreprise et des travailleurs se permettent de contraindre l’action pendant qu’ils sont conscients que les travailleurs accusent 4 mois de non-paiement de salaires », accuse-t-il ses collègues qui se mettent en embuscade de l’action salutaire de tout le monde. D’affirmer que ce mouvement de grève ira jusqu’au moment où l’employeur prendra conscience de l’état de non-paiement de ses employés, puisque se trouvant dans l’échéance de fin d’année. « La fin de l’année risque de se compliquer davantage puisque nous avons perdu beaucoup de gens à cause du non-paiement de nos salaires. Les gens savent qu’ils travaillent ; ils encaissent de l’argent mais en contrepartie, ils ne sont pas soignés, ni les enfants ne vont à l’école et certains ont divorcé dans leurs foyers au point que le mari vit chez ses amis et la femme dans sa famille. Il y a des troubles dans nos familles. Nous  allons continuer à réclamer nos salaires jusqu’à ce que nous ayons la solution. Si cela n’est pas fait, nous prions nos autorités qui nous suivent maintenant de prendre des dispositions qui s’imposent », a-t-il lancé.

Il faut dire que cette grève a épuisé toutes les dispositions légales en commençant la notifier l’employeur a refusé de recevoir les employés en grève qui, eux, ont demandé l’arbitrage du ministère du travail par l’Inspection générale du Travail. Cette dernière a confronté l’employeur et ses employés. A l’occasion,  mais le premier n’a pu justifier raisonnablement pourquoi les agents et cadres de l’OCC ne sont pas payés. Et donc, il est accusé, chiffres à l’appui, d’incompétence. Même face aux menaces, les grévistes qui se disent déjà morts du fait qu’ils ne soient pas payés, n’ont pas peur de la putréfaction. Etant  menacés et intimidés par l’employeur. « Les agents ont signé, ils sont morts. Chaque jour, nous comptabilisons des morts.  Nos  valves affichent des agents qui meurent. Nous n’avons pas peur et ne souhaitons pas que cette situation soit transformée en une chasse à l’homme. Nous réclamons seulement nos arriérés des salaires de 4 mois», déclarent les grévistes qui accusent notamment la garde commise à l’entreprise et le Syndicat choisi pour défendre leur cause, d’agression sur les agents de toutes les entités invités à la Direction Générale de l’OCC pour réclamer leurs salaires.     

(Pius Romain Rolland )

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